Comment rendre la technologie plus respectueuse de l’environnement ?

La technologie est un des plus gros contributeurs à la dégradation de l’environnement. Pensez-donc, ses émissions de CO2 ont dépassé celles de l’industrie aéronautique. Des actes anodins comme partager une vidéo virale peuvent sembler sans conséquence, mais répétés des millions de fois c’est loin d’être le cas.

Les impacts sont nombreux et pas seulement ceux qui sont liés à la consommation d’électricité. Mais qui est à blâmer ? Le consommateur de la drogue (on parle d’addiction à la technologie) ou son revendeur ? Alors qu’il est facile de faire reposer la faute sur les épaules des fournisseurs de technologie (hard, soft, serveurs, cloud …) les principaux coupables, si le mot est approprié, sont sans doute ceux qui les consomment.

Adepte du vélo sur une base journalière, il n’est de jour sans smombies (Smartphone Zombies) sur mon passage. En dehors du danger qu’ils font courir aux autres et à eux-mêmes, ils sont le point de départ d’une réflexion qui me semble salutaire, pour nous, nos sociétés et la planète tout entière : jusqu’où pouvons-nous aller en nous enfermant dans un trop-plein de technologie ?

Ma proposition pour une technologie plus responsable de l’environnement serait de remonter à la source de son utilisation, c’est à dire nous-mêmes.

Par exemple, avoir un usage plus raisonné et raisonnable des médias sociaux, des partages et notamment des vidéos. A l’instar de mon ami Bruno Fridlansky qui a arrêté d’en faire du fait de l’immense empreinte environnementale de la vidéo.

Mais quand on regarde le schéma de Lean ICT partagé par Deutsche Welle, on se rend compte que les efforts sont à fournir dans tous les domaines.

Supprimer juste les vidéos virales de son smartphone ne suffira pas, surtout dans un contexte d’accroissement de la population et de l’équipement en téléphone des pays en voie de développement.

L’effort doit toucher tous les utilisateurs, professionnels et personnels et tous les comportements : moins stocker de fichiers dans le cloud, moins recharger ses appareils, voire supprimer les appareils inutiles, acheter des ordinateurs et des téléphones – et les revendre – d’occasion, supprimer les fichiers inutiles, ne recourir au cloud que pour les tâches véritablement utiles et limiter les synchronisations. Limiter les objets connectés et utiliser le soleil et son sens de l’orientation pour se repérer et non le GPS. Ne pas taper les adresses des sites web connus dans Google, ne pas surfer sur Internet pour tuer le temps, ne pas « cruncher » des milliards de données là où des centaines suffiraient si on passe un peu de temps à réfléchir, et surtout limiter l’usage désastreux de l’email qui empile les messages inutiles, coûteux et stressants, etc.

La liste est infinie. Mais on ne peut attendre qu’une nouvelle technologie, encore plus gourmande en ressources, permette de stocker encore plus de données pour nous éviter de nous poser la question de leur réelle utilité.

Malheureusement, j’ai toujours mon Apple Watch que j’utilise en permanence, trop d’ordinateurs que je tarde à revendre, je fais trop de médias sociaux et je ne respecte quasiment aucun des conseils que j’ai prodigués ci-dessus.

La seule chose certaine cependant, c’est qu’il va falloir s’y mettre et que comme pour le tabac, l’avenir passera par une plus grande abstinence. J’ai arrêté de fumer il y a près de 30 ans et ce fut, rétrospectivement, la meilleure décision de toute ma vie.

Qu’en sera-t-il pour la technologie, surtout quand mon métier en dépend ? La question est ouverte.

Yann Gourvennec pour le #FlashTweet5ans
CEO et fondateur de Visionary Marketing
Yann Gourvennec a créé le site visionarymarketing.com en 1996. Il est conférencier et auteur de 4 livres. En 2014, il est passé d’intrapreneur à entrepreneur en créant son agence de marketing numérique.

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