Auteur/autrice : Emmanuelle Leneuf

  • #GreenerDigital : les leçons d’Engie

    #GreenerDigital : les leçons d’Engie

    Positionné comme un acteur de la transition énergétique bas carbone, Engie s’attaque aux émissions de CO2 liées au digital depuis 2019. L’an dernier, l’opération #BlackIsTheNewGreen, axée autour de la pollution numérique, avait vu le lancement du site internet d’Engie totalement éco-conçu et désormais en mode Dark, la mise en place d’achat média responsable, la production de contenus plus éco-responsables pour les réseaux sociaux. Changement de braquet cette année avec #GreenerDigital : en cette rentrée 2020, après un semestre passé sur nos écrans notamment en raison du confinement, Engie va plus loin avec un programme centré sur la sobriété numérique. Pour sensibiliser l’écosystème sur le sujet, le groupe prend la parole sur les Réseaux Sociaux au travers du hashtag #GreenerDigital . Julien Marcaut, VP Digital et Communication d’Engie, nous explique tout ça dans le cadre de cette série Déconfinons les idées lancée pour tirer les leçons d’un monde post-Covid. 

    Le constat dressé par l’énergéticien français reste le même : le digital, bien que relevant de l’économie dite immatérielle, produit un réel impact sur notre planète. Il représente 10% de la consommation mondiale d’électricité. Envoyer un email, utiliser les moteurs de recherche, stocker des données polluent : le web génère aujourd’hui 2% des émissions de CO2 de la planète. Et ce n’est que le début de cette nouvelle forme de pollution. D’ici quatre ans, la pollution numérique pourrait représenter 3 à 4% des émissions de dioxyde de carbone. Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières Engie incite avec sa nouvelle campagne à adopter des éco-gestes. Comme le décrit Julien Marcaut, VP Digital et Communication d’Engie, c’est la somme de ces petits gestes qui aidera à réduire les émissions au niveau global.

    Une statistique criante ? En France, selon l’Ademe, un salarié envoie en moyenne 33 mails/jour (Ademe) Si ces 33 emails pèsent 1 Mo et sont destinés à 2 personnes, alors chaque employé émet en une année, autant de CO2 que s’il parcourait 1000 km avec sa voiture ! Et comme multiplier par 10 le nombre de destinataires multiplie par 4 l’impact de l’email, on pèse rapidement lourd en CO2…

    Économiser, optimiser, nettoyer

    Alors, #GreenerDigital, c’est quoi ? Tout d’abord, c’est un programme de sensibilisation de 15 jours. Sur les réseaux sociaux, l’énergéticien donne rendez-vous avec des vidéos pratiques, des tips, des tutoriels ludiques et des interventions de spécialistes. Le tout se déroule en 4 étapes : 

    1/ « On économise l’énergie » : débranchez votre box Internet, passez vos appareils au Dark Mode, activez le mode économie d’énergie de votre smartphone…

    2/ « On optimise ses e-mails » :  sélectionnez le bon nombre de destinataires, optimisez la taille des pièces jointes…

    3/ « On optimise ses recherches » : tapez directement l’adresse d’un site plutôt que de passer par un moteur de recherche, fermez vos onglets actifs, utilisez les favoris…

    4/ « On nettoie » : nettoyez vos boîtes mails, remplies de mails non lus qui polluent (10g par an par mail !), vos spams (4g), désabonnez-vous des newsletters intrusives plutôt que de les bloquer… 

    Comme charité bien ordonnée commence par soi-même, Engie.com est devenu le porte étendard de la sobriété numérique du groupe. Il repose sur 4 grands principes : lazy load (chargement des ressources visibles uniquement), sobriété de design, optimisation du contenu et partenaires éco-responsables (AWS, qui a 50% de son parc de serveurs alimenté en énergie verte). Résultat, le site est devenu beaucoup plus rapide qu’avant (– 30 ms en latence sur un an en Europe et -200 ms en Asie), et son SEO est meilleur (+37,5%). Le site Engie.com est ainsi devenu le plus sobre et le plus rapide du CAC40 d’après Surfgreen.dev. Si bien que 5 autres sites du groupe s’apprêtent à suivre ce mouvement. Et potentiellement les 30 sites du groupe devraient leur emboiter le pas !

    Sobriété numérique by design

    L’engagement d’Engie se joue aussi au niveau de l’IT à travers 3 axes : 

    1/ Gouvernance et culture : piloter la performance environnementale IT, opérer des achats numériques responsables, développer l’engagement des collaborateurs et décliner les enjeux de la transition écologique dans la conception de nouveaux services ;

    2/ Infrastructure et architecture : élaborer un urbanisme numérique responsable, optimiser l’empreinte environnementale des infrastructure et piloter l’empreinte environnementale de la donnée ;

    3/ IT for workers : utiliser les technologies digitales au service de la réduction de l’empreinte carbone, optimiser l’empreinte environnementale des matériels pendant tout leur cycle de vie et éco-concevoir des outils numériques « sobriété numérique by design ».

