Auteur/autrice : Emmanuelle Leneuf

  • L’avènement du Blended Learning

    L’avènement du Blended Learning

    Si la formation digitale n’est pas nouvelle, elle n’a jamais été autant plébiscitée que depuis le Covid, qui a engendré un profond changement des habitudes de consommation et de travail. Mais le vrai virage a eu lieu avec la crise des Gilets Jaunes qui a paralysé le pays, donnant naissance aux classes virtuelles et hybrides. Et c’est ce qui a ouvert la voie au Blended Learning.

    Car cette première période a été un véritable test : adapter son contenu et sa façon de présenter pour garder les élèves alertes et intéressés. C’est là que le digital devient intéressant. On peut ajouter dans les cours, comme ce que j’ai fait, de la gamification, des quiz sur Google Form, des sondages sur Kahoot, des exercices sur Klaxoon. En rajoutant des modules digitaux ou vidéos complémentaires sur des plateformes comme Linkedin Learning, on peut aussi construire de véritables parcours blended et des classes inversées.

    La crise du Covid est arrivée et avec elle, la fin des cours en salle et mon garage qui se transforme en salle de classe virtuelle ! Hormis les soucis de connexion sur Zoom, sur-sollicité à l’époque, la transition s’est plutôt faite en douceur.

    Blended Learning pour approfondir

    Cette époque du « tout le monde chez soi » a permis de redéfinir les modalités de formation : il fallait mélanger habilement le synchrone en direct avec Prof/Formateur avec les contenus digitaux asynchrone, qui peuvent être consultés avant, pendant et après la formation. Bref, à la demande ! Aujourd’hui on constate que quasiment tous nos stagiaires veulent du Blended Learning pour pouvoir approfondir ou réviser ce qu’ils ont vu avec un formateur.

    L’intérêt pédagogique est immense puisqu’on peut la plupart du temps le faire à son rythme. De très nombreux acteurs de la formation se spécialisent dans la création de « modules e-learning » comme CrossKnowledge, l’un des pionniers du secteurs. On trouve ou on produit des modules elearning complémentaires à du blended learning.

    Des activités intelligentes boostées à l’IA

    Mais ce sont surtout tous les pure players du Digital Learning qui explosent depuis quelques années, comme OpenClassRoom que j’ai déjà cité, LiveMentor et ses très bonnes formations en digital. On peut se former à tout : de l’onglerie au CAP petite enfance chez l’École Française, aux formations 100% e-learning en Finance et opérations bancaires avec certification par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Une grande partie de ces formations digitales et blended sont certifiantes et finançables avec le fameux CPF ou les OPCO.

    Mais au-delà des simples contenus texte, quiz ou vidéo, on assiste à la naissance d’activités « intelligentes » dont de plus en plus sont « boostée à l’IA ». On en reparlera dans une prochaine FlashChronique, mais ces exercices pratiques d’un nouveau genre mettent plus à contribution et permettent une bien meilleure rétention de l’information (on parle dans notre langage d’ancrage mémoriel). Et on reparlera également ultérieurement de la pyramide de la rétention.

    L’autre impact du digital sur le secteur de la formation, accéléré par le Covid, a été la simplification « du back office », c’est à dire de toutes les tâches administratives très lourdes des organismes de formation. Du jour au lendemain, des plateformes tout en un, comme Digiforma ou Dendreo qui existent pourtant depuis une dizaine d’années, ont commencé à équiper tous les organismes de formation.

    Ces quasi ERP permettent de digitaliser toute la relation commerciale dont la facturation, la gestion des formateurs, la création des modules de formation et des sessions, les feuilles de présences, les questionnaires de positionnement, examens ou encore évaluations à chaud et à froid, nécessaires pour la facturation et le suivi Qualiopi. Une vraie révolution qui tardait à arriver dans ce secteur particulièrement règlementé !

    Micro-Learning et fin des formations de 5 jours

    Si ces outils permettent de créer des classes présentielles, virtuelles, hybrides ou blended, il y a encore de très nombreux débats sur le sujet. Je vois des clients et des formateurs changer d’avis tous les jours sur la formule idéale à adopter.

    A la sortie de la crise sanitaire fin 2021, tout le monde voulait continuer les classes virtuelles. Puis à partir de début 2022, les clients ont redemandé de la formation en salle…sauf que le curseur n’arrête pas de bouger entre 100% virtuel et 50/50% présentiel/virtuel.

    D’après un sondage conduit récemment chez Demos, on serait à 30% virtuel et 70% en présentiel. Mais les contextes économiques et politiques comme la crise énergétique, le coût de l’essence et les grèves à répétition plaide pour la formation en ligne.

    Aujourd’hui tout le monde essaye d’évaluer où placer le curseur et les années à venir vont permettre de voir si le digital, l’hybridation, le télétravail ou encore le flex-office auront eu raison de la formation en salle.

    En revanche ce qui semble véritablement changer depuis les années Covid, c’est la fin des formations de 2 à 5 jours d’affilée. Les formats plus étalés sont plébiscités. Grâce au télétravail et aux modules d’e-learning, chacun peut désormais apprendre à son rythme, y compris grâce à des « micro-learning » de quelques minutes disponibles sur mobile.

    C’est dans ce contexte d’incertitude par rapport à l’avenir du présentiel que de nombreux acteurs se sont lancés dans les Metaverses. Ils permettent de former des salariés aux quatre coins du globe dans un univers virtuel … certes ! A moins que les technologies immersives comme la réalité virtuelle ne soient une bien meilleure réponse aux enjeux de formation ?

    Rendez-vous le 17 février pour le prochain épisode de la FlashChronique du FlashTweet pour le découvrir.

