Jour : 3 mars 2020

  • Du #JamaisSansElles au #ToujoursAvecElles

    Du #JamaisSansElles au #ToujoursAvecElles

    Si les femmes constituent la moitié de l’humanité, pourquoi se priver d’une telle part pour trouver des solutions aux défis d’aujourd’hui et de demain? Notre cerveau a deux hémisphères, notre pensée et notre réflexion aussi doivent être duales et complémentaires.

    Si le futur s’écrit à partit du présent et à la lumière du passé, nous avons oublié tout ce que la Tech doit aux femmes, d’Ada Lovelace aux sources du code à Margaret Hamilton qui a développé le logiciel pour Apollo XI et nous envoyer dans la Lune, en passant par Elizebeth Smith Friedman qui perça les mystères d’Enigma ou encore Hedy Lamarr et son principe de transmission. Aujourd’hui s’il y a 33% de femmes dans les entreprises Tech (vs 53% dans le monde du travail au global), 75% d’entre elles exercent des fonctions support (RH, marketing, communication…) contre 15% seulement dans des fonctions techniques (développement production…). Et seulement 9% des startups sont dirigées par des femmes.

    Les stéréotypes persistent, dès le plus jeune âge : les femmes ne se sentiraient pas à l’aise avec la technique et s’orienteront vers du low tech (fashiontech, foodtech, edtech) alors que la maîtrise technologiques est essentielle, notamment pour les startups (analyse de la data, de la performance, code…). Pour dépasser cet état de fait, il faut mettre en avant des Rôles Modèles, il faut montrer. Montrer les femmes de la Tech : #FFWomenInTech, FeminaTechAwards, médiatisation, TEDx et autres conférences…Sensibiliser les filles/femmes par des ateliers : IT4Girls, à l’université, dans les grandes écoles, les entreprises… Développer les réseaux au féminin et mixtes pour casser le plafond de verre, #jamaissanselles, @digitalladies …

    Au-delà, il faut rappeler que des femmes travaillent ou ont exercé dans les plus importantes sociétés tech du monde et au plus haut niveau : Sheryl Sandber, Chef des opérations chez Facebook, Marissa Mayer, PDG de Yahoo, Susan Wojciki, PDG de YouTube , Ginni Rometty, PDG d’IBM ou Meg Whitman, PDG de HP. Et pour flatter notre côté chauvin, Fidji Simo, la Sétoise Directrice de Facebook. Il apparaît aussi nécessaire d’accroître le nombre et la visibilité des femmes dans la Tech, dès le plus jeune âge, par exemple avec le travail réalisé au quotidien par Dipty Chander et son association E-mma, une association créée en 2013 qui promeut la mixité dans la tech, ou encore la dernière édition de la #GirlsTechDay à Marseille réunissant près de 200 jeunes filles de 10 à 16 ans, pour s’amuser et découvrir des métiers du futur.

    Il faut, à l’école, démystifier la technologie et casser l’assignation à résidence de genre : les garçons aux jeux vidéos et les filles vers l’humain et le care …

    En résumé, il faut passer du #jamais sans elles au #toujoursavecelles.

    Mickael Guerin pour le #FlashTweet5ans
    Rédacteur en Chef du Mag des Territoires Numériques 
    Consultant Expérience Client en PACA pour le Réseau du Groupe La Poste
    Membre des collectifs #i4Emploi et #612Rencontres sur Twitter, Allié des #Digitalladies, je lance le Mag des Territoires Numériques pour accompagner la révolution numérique des Collectivités territoriales.

  • Quand notre attention est clé pour un usage juste de la Tech

    Quand notre attention est clé pour un usage juste de la Tech


    Il y a 10 ans, « Tech » rimait avec « Good ». Je me présentais moi-même comme une « Digital Evangelist » enthousiaste de l’ouverture des possibles qui semblaient infinis. 

    Finis les temps de trajet pour aller chercher un livre à la bibliothèque ou l’achat couteux d’encyclopédies vite périmées. Vive Wikipedia ou Twitter pour apprendre et s’inspirer.

    Aujourd’hui, nous en comprenons les dangers : utilisation détournée de nos données, fracture numérique, pollution avec des émissions de CO2, biais des algorithmes du fait d’un manque de diversité des équipes …

    L’un des dangers les plus inquiétants est notre attention devenue inférieure à celle d’un poisson rouge (8 secondes). Toutes les générations sont touchées, y compris les enfants dès leur plus jeune âge. 

    Sans capacité d’attention, nous ne maîtrisons plus les technologies ; ce sont elles qui nous maîtrisent.

    Les notifications, l’immédiateté avec le Like pour récompense, nous bloquent dans un temps présent sans recul pour réfléchir au temps futur. Le temps long est aussi nécessaire pour apprendre et transformer nos connaissances en actions. Ce sont les neuroscientifiques qui nous le disent (je vous invite à découvrir Pierre- Marie Lledo et Albert Moukheiber).

    Comment faire ? Je suis moi-même très dépendante de mon smartphone. Voici quelques actions que j’ai mises en place pour retrouver mon attention :

    • supprimer les notifications ;
    • privilégier les moments d’échanges de la vie réelle avec de vraies personnes en oubliant le smartphone ;
    • diminuer mon temps de veille sur Internet en m’appuyant sur les explorateurs comme FlashTweet ;
    • fixer des plages de temps limitées sur les Réseaux Sociaux et publier moins ;
    • me détacher des chiffres (nombre de pas dans la journée, nombre de Likes…) ;
    • retrouver le plaisir des livres et des magazines papier qui analysent les sujets en profondeur et que je lis en plusieurs fois ;
    • me poser la question du pourquoi des outils ? Qu’est-ce qu’ils apportent vraiment ? Est-ce que j’ai besoin d’être « assistée » tout le temps ?