    Le programme repose sur 10 principes. Et les résultats sont là : réduction de 10 000 MWh/an de la consommation électrique (soit l’équivalent de la consommation de 8800 Français sur un an), réduction de 5000 m2 de Datacenter, réduction de 10 tonnes par an de déchets électroniques, réduction de 1450 tonnes par an de CO2.

    Mais Engie vise aussi à former et récompenser en interne (via un intéressement lié à la performance environnementale) mais aussi en externe, en acculturant les plus jeunes en collège et lycée, via un kit « J’apprends l’énergie »

    Pour aller plus loin, le groupe français s’engage à mettre toutes ces ressources à la disposition de ses clients internes dans un « design system », pour tous les publics (communication, designers, développeurs). Réalisées en collaboration avec son studio digital, le département IT et le département communication, les ressources sont accessibles sur design.engie.com.

    Enfin, démarche innovante, sur la partie Média Digital/ Publicité, Engie a choisit de s’entourer sur l’opération #GreenerDigital qui durera jusqu’à fin novembre, de partenaires média ayant une démarche éco-responsable avec une priorité donnée au « média responsable ». Dans son casting qu’il qualifie de « strict », Engie s’est entouré de Teads, Goodeed et YouTube pour ses sujets de notoriété, Google, Ecosia et Qwant pour la partie trafic, et Impact+ et Kantar pour la mesure. 

    L’enjeu de la campagne #GreenerDigital pour Engie est désormais de prêcher la bonne parole sur ces usages à adopter, et de convaincre le plus de monde d’adopter ce programme de sobriété numérique qu’il s’applique à lui-même. On a tous un click à jouer pour être un peu plus green au quotidien. Et ça tombe bien, septembre est souvent le mois pour prendre les bonnes résolutions de Rentrée !

    Pour mieux comprendre la démarche d’Engie en matière de sobriété numérique et l’opération #GreenerDigital, la FlashInterview de Julien Marcaut, VP Digital et Communication d’Engie. 

    FlashTweet : Bonjour Julien Marcaut, tu es le VP Digital et Communication d’Engie, je suis ravie de t’accueillir au « Foudre Center » pour cette FlashInterview vidéo qui rentre dans la série Déconfinons les idées que le FlashTweet a lancée. L’idée étant, dans une période post-civid, de décrypter ce qui va changer dans les comportements, les business models ou l’organisation des entreprises. Aujourd’hui nous allons parler de transition écologique et de sobriété numérique puisqu’Engie lance son opération #GreenerDigital. J’aimerais qu’on revienne sur les enjeux de cette opération. Julien, est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi Engie lance cette opération #GreenerDigital sur les réseaux sociaux ? 

    Julien Marcaut : Bonjour Emmanuelle, merci de m’accueillir pour parler de ce sujet. #GreenerDigital c’est une campagne de sensibilisation à l’impact énergétique en environnemental des activités digitales. Il faut savoir que c’est globalement 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et 10% de la consommation d’électricité. Donc chez Engie, nous avons voulu sensibiliser les individus avec une logique d’éco-gestes qu’on peut mener pour réduire cet impact et avoir une vision plus raisonnée et raisonnable de notre usage digital. 

    FT : Peux-tu nous citer quelques exemples de ces éco-gestes ?

    JM : Il y en a plein. Les points de contact numériques dans une journée sont par dizaines ou par centaines. Ça peut être éteindre sa box TV la nuit pour économiser de l’électricité, passer son téléphone portable en dark mode pour économiser de la batterie, préférer le Wi-Fi plutôt que la 4G parce que la consommation énergétique peut être divisée par 10. Il y a tout un tas de petits éco-gestes qui peuvent être faits pour réduire l’impact énergétique et donc environnemental. 

    FT : En novembre 2019, Engie s’est engagé sur la pollution numérique en lançant un nouveau site éco-conçu. Est-ce qu’on peut tirer un bilan près d’un an après ?