    Je vous propose une série en 5 épisodes sur la transformation de la formation :

    1️⃣ L’invasion du E-Learning (vendredi 10 février)

    2️⃣ L’arrivée des technologies immersives et des Metaverses (vendredi 17 février).

    3️⃣ La voix ouverte par les intelligences Artificielles en matière de personnalisation et de création de contenus pour la formation (vendredi 24 février).

    4️⃣L’impact des technologies sur l’acquisition de compétences (vendredi 3 mars).

    5️⃣ Le rôle des RH et des formateurs dans ces changements (vendredi 9 mars)

    Si vous voulez découvrir l’introduction de cette mini-série, c’est par ici.

  • Flash sur 2023-Le règne des avatars

    Flash sur 2023-Le règne des avatars

    Le métaverse a beaucoup déçu mais il a permis de mettre sur le devant de la scène les avatars, et ils sont là pour durer. Les applications comme Lensa AI cartonnent, les outils professionnels comme Teams misent dessus pour représenter les collaborateurs différemment, et les start-up voulant créer des avatars 3D hyper réalistes se multiplient. On fait le pari qu’en 2023, on aura tous notre bel avatar !

    Chaque jour, le FlashTweet décortique l’actualité tech pour vous livrer les informations les plus importantes et structurantes de la transformation numérique et du changement. Fort des centaines de données compulsées chaque jour, il vous livre ici ses tendances pour l’année 2023. Bonne lecture ! ⬇️

    Le métaverse ne résistera peut-être pas à 2023 mais une sous-tendance est bien partie pour se développer :  celle des avatars ! Dernier exemple : WhatsApp a intégré des avatars en 3D, afin de poser les bases de notre existence numérique.

    Mais c’est surtout la folie autour de l’application LensaAI qui a prouvé, fin 2022, que le public était en demande d’avatars. L’application a été téléchargée près de 22 millions de fois durant le mois de novembre. Elle permet de créer un avatar de soi version comics ou manga, ou simplement esthétisée, grâce à l’intelligence artificielle.

    Cap sur les autoportraits boostés à l’IA

    L’appli demande au moins 10 photos de l’utilisateur pour générer une version photo-réaliste. Autant dire que les avatars Lensa ont essaimé Instagram, pour le meilleur et pour le pire. Alors que les filtres gommant les imperfections de la peau ont généré des troubles du comportement chez certains adolescents, quid de cette nouvelle génération d’autoportraits améliorés ?

    Au rayon du business avatar, Sony a récemment lancé Mocopi, une série de capteurs pour représenter vos mouvements dans les environnements virtuels. Au-delà du visage, voici une captation totale grâce à 6 bracelets assez ludiques. Pour l’instant, cela se limite à une application de niche comme dans le réseau social virtuel VRChat, mais c’est un premier pas qui devrait faire des émules.

    Parallèlement, une myriade de start-up se sont créées pour proposer des avatars ultra réalistes. Et c’est LA vraie tendance attendue en 2023. Parmi elles, retenons Ready Player Me, Soul Machines ou Humans OS. De son côté, Meta a dévoilé une technologie capable de capter un visage. Mieux, elle peut le représenter en 3D à la volée, et en haute définition, dans un environnement virtuel.

    Des avatars en entreprise

    Autrement dit, il n’y a qu’un pas pour que nous ayons tous notre avatar 3D hyper réaliste, personnalisable. Que ce soit pour des environnements de jeux vidéo en ligne, ou des réunions professionnelles en visioconférence dans Teams. Il y a un an, Microsoft avait lancé Mesh for Teams et c’était un premier pas vers les avatars professionnels.

    Pendant ce temps, Meta essaie d’imposer son environnement professionnel Workrooms où l’on est incarné par des avatars. La perspective est de permettre aux collaborateurs, de se téléporter grâce à leur représentation physique dans un metaverse d’entreprise. On n’y sera peut-être pas en 2023, mais des briques seront posées.

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ Les quelques start-up qui tireront leur épingle du jeu pour devenir des killer app : ce seront elles qui nous transformeront en avatars pour le métavers ou pour autre chose… 

    2️⃣ La protection des données personnelles alors que les IA qui génèrent ces avatars sont gourmandes en photos et même, avec Sony, en données gestuelles. 

    3️⃣ L’arrivée de ces avatars au-delà des jeux vidéo et des réseaux sociaux dans les entreprises 

    Le règne des avatars
    Le règne des avatars

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  • Flash sur 2023-L’ère de l’IA créative

    Flash sur 2023-L’ère de l’IA créative

    Les professionnels de la création eux-mêmes le disent : l’IA est enfin crédible pour créer des photos, des textes et même des vidéos. Ces percées ont eu lieu en 2022 et principalement à l’initiative de OpenAI. En 2023, les entreprises commenceront à les intégrer de façon concrète alors que la frontière entre l’homme et la machine se brouille. Cela avait failli tourner à l’Arlésienne mais on y est ! Et il faut avoir en tête que ces algos ne vont pas cesser de progresser. 2023 risque de déménager sur ce terrain avec d’énormes opportunités pour les entreprises, petites ou grandes.

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    Il faut avoir discuté avec ChatGPT et s’être amusé avec DALL-E 2 et ses créations visuelles folles pour s’en rendre compte : oui, l’IA a passé un cap en 2022. Et les capacités de ces IA, créées par OpenAI, la société cofondée par Elon Musk, étonnent.

    Déjà 1 million d’utilisateurs de ChatGPT

    La sortie de ChatGPT, et ses perspectives en terme de business, a fait l’effet d’un coup de tonnerre. En décembre, le prototype a déjà atteint un million d’utilisateurs. La valorisation d’Open AI pourrait atteindre 29 milliards de dollars si elle fait entrer les fonds qui tapent à la porte. Soit le double de ce qu’elle valait il y a à peine un an.