    C’est finalement la sobriété qui permet de développer un temps long, un temps utile pour interroger nos usages et nos attentes des technologies au regard des enjeux de la planète et de la société.

    En retrouvant la maîtrise de nos usages, nous retrouvons le sens, si important pour les jeunes dans le choix de leur métier. Notamment les jeunes filles, grandes absentes des métiers du numérique : elles sont seulement 37% à penser que ces métiers peuvent contribuer à un monde meilleur.

    Attention – conscience – sens – inclusion – futur : tout est lié.

    Au plaisir de découvrir dans la communauté FlashTweet les bonnes pratiques que vous avez expérimentées.

    Sandrine Delage pour le #FlashTweet5ans
    Responsable du « People’sLab4Good », le programme d’intrapreneuriat de projets à impact positif de BNP Paribas.
    Intrapreneure du projet d’acculturation numérique « EnjoyDigitAll » et co-fondatrice des ateliers intergénérationnels « Women & Girls in Tech ». Blogueuse de « Mère et Fille 2.0 » depuis 2013 pour comprendre le numérique au travers de deux regards croisés.

  • Comment rendre la technologie plus respectueuse de l’environnement ?

    Comment rendre la technologie plus respectueuse de l’environnement ?

    La technologie est un des plus gros contributeurs à la dégradation de l’environnement. Pensez-donc, ses émissions de CO2 ont dépassé celles de l’industrie aéronautique. Des actes anodins comme partager une vidéo virale peuvent sembler sans conséquence, mais répétés des millions de fois c’est loin d’être le cas.

    Les impacts sont nombreux et pas seulement ceux qui sont liés à la consommation d’électricité. Mais qui est à blâmer ? Le consommateur de la drogue (on parle d’addiction à la technologie) ou son revendeur ? Alors qu’il est facile de faire reposer la faute sur les épaules des fournisseurs de technologie (hard, soft, serveurs, cloud …) les principaux coupables, si le mot est approprié, sont sans doute ceux qui les consomment.

    Adepte du vélo sur une base journalière, il n’est de jour sans smombies (Smartphone Zombies) sur mon passage. En dehors du danger qu’ils font courir aux autres et à eux-mêmes, ils sont le point de départ d’une réflexion qui me semble salutaire, pour nous, nos sociétés et la planète tout entière : jusqu’où pouvons-nous aller en nous enfermant dans un trop-plein de technologie ?

    Ma proposition pour une technologie plus responsable de l’environnement serait de remonter à la source de son utilisation, c’est à dire nous-mêmes.

    Par exemple, avoir un usage plus raisonné et raisonnable des médias sociaux, des partages et notamment des vidéos. A l’instar de mon ami Bruno Fridlansky qui a arrêté d’en faire du fait de l’immense empreinte environnementale de la vidéo.

    Mais quand on regarde le schéma de Lean ICT partagé par Deutsche Welle, on se rend compte que les efforts sont à fournir dans tous les domaines.

    Supprimer juste les vidéos virales de son smartphone ne suffira pas, surtout dans un contexte d’accroissement de la population et de l’équipement en téléphone des pays en voie de développement.

    L’effort doit toucher tous les utilisateurs, professionnels et personnels et tous les comportements : moins stocker de fichiers dans le cloud, moins recharger ses appareils, voire supprimer les appareils inutiles, acheter des ordinateurs et des téléphones – et les revendre – d’occasion, supprimer les fichiers inutiles, ne recourir au cloud que pour les tâches véritablement utiles et limiter les synchronisations. Limiter les objets connectés et utiliser le soleil et son sens de l’orientation pour se repérer et non le GPS. Ne pas taper les adresses des sites web connus dans Google, ne pas surfer sur Internet pour tuer le temps, ne pas « cruncher » des milliards de données là où des centaines suffiraient si on passe un peu de temps à réfléchir, et surtout limiter l’usage désastreux de l’email qui empile les messages inutiles, coûteux et stressants, etc.

    La liste est infinie. Mais on ne peut attendre qu’une nouvelle technologie, encore plus gourmande en ressources, permette de stocker encore plus de données pour nous éviter de nous poser la question de leur réelle utilité.

    Malheureusement, j’ai toujours mon Apple Watch que j’utilise en permanence, trop d’ordinateurs que je tarde à revendre, je fais trop de médias sociaux et je ne respecte quasiment aucun des conseils que j’ai prodigués ci-dessus.

    La seule chose certaine cependant, c’est qu’il va falloir s’y mettre et que comme pour le tabac, l’avenir passera par une plus grande abstinence. J’ai arrêté de fumer il y a près de 30 ans et ce fut, rétrospectivement, la meilleure décision de toute ma vie.

    Qu’en sera-t-il pour la technologie, surtout quand mon métier en dépend ? La question est ouverte.

    Yann Gourvennec pour le #FlashTweet5ans
    CEO et fondateur de Visionary Marketing
    Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est conférencier et auteur de 4 livres. En 2014, il est passé d’intrapreneur à entrepreneur en créant son agence de marketing numérique.