    JM : L’idée quand on a refait le site Engie.com, c’était de voir comment on pouvait faire le site le plus ecoresponsable et le plus orienté sur ce côté développement durable énergétique. Le Dark mode est une fonctionnalité qui permet d’optimiser et de réduire la consommation énergétique de 40 à à 60 % d’un écran. Tous les visiteurs qui viennent sur le site avec leurs téléphones mobiles vont économiser environ 60% d’énergie. Il y a d’autres fonctionnalités comme le Lazy Load, qui vont faire que le contenu ne va se charger que quand l’utilisateur en aura besoin. On va éviter de consommer de la bande passante et de l’énergie pour charger des pages internet. On a réduit aussi le contenu hébergé qu’on a divisé par 4. Tout produit contenu et hébergé consomme de l’énergie. Si ce contenu est obsolète ou n’est pas pertinent, on ne le garde pas en archive. On a divisé par 4 les coûts énergétiques de stockage. On a choisi un hébergeur qui a de l’énergie renouvelable. C’est tout un panel de leviers techniques ou visuels, qui ont un impact fort. On s’est amusé à tester le site par rapport aux sites du CAC 40 et on ressort comme le site le plus green. Ce n’était pas le cas avant. On n’était pas les derniers mais là on est clairement le site le plus green du CAC 40 avec un impact CO2 de chaque visite qui est le plus faible. C’est quelque chose qu’on essaye de déployer le plus possible autour de nous. Et c’est tout l’enjeu de cette campagne de sensibilisation #GreenerDigital : on a tous un impact à jouer et on est au coeur d’un sujet extrêmement fort.

    FT : Vous allez un peu plus loin avec cette opération #GreenerDigital sur le digital notamment en demandant à vos partenaires d’être sobres numériquement. 

    JM : C’est aussi un volet qu’on essaie de développer. On est vraiment en train de défricher le sujet parce que c’est encore très neuf. L’idée était de voir comment est-ce que pour nos partenaires, notamment sur la partie média et publicitaire, on peut essayer de trouver des partenaires pour qui le sujet va être important. On travaille notamment avec une start-up qui s’appelle Impact+ qui va nous aider à analyser et benchmarker l’impact d’un plan média de communication. Est-ce que telle bannière ou telle vidéo a plus d’impact énergétique que celle-ci ? On va essayer de se créer des normes, espérons, au niveau du marché. Ça peut après petit à petit jouer dans le choix des partenaires qu’on aura dans nos plans médias. On pourra se dire qu’on communiquera plus avec un partenaire parce qu’il est sensible à son impact, qu’il a mis en place telle pratique, et donc c’est plus important pour nous. 

    FT : Comme nous sommes dans la série Déconfinons les idées post-Covid, est-ce que la situation sanitaire a eu un effet accélérateur sur ce programme spécifiquement. Et qu’est-ce que ça a, ou va, changé pour vous en interne en termes d’organisation, de télétravail ou de business model ?

    JM : Je pense que l’impact pour Engie a été un peu pareil que dans toutes les entreprises : on s’est retrouvés du jour au lendemain à devoir tous télétravailler. Pour des métiers c’était déjà un peu dans les moeurs, pour d’autres pas du tout. Globalement, on a vu une vraie dynamique de télétravail et on s’est aperçu que les gens pouvaient travailler à distance, que ça pouvait quand même délivrer et que ça ne brisait pas forcément toute l’efficacité. On sait que le trend est en pleine croissance et en accélération. Le corollaire de tout ça est que les activités énergétiques, la consommation de visioconférences, de bande passante, va être de plus en plus élevée. Notre programme tombe à pic parce qu’il permet de sensibiliser les gens à ce sujet, et de leur montrer qu’il y a des comportements vertueux à adopter.

    Il y a plein de pays qui commencent à nous demander quelles sont les best practices pour, eux aussi, faire leur site web avec des codes green… On commence à avoir 5 – 6 pays qui sont en train de refondre leur site. Ils ont vu ce que nous avons fait au niveau du site global du groupe et se disent comment ils peuvent faire pareil au niveau de leur site pays. Donc on a créé une sorte de design system green qui va permettre à tous les pays de piocher du code en copier/coller, et d’avoir un site optimisé de façon énergétique. Cela comprend le dark mode, des scripts réduits, des logiques de contenus frugales… Nous sommes prêts à partager notre design system avec tous. L’idée est qu’une somme d’actions micro va avoir un impact macro. Le but est que chaque e-mail soit optimisé parce qu’on sait qu’il y a des milliards de mails qui sont envoyés chaque jour. Ce n’est pas juste mon mail qui va avoir un impact fou mais si tout le monde a un changement dans ses comportements, ça aura un impact au final.

    FT : Je trouve ça hyper intéressant parce qu’en tant qu’annonceur Engie, vous allez avoir un impact réel. Les prestataires qui vont vouloir travailler avec vous vont devoir être plus sobres numériquement !