    Microsoft serait prêt à injecter 10 milliards de dollars pour injecter ChatGPT un peu partout et surtout dans sa suite office 365. Et même dans Bing ! De quoi faire trembler Google tellement l’outil est puissant et répond à n’importe quelle question en 2 secondes.

    ChatGPT est capable de répondre à tout et n’importe quoi, d’écrire des articles et des poèmes, avec une qualité de français (et oui, pour une fois tout ne se passe pas qu’en anglais) déconcertante. La construction des phrases et l’agencement des concepts sont déroutants. Ce Chatbot version XXL donne le sentiment que tout est possible.

    Quelles suites après ChatGPT ?

    Sur le fond il reste des fautes factuelles, et des approximations. Et la profondeur est parfois décevante. Mais c’est une première étape, ô combien fascinante. Elle va bouleverser de nombreux secteurs, à commencer par le marketing et la création de contenu.

    Pour autant, et même si l’outil est bluffant quand il génère des textes et des scripts, ne vous avisez pas de faire des copier-collers. Google repère tout de suite ces contenus fake et le SEO de votre site risque d’en pâtir !

    Et puis machine learning oblige, le progrès est exponentiel. Si la création est le propre de l’Homme et de son libre arbitre, rappelons que ces IA ne font que nous singer pour l’instant, en s’appuyant sur notre production. Mais pendant combien de temps ?

    Des IA créatives en entreprise

    En 2023, des applications concrètes devraient reposer sur ces intelligences artificielles génératives. Malgré la controverse, Adobe a ainsi décidé d’intégrer DALL-E à sa banque d’image iStock. Ces IA sont capable d’écrire du code informatique.

    Elles pourront décupler les facultés des entreprises, accélérer l’innovation et rattraper certains retards de développement. Il faudra en revanche veiller aux effets de bord, et à l’usage manipulatoires de ces algorithmes. Ils pourraient être mis au service de la manipulation (fake news) et du cyberharcèlement.

    Autre point d’attention : les biais de ce robot conversationnel nourri de données textuelles et supervisé par l’homme. Car OpenAi a formé son modèle à l’aide du « Reinforcement Learning from Human Feedback » (RLHF). En d’autres termes, c’est une intervention humaine qui l’a rendu plus précis et conversationnel ! Résultat : les biais ont été réduits mais pas totalement supprimés.

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ La capacité des IA génératives à devenir fiables et à s’imposer comme des outils professionnels incontournables, permettant des gains de productivité. 

    2️⃣ L’émergence d’un débat sur le remplacement de métiers créatifs par ces IA d’un nouveau genre ! 

    3️⃣ L’attention portée par les réseaux sociaux à modérer les textes et images potentiellement manipulateurs générés par ces IA, accentuant le phénomène déjà omniprésent des fake news. 

    Flash sur 2023 - L’ère de l’IA créative
    Flash sur 2023 – L’ère de l’IA créative

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  • Flash sur 2023-Cybersécurité, l’heure d’investir

    Flash sur 2023-Cybersécurité, l’heure d’investir

    A quoi ça sert d’innover autant si c’est pour se faire hacker ? Les études le disent, jamais le web n’a été aussi peu sûr. Les attaques se multiplient sur fond de tensions géopolitiques et de volontés de certains pays de déstabiliser les démocraties. Vols de données massifs, phishing et fake news dopés à l’IA constitueront les principaux défis des entreprises en 2023. Cette année, il faudra investir dans la cybersécurité !

    Chaque jour, le FlashTweet décortique l’actualité tech pour vous livrer les informations les plus importantes et structurantes de la transformation numérique et du changement. Fort des centaines de données compulsées chaque jour, il vous livre ici ses tendances pour l’année 2023. Bonne lecture ! ⬇️

    Hôpitaux, administrations et même plateformes d’échange de cryptomonnaies : en 2022, les attaques se sont multipliées et ont touché tous types d’acteurs, rappelant à quel point nos infrastructures sont dans la ligne de mire des hackers. Dernière exemple en date en France, la région Normandie a dû couper tous ses services numériques suite à une cyberattaque. Juste après la Guadeloupe ou la Seine-et-Marne

    En 2023, Avast s’attend à ce que les comptes des réseaux sociaux soient davantage piratés, en plus d’une sophistication des attaques. Cette année, les groupes Zloader, Racoon Stealer et Ursnif (des hackers très puissants) ont uni leurs forces…. Sans oublier les ingérences russes qui se multiplient pour déstabiliser la démocratie. Pour l’Advanced Research Center du spécialiste Trellix, les cyberattaques vont aller crescendo en 2023 notamment en raison des tensions géopolitiques elles-mêmes accrues.

    Miser sur la cybersécurité, une priorité absolue

    Son constat est que les entreprises et les organisations se concentrent principalement sur les menaces en cours. Le spécialiste de la cybersécurité leur recommande donc de regarder au-delà. Il conseille d’anticiper également les menaces futures car le contexte géopolitique et l’adoption de nouvelles technologies vont contribuer à l’émergence de menaces toujours plus sophistiquées. Selon lui, de nouveaux acteurs malveillants vont aussi apparaître.

    En parallèle, les méthodes et les vecteurs évoluent. Le phishing revêt de nouveaux visages pour duper les internautes dans leurs mails. Le cyberpiratage s’invite plus que jamais dans le quotidien des Français…chez eux et aussi dans les entreprises.

    Internet des objets et 5G : une menace supplémentaire

    La multiplication des objets connectés et de la 5G amplifient encore cette menace cyber protéiforme. Gare aux réveils douloureux si les sociétés tardent à investir sur ce sujet. Ceux qui veulent continuer à faire de la crypto, gare aux “bridges”, ces fameux ponts inter-blockchains, qui ont vu s’évaporer plus de 2 milliards de dollars en 2022 et qui resteront un maillon faible en 2023. Même le minage est sujet aux hacks, selon une étude de TrendMicro.

    En entreprise, la généralisation des API a ouvert de nouvelles portes aux cybermenaces. Autrement dit, alors que la cybersécurité a toujours été le parent pauvre de la DSI et que les bons gestes ennuient les collaborateurs, il faudra mettre la thématique en haut de la liste en 2023 !

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ Faire un check-up complet de ses infrastructures et renforcer ses capacités de cyberdéfense, tout en se tenant informé des dernières tendances et en se faisant accompagner sur ces sujets

    2️⃣ Considérer la protection de ses données ainsi que celles de ses clients comme un avantage compétitif et un enjeu réputationnel majeur, et laisser les failles de sécurité aux concurrents !

    3️⃣ Acculturer en interne sur les bonnes pratiques, et une bonne hygiène cyber, un must have en 2023 ! 

    Flash sur 2023 - Cybersécurité, l’heure d’investir
    Flash sur 2023 – Cybersécurité, l’heure d’investir

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  • Flash sur 2023-Le super pouvoir des communautés

    Flash sur 2023-Le super pouvoir des communautés

    C’est une tendance qui a pris toute son ampleur avec les réseaux sociaux. Et elle devrait connaître une nouvelle dimension avec les NFT. De plus en plus, les échanges en ligne s’organisent autour de communautés d’intérêts, plus que de groupe trop larges. Exit les groupes Facebook où les gens échangent sur une thématique et font commerce. L’avenir est aux groupes constitués autour de NFT. Car chacun possède un pouvoir de décision en vertu des principes du Web3.

    Chaque jour, le FlashTweet décortique l’actualité tech pour vous livrer les informations les plus importantes et structurantes de la transformation numérique. Fort des centaines de données compulsées chaque jour, il vous livre ici ses tendances pour l’année 2023. Bonne lecture ! ⬇️

    Face à la grande agora des réseaux sociaux, une tendance se confirme : celle d’un web communautaire, resserré dans sa bulle de filtres. WhatsApp a été le premier et continue avec succès. Facebook a entretenu ce mouvement avec les groupes d’intérêts, où les internautes se partagent des contenus et des petites annonces.

    Plus d’un milliard d’internautes interagissent quotidiennement dans ces communautés Facebook. Sur Instagram, Snapchat ou TikTok, les groupes ont toujours plus de poids, alors que la guerre en Ukraine a donné un poids tout particulier aux chaînes sur Telegram.

    Tik Tok, laboratoire géant de l’influence

    Dans ce domaine, TikTok est également un laboratoire géant qui montre la puissance de feu de ces communautés. Elles font naître des marques à dimension internationale par le seul pouvoir de la viralité. Pour les marques existantes, c’est une immense source d’opportunités d’engagement avec leur audience. Et le social commerce sera clairement une grosse tendance TikTok 2023, que la plateforme va pousser cette année.

    Et la tendance de fonds autour des communautés ne s’arrête pas là ! Instagram teste un sticker « Channel », visible dans les stories, pour lancer des discussions communautaires. Dans le même temps, la plateforme lance Notes, qui affiche pendant 24h des statuts de 60 caractères auprès des abonnés suivis. Cette fonctionnalité permettra d’engager des conversations en message privé, renforçant les liens d’une communauté.

    De son côté, Twitter a également lancé un onglet communauté. Aura-t-il plus de succès en 2023 ? En tous les cas, les outils sont là. Et le lancement de Twitter Blue va également dans ce sens : proposer du contenu spécifique à une communauté resserée.

    Ces tendances redéssinent le paysage de l’influence pour donner toujours plus de poids aux plus petits influenceurs. En 2023, le marketing d’influence va devenir un incontournable, qu’on soit un petit ou un grand acteur.

    Les PME devraient s’engouffrer dans ce segment. D’ailleurs, la Creator Marketplace d’Instagram permettra de chercher plus facilement les créateurs de contenus. Avec le Creator Portfolio, équivalent du CV de l’influenceur, les entreprises pourront se lancer plus facilement sur des campagnes d’influence.

    Des communautés liées aux NFT

    Que ce soit les communautés sur WhatsApp ou Twitter, ces espaces trouvent un écho dans les stratégies de marques, qui y trouvent des internautes plus engagés. Et elles ne manquent pas d’idées pour accompagner le mouvement, grâce aux NFT !

    Les directions marketing lancent de plus en plus de collections de NFT (Renault, Starbucks, Nike…). Objectif : proposer des services exclusifs à leurs membres, comme des essais produits ou des avant-première. Mais aussi un accès aux groupes Discord, où les fans peuvent accéder à des stars ou à la marque. Pour faire remonter des idées créatives par exemple.

    Le modèle de l’organisation décentralisée DAO

    Les marques s’inspirent de plus en plus de l’organisation DAO propre au Web3, qui donne du pouvoir de décision aux détenteurs de NFT.

    En retour, comme les utilisateurs ont payé cher (plus de 100 euros) pour leur NFT, ils devraient être enclins à parler en bien de la marque pour entretenir la valeur de leur actif. En d’autres termes, c’est un outil marketing ultime pour engager les fans !

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ Comment les réseaux sociaux vont innover dans leurs communautés, en proposant des fonctionnalités jamais vues. Et aider les marques à engager avec leurs communautés dans ces espaces

    2️⃣ Voir si les réseaux sociaux vont permettre aux marques d’exploiter leurs communautés fédérées autour des NFT dans leurs écosystèmes

    3️⃣ La capacité des marques à dépasser le côté geek des NFT pour toucher un plus large public. Et capitaliser sur ces outils marketing pour renouveler la relation client avec des communautés. 

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  • Flash sur 2023-La FrenchTech, place forte du Web3 ?

    Flash sur 2023-La FrenchTech, place forte du Web3 ?

    Après deux ans d’investissements massifs dans ses start-up, la FrenchTech est entré dans l’adolescence. Le pays compte 25 licornes et vise le cap des 100 licornes d’ici à 2030, dont un quart doivent être vertes. Avec un environnement conjoncturel plus difficile, il ne faudrait pas relâcher l’effort alors que la France est en train de réussir son pari de s’imposer comme une scène internationale des start-up. Sa force est de miser sur des thèmes porteurs comme l’écologie mais aussi le Web3 et ses NFT, cryptos et blockchain…  Bruno Le Maire n’a-t-il pas dit qu’il voulait faire du pays une capitale du Web3 ? 

    Chaque jour, le FlashTweet décortique l’actualité tech pour vous livrer les informations les plus importantes et structurantes de la transformation numérique et du changement. Fort des centaines de données compulsées chaque jour, il vous livre ici ses tendances pour l’année 2023. Bonne lecture ! ⬇️

    On s’habitue vite aux bonnes choses. L’année 2021 a été faste pour l’écosystème start-up français et le premier semestre 2022 aussi, avec six nouvelles licornes (Exotec , Ankorstore , Payfit ou encore Spendesk). En quelques mois, la FrenchTech a ainsi battu l’objectif d’Emmanuel Macron d’atteindre 25 licornes. Dorénavant, le chef de l’Etat en veut 100 en 2030, dont un quart qui soient vertes ! 

    En 2022, selon Atomico, la France a ainsi battu son record avec 14 milliards d’euros levés, contre 11,6 milliards l’année passée. Mais le deuxième semestre a été beaucoup plus compliqué et les levées de fonds en seed sont plus modestes. Les investisseurs sont plus attentifs, en particulier dans le secteur cryptos et Web3 – même si les projets restent soutenus. Ils demandent plus de garanties.

    La FrenchTech plus verte et décentralisée

    Malgré tout, de bons indicateurs se présentent pour 2023. Ainsi, 12 fonds d’investissements de la place de Paris se sont engagés à rendre ces start-up plus diverses. Mais il y a toujours aussi peu de femmes à la tête des start-up françaises : zéro au sein du Next40 et à peine sept dans le FT120, comme Carole Juge-Llewellyn (Joone) ou encore Karima Ben Abdelmalek (Happn). Bref, après un tel envol de l’écosystème français, reconnu internationalement (on partait de loin !), il ne faudrait pas que ce bel effort s’essouffle, et soit sacrifié sur l’autel de la hausse des taux d’intérêt.

    En 2023, la France devra aussi confirmer qu’elle se pose en place forte de l’écosystème Web3 en plein boom, avec sa rigueur réglementaire qui fera la différence. Bruno Le Maire a déjà déclaré que l’Hexagone doit devenir “une place forte” des cryptos et de la finance décentralisée, deux aspects fondamentaux du Web3. Emmanuel Macron lui-même a dit, cette année, qu’il voulait faire du pays un leader du secteur. La France doit aussi se montrer capable d’imposer ses jeunes pousses de la GreenTech, dont nous aurons besoin pour réaliser une transition numérique responsable.

    Effort de réindustrialisation

    Enfin, au niveau supérieur, les enjeux de la souveraineté numérique ne devront pas être mis de côté, notamment en matière de cloud et de télécoms, alors qu’Américains et Chinois rivalisent de protectionnisme. Sur le chantier des puces, le plus aigu, le plan France 2030 prévoit 6 milliards d’euros, mais c’est une paille comparé aux 52 milliards de Joe Biden et aux 140 milliards de Xi Jinping pour se renforcer dans les semi-conducteurs.

    Une bonne nouvelle au moins : le plan de réindustrialisation prévoit plusieurs gigafactories en France afin de produire des batteries électriques.

     La FrenchTech, place forte du Web 3 ?
    La FrenchTech, place forte du Web 3 ?

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ La capacité des investisseurs à ne pas relâcher le beau décollage de la FrenchTech ces trois dernières années, afin que la France s’impose en Europe et finisse par peser au niveau mondial.

    2️⃣ Accompagner plus que jamais les jeunes pousses dans le domaine de l’écologie et du Web3, mais aussi des technologies souveraines afin de faire de la France un pôle d’excellence. 

    3️⃣ Voir si les pouvoirs publics peuvent montrer plus d’ambitions pour produire des semi-conducteurs dans l’Hexagone en attirant des usines Intel, TSMC et Samsung, et en soutenant le franco-italien STMicro !

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  • Flash sur 2023 – Cap sur les super app

    Flash sur 2023 – Cap sur les super app

    C’est peut-être l’aboutissement du modèle économique du Web2 et de sa logique du “gagnant rafle tout” : de plus en plus d’applications et de réseaux sociaux ambitionnent de devenir une super app. Sur le modèle du chinois WeChat ou du sud-coréen Kakao, Twitter, PayPal ou Revolut voudraient agréger le plus de services possibles pour devenir incontournable. Une tentation hégémonique qui doit aller de paire avec une grande qualité de service, et qui va à rebours de l’idéal de décentralisation.

    Chaque jour, le FlashTweet décortique l’actualité tech pour vous livrer les informations les plus importantes et structurantes de la transformation numérique et du changement. Fort des centaines de données compulsées chaque jour, il vous livre ici ses tendances pour l’année 2023. Bonne lecture ! ⬇️

    En voyant la puissance de WeChat en Chine, les grandes plateformes occidentales aspirent elles aussi à se muer en “super app”. Au-delà de toute vision stratégique, il s’agit simplement du graal en termes de rétention de ses utilisateurs…

    Si une appli sert à se socialiser mais aussi à faire son shopping, à payer, et à gérer tous les aspects de sa vie, alors elle atteint une taille critique et devient indéboulonnable. En la matière, Elon Musk a bien l’intention de transformer Twitter en super app. Mais au fond, tous nourrissent cette ambition : Google, Snap, TikTok, Uber, et même les FinTech Klarna (paiement fractionné) ou la banque Revolut et bien sûr PayPal.

    Twitter et son projet X de super app

    Du côté de Twitter, comme ironise la presse américaine, c’est surtout “super vague” pour l’instant. Musk a dit vouloir, avec son projet X, s’inspirer de WeChat, mais n’a pas livré de détails. L’acceptation des paiements en cryptos permettrait de poser une première pierre mais n’est-ce pas trop éloigné du grand public ?

    Car le paiement est une bonne porte d’entrée, ce qu’ont bien compris les FinTech. Leur vision est d’agréger, autour du paiement, tout un tas de services du quotidien et s’imposer comme guichet unique. PayPal, avec son bouton de paiement intégré à de nombreux sites e-commerce, est le mieux positionné pour s’imposer à court terme.

    Kakao, quand une super app paralyse un pays !

    Mais il lui manque une brique essentielle : la composante sociale ! Mais gare aux retours de bâton de ces tentations hégémoniques. Pouvoir réserver un rendez-vous chez le médecin sur Instagram pourrait par exemple devenir confusant. Et si tout le monde veut tout faire, où se fera la différenciation ?

    Et puis un grand pouvoir implique de grandes responsabilités, comme l’a prouvé la super panne de la super app Kakao (paiement, messagerie, e-commerce, VTC, banque en ligne…), qui régit la vie des Sud coréens. L’application qui a un quasi monopole a gelé le pays suite à un incendie. Résultat, les paiements étaient bloqués pour de nombreux citoyens ainsi que 90% des réservations de taxi. Pendant que le Web 2.0 veut atteindre son stade de concentration ultime, gardons à l’oeil les projets décentralisés du Web3.

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ Voir quels seront les acteurs les plus sérieux pour devenir une super app : un réseau social, une FinTech ou un nouvel entrant ? 

    2️⃣ Ne pas négliger les aspirations des utilisateurs à peut-être ne pas voir les pouvoir se concentrer encore plus entre les mains de quelques acteurs, alors que les forces du Web3 poussent !

    3️⃣ Se demander si le modèle de la super app n’est pas finalement le point d’arrivée des modèles économiques du Web 2.0 et des Gafa, qui obéit à la logique du “gagnant rafle tout”.

    Flash sur 2023 - Cap sur les super app

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  • Flash sur 2023-Green is the new tech 

    Flash sur 2023-Green is the new tech 

    Les start-up de la scène GreenTech se sont multipliées en 2022 et elles donneront le tempo de l’innovation en 2023. Il n’est désormais plus concevable d’innover sans avoir une composante éco-responsable. Cela vaut aussi pour les plus grandes entreprises, attendues pour limiter leurs émissions de CO2. Elles seront aidées, en cela, par une myriade de start-up green qui calculent les émissions carbone. 2023 sera aussi l’année de la décarbonation de l’industrie, une vraie priorité.

    Chaque jour, le FlashTweet décortique l’actualité tech pour vous livrer les informations les plus importantes et structurantes de la transformation numérique et du changement. Fort des centaines de données compulsées chaque jour, il vous livre ici ses tendances pour l’année 2023. Bonne lecture ! ⬇️

    Durant les dix dernières années, les start-ups et les grands groupes se sont mis à l’innovation technologique sans s’assurer qu’elle était durable sur le plan environnemental. Mais ça, c’est fini…ou presque ! L’innovation technologique doit désormais prendre en compte cette dimension, sous peine de bientôt ne plus pouvoir se financer. Car de plus en plus d’investisseurs mettent la composante green au coeur de leurs décisions de soutenir une entreprise. La tendance est bien là et pourrait devenir une condition sine que none avant d’investir dans une pépite, qu’elle soit green ou pas !

    Start-up green et mesure des émissions carbone

    Les start-ups qui aident les entreprises à mesurer leur impact carbone se sont multipliées ces derniers temps. Des acteurs comme Sweep, Sami, Greenly, ou bien encore Carbo se pluguent aux infrastructures informatiques de l’entreprise et offrent une vision globale, via un tableau de bord, des émissions de CO2, et proposent des actions pour les limiter. La raison est que les sociétés de plus de 500 salariés doivent désormais faire leur bilan carbone. Or, avec la digitalisation, c’est devenu très compliqué car il faut tracer chaque requête, y compris sur les serveurs de ses prestataires… C’est aussi à ces défis que répondent ces start-ups.

    D’ici à 2024, ce sont les entreprises de moins de 250 salariés qui devront faire ces bilans carbone, autant dire qu’elles devront mettre à profit l’année 2023 pour s’y mettre. Mais alors que leurs coûts explosent en raison du prix de l’électricité et de la raréfaction de certains matériaux, dont les puces électroniques, il se peut que cette réduction des émissions de carbone se fasse aussi par une réduction pure et simple de l’activité. Ainsi il ne faudra plus seulement limiter le changement climatique mais s’y adapter.

    Fonds et banques en quête de Green

    La bonne nouvelle est que les jeunes pousses fleurissent dans tous les sens pour apporter des solutions green. Elles trouvent en face des fonds et des banques qui sont justement en quête de verdissement. Vers une spirale vertueuse ? Par exemple, Morfo cherche à reforester des parcelles grâce à des drones. HeatWayv a créé une chaudière à micro-ondes. Sakuu veut doubler la capacité des batteries grâce à l’impression 3D. Il y a aussi les percées des carburants de synthèse qui ne rejettent pas de CO2, testés avec succès par Porsche, en attendant le 100% batteries.

    Plus globalement, le sujet va devenir central et l’implication devenir plus massive. En 2023, c’est l’ensemble de l’écosystème qui devrait se mobiliser pour la lutte contre le réchauffement climatique, pas seulement les start-ups spécialisées. On est à l’aube d’un changement de paradigme. Et on devrait assister à la même prise de conscience qu’il y a 10 ans avec la digitalisation. Il s’agit pas de savoir si on y va mais comment on y va. Et surtout comment on fait pour accélérer sur ce sujet névralgique pour l’avenir de l’humanité. L’enjeu ? le passage à l’échelle des start-ups.

    Batteries plus green et décarbonation de l’industrie

    L’Union européenne vient d’adopter un texte pour imposer une meilleure prise en compte du cycle de vie des batteries, et que leur production soit moins polluante. Ce texte devrait imposer, à terme, aux fabricants de smartphones et de tablettes de proposer des batteries amovibles afin de les remplacer lorsqu’elles faiblissent.

    Énorme chantier enfin, la décarbonation de l’industrie sera plus que jamais au menu de 2023. L’Ademe et Bpifrance ont récemment sélectionné 18 entreprises pour participer à la deuxième promotion de l’accélérateur de décarbonation de 24 mois. Les idées ne manquent pas, à l’image de Metron qui a lancé avec Dalkia, BNP Paribas et AWS le Decarb Fast Track fin novembre, un programme européen de décarbonation de l’industrie. Cent industriels ont été sélectionnés pour intégrer ce programme et bénéficier d’un accès à des outils de gestion et d’optimisation énergétique. Fin décembre, le Conseil national de l’industrie a fixé la décarbonation dans ses trois priorités pour cette année. Go green !

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ La dynamique entrepreneuriale en matière de GreenTech, et notamment en France, vivier d’innovation soutenu par le plan France2030 et le plan hydrogène. La France veut devenir un hub vert mondial ! 

    2️⃣ L’honnêteté des entreprises qui ne doivent plus verser dans le greenwashing. On le voit encore beaucoup, avec le mot “engagé” employé pour tout et n’importe quoi. 

    3️⃣ La capacité des industriels à proposer une alternative plus réaliste que les voitures 100% électriques, très polluantes à produire et dont le prix, en moyenne 30% plus élevé, exclut beaucoup de gens.

    Flash sur 2023 - Green is the new tech
    Flash sur 2023 – Green is the new tech

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  • Flash sur 2023-Cryptos, l’âge de raison

    Flash sur 2023-Cryptos, l’âge de raison

    Jamais en dix ans les cryptomonnaies n’auront vécu une telle secousse qu’avec la faillite de FTX. L’ancien numéro 2 des sites d’échange de cryptos, dont le fondateur risque plus de 100 ans de prison pour fraude notamment, a provoqué une immense crise de confiance. Bonne nouvelle : cela a accéléré la prise de conscience d’un besoin de régulation, y compris de la part des acteurs de cette industrie. Et deuxième bonne nouvelle : cela a souligné la belle avance de la France et de l’Europe en la matière.

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    Plus jamais ça ? Après le scandale de FTX qui a berné tout le monde, jusqu’aux plus grands fonds de capital-risque qui ont tous cru au génie du “philanthrope” (qui s’est révélé ne pas en être un !) Sam Bankman-Fried, tout le monde est désormais très attentif et méfiant. Preuve d’assainissement en cours, toutes les plateformes comme Binance, Kraken, Crypto.com ou OKX ont publié leurs preuves de réserve afin de tenter de prouver leur solvabilité. Le problème est que ça ne suffira pas et que la solution est dans la régulation.

    La France en avance sur la règlementation cryptos

    Côté Etats-Unis, il faudra que la CFTC et la SEC (deux régulateurs majeurs) se mettent d’accord sur quel régime juridique à appliquer aux crypto-actifs (titre financier ou pas ?). Les acteurs y verront alors plus clair et éviteront d’aller aux Bahamas et de faire n’importe quoi comme FTX. En Europe, pour une fois, c’est mieux. La France est en pointe avec le statut PSAN (prestataire de service sur actif numérique, délivré par l’Autorité des marchés financiers). Pour autant, ce n’est pas la panacée et cela n’aurait pas pu éviter le scandale FTX.

    On se souvient de Bernard Madoff, pourtant bien intégré dans le sérail de la finance et qui a escroqué son monde… hélas, le statut de PSAN n’évite pas de jouer avec les cryptos des clients. Mais en 2023, un amendement devrait obliger les acteurs établis en France à ne plus se contenter de l’agrément PSAN, pour passer à l’enregistrement PSAN, plus contraignant. Ceci se fait en anticipation du règlement européen MiCA (qui s’inspire largement du cadre réglementaire français, cocorico ! ), attendu pour 2024.

    La question des mineurs de bitcoins énergivores

    Les professionnels du secteur considèrent qu’en France et en Europe, ils ont au moins trois ans de visibilité réglementaire, une éternité selon eux. De quoi construire un écosystème et, espèrent-ils, prendre le leadership au niveau mondial alors que les USA patinent et la Chine interdit tout. Mais attention. Avec le renchérissement de l’électricité, les cryptos pourraient être touchées en leur cœur : le minage va être de plus en plus coûteux.

    Va-t-on tolérer de laisser tourner des mineurs énergivores alors que les foyers peinent à se chauffer ? Enfin, il faudra surveiller Binance dont la gestion mystérieuse attise la curiosité. Certains investisseurs retirent leurs fonds de peur que la plateforme connaisse le même sort que FTX.

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ Binance devra assumer son rôle de leader mondial des cryptos en montrant plus de transparence car la plateforme inquiète de plus en plus en ne partageant pas assez de données. Si Binance tombe, la crypto ne s’en relèvera pas de sitôt, ou alors elle restera cantonné au marché de niche

    2️⃣ Le rôle des investisseurs institutionnels qui ont amassé beaucoup de cryptos pendant le Covid, et les ont gardé malgré le crash de 2022 et le scandale FTX. Vont-ils encore soutenir ce marché longtemps ?

    3️⃣ La capacité de l’écosystème français à mettre de son côté la réglementation pour faire émerger de nouveaux champions de la crypto, et prendre le leadership au niveau mondial…

    Flash sur 2023 - Cryptos, l’âge de raison
    Flash sur 2023 – Cryptos, l’âge de raison

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  • Flash sur 2023-Metaverse et NFT, stop ou encore ?

    Flash sur 2023-Metaverse et NFT, stop ou encore ?

    Toujours pas… Le metaverse aura eu une année pleine pour faire ses preuves, mais les audiences sont restées faméliques que ce soit dans Horizon Words, celui porté par Meta, ou The Sandbox et Decentraland, deux plateformes décentralisées reposant sur la blockchain. Les NFT, eux, ont vu leurs volumes s’effondrer de 76% sur un an, selon la plateforme crypto Nansen. Mais les marques continuent d’en créer chaque jour, car elles les voient comme outil pour réinventer la relation client… en attendant le metaverse ? 

    Chaque jour, le FlashTweet décortique l’actualité tech pour vous livrer les informations les plus importantes et structurantes de la transformation numérique et du changement. Fort des centaines de données compulsées chaque jour, il vous livre ici ses tendances pour l’année 2023. Bonne lecture ! ⬇️

    Le dernier projet français de monde virtuel immersif à s’être lancé, Mira, a renoncé à se présenter comme un metaverse. Quelques annonceurs probablement mal conseillés annoncent se lancer dans le metaverse avec beaucoup d’anachronisme et des retombées hasardeuses. Qu’on se le dise, on parlera beaucoup moins de metaverse en 2023. Le soufflé, monté en 2021 par le rebranding de Facebook, est retombé. Le terme serait-il devenu ringard ? Mais cela ne veut pas dire que les technologies sous-jacentes ne vont pas continuer à se développer avec succès.

    Metaverse et entreprise, le nouveau Graal ?

    Car les nouveaux mondes virtuels vont continué à attirer les entreprises : elles ont effectué plus de 5300 dépôt de marques aux Etats-Unis pour se lancer sur le metaverse. Dernière en date, et non des moindres, la marque automobile Mercedes a déposé plusieurs demandes de marque pour les jetons non fongibles et le métaverse.

    La réalité virtuelle va connaître une nouvelle accélération avec le casque de Sony PS VR2, enfin un concurrent au Meta Quest 2 en termes de rapport qualité/prix. Il touchera, du reste, une cible plus grand public adepte de jeux vidéo. Les grands jeux en ligne comme Roblox et Fortnite continueront de rassembler des audiences colossales en attendant le futur hit GTA 6 l’année suivante.

    Faiblesse du bitcoin et de l’ether

    En revanche, les metaverses comme The Sandbox ou Decentraland ne décolleront pas plus en 2023 qu’en 2022. Car ils sont liés à la santé du marché crypto. Or, ce marché est parti pour rester bas encore un moment car les investisseurs ne misent plus dessus. La raison est simple : les taux d’intérêt sont hauts pour tenter de juguler l’inflation. Les actifs risqués comme le bitcoin et l’ether deviennent donc la dernière roue du carrosse.

    Du côté du metaverse Horizon Worlds, développé par Meta, on a hâte de voir ce que va pouvoir dire Mark Zuckerberg lors de sa conférence Connect de l’automne 2023. Alors que les investisseurs poussent pour que Meta dépense 1 ou 2 milliards de dollars par an dans le metaverse, au lieu de 10 à 15 milliards actuels, le groupe vient de réaffirmer ses ambitions en la matière.

    Les NFT de marque plutôt que le metaverse

    Du côté des NFT en revanche, ceux dans le domaine de l’art se portent bien car ils sont plus liés à l’art aux cryptos. Ceux autour des jeux devraient surtout être captés par Sorare, qui a de la visibilité réglementaire (ce n’est pas un jeu d’argent). Les feux sont donc au vert. Les NFT de “profile picture” comme les Bored Apes, en revanche, paient leur euphorie et les volumes ne pourront jamais remonter au niveau de 2021.

    Quant aux NFT de marques, ils continuent de se développer avec l’espoir de renouveler la relation client et la carte de fidélité. Starbucks va réorienter son programme de fidélité avec les NFT. Renault imagine créer un “CRM” 3.0, soit un outil de gestion de la relation client décentralisé utilisant les jetons non fongibles. Le magazine Têtu vient d’émettre ses NFT pour fédérer sa communauté. Et de plus en plus de plateformes, comme Instagram, Spotify, Reddit et même la FinTech Revolut se mettent à intégrer les NFT. Bref, vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

    Les 3 points à surveiller en 2023 : 

    1️⃣ La capacité des marques à écouler leurs NFT et à créer une vraie proposition de valeurs autour de ces nouvelles communautés. Et surtout leur capacité à toucher au-delà du cercle de crypto-enthousiastes !

    2️⃣ Ce que va trouver Mark Zuckerberg pour continuer à maintenir en vie son métavers, alors que les publicités TV et presse ne faiblissent pas pour promettre “l’impact bien réel du métavers”… 

    3️⃣ Les audiences et les expériences proposées par Roblox, Minecraft et Fortnite, ainsi que leur capacité à générer du business pour les créateurs. Car c’est bien là que le métavers a trouvé son expression.

    lash sur 2023 - Metaverse et NFT, stop ou encore

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