    JM : Nous sommes aussi en train de nouer des partenariats avec des acteurs un peu atypiques, comme la rédaction du Huffington Post, qui est justement très sensible à ce sujet-là. L’idée pour eux est de se dire comment, quand on est une rédaction journalistique, on peut avoir notre métier, changer des comportements. Une rédaction éditoriale, ça consomme beaucoup parce que ça produit beaucoup de contenu digital, ça en héberge beaucoup, ça en partage. Donc on travaille beaucoup avec eux. On a fait des workshops avec eux, avec l’Ademe, pour avoir des réflexions tripartites et se dire quel est le meilleur moyen de réduire l’impact énergétique de nos métiers de communicants. Ça passe par l’optimisation de la résolution des vidéos, un fonctionnement différent sur la mise en place de scripts et d’animations sur leur site… C’est un vrai projet qui ramène beaucoup de monde autour de nous car on est à la croisée des chemins entre les usages du digital en pleine explosion et l’impact énergétique qui est un vrai sujet de société. Donc on est au coeur d’un sujet extrêmement fort.

    FT : Sur la sobriété numérique, quels sont les grands principes pour Engie ?

    JM : Le sujet d la sobriété énergétique est un sujet au coeur de l’ADN d’Engie parce que ça fait partie du métier au quotidien d’Engie. On le fait sur tous les niveaux de la chaîne de valeur. C’est vrai que pour le coup, le digital – je le disais tout à l’heure – c’est 10% de la consommation d’électricité dans le monde et 4% des émissions de gaz à effet de serre. On sait tous en plus que c’est un trend qui est en pleine croissance puisque d’ici 3 à 5 ans, ça peut doubler. Donc le sujet est extrêmement important pour Engie et c’est un sujet qu’on travaille déjà beaucoup dans le groupe parce qu’on produit de l’électricité verte qui est ensuite utilisée par les Google, les Amazon, les Microsoft, pour alimenter leurs serveurs. C’est déjà un maillon au niveau macro de cette transition énergétique, on travaille beaucoup là-dessus.

    On travaille beaucoup aussi sur les infrastructures et datacenters, que ce soit chez nous en interne mais aussi au niveau de nos partenaires. On travaille beaucoup avec des partenaires qui sont de très gros consommateurs de données comme Capgemini. On va accompagner ce genre d’entreprises sur des logiques d’optimisation de datacenter pour qu’ils soient mieux pensés en termes de consommation énergétique et optimisés. Même au niveau de l’IT en interne, l’idée c’est de voir comment notre parc, nos ressources et nos infrastructures peuvent être optimisées. Ça passe par plein de niveaux. C’est à la foi créer des KPI de suivi pour montrer que c’est un sujet qu’on traite vraiment. Après, ça passe par plein de méthodes comme comment gérer la durée de vie de nos appareils. On sait qu’une grosse partie de l’impact énergétique du digital, c’est les devices, les appareils. L’idée est donc de voir comment on peut optimiser ces durées de vie pour réduire cet impact.

    Et après, comment optimiser notre infrastructure ? Il faut peut-être utiliser plus de cloud que nos propres serveurs parce qu’au final, il y a des logiques d’économies d’échelle quand on passe par des datacenters de pure players. Cela a moins d’impact énergétique parce que c’est optimisé. Après, au niveau du comportement interne des employés Engie, c’est comment on peut faire changer tout ça. Si je simplifie, l’usager a 50% d’impact énergétique dans le monde digital, que ce soit via ses devices ou via ses usages. Donc l’idée est comment nous, au niveau des employés Engie, on peut aussi changer tout ça.

    FT : Plus globalement, comme nous sommes dans la série Déconfinons les idées post-civid, est-ce que la situation sanitaire a eu un effet accélérateur sur ce programme spécifiquement, et finalement, qu’est-ce que ça a changé pour vous en interne, ou qu’est-ce que ça va changer peut-être en termes d’organisation, de télétravail ou de business model ?

    JM : Je pense que l’impact pour Engie a été un peu pareil que dans toutes les entreprises : on s’est retrouvés du jour au lendemain à devoir tous télétravailler. Pour des métiers c’était déjà un peu dans les moeurs, pour d’autres pas du tout. Globalement, on a vu une vraie dynamique de télétravail et on s’est aperçu que les gens pouvaient travailler à distance, que ça pouvait quand même délivrer et que ça ne brisait pas forcément toute l’efficacité. On sait que le trend est en pleine croissance et en accélération. Le corollaire de tout ça est que les activités énergétiques, la consommation de visio-conférences, de bande passante, va être de plus en plus élevée.

    Notre programme tombe à pic parce qu’il permet de sensibiliser les gens à ce sujet, et de leur montrer qu’il y a des comportements vertueux à adopter. On le voit en interne. Il y a plein de pays qui commencent à nous demander quelles sont les best practices pour, eux aussi, faire leur site web avec des codes green… On commence à avoir 5 – 6 pays qui sont en train de refondre leur site. Ils ont vu ce que nous avons fait au niveau du site global du groupe et se disent comment ils peuvent faire pareil au niveau de leur site pays. Donc on a créé une sorte de design system green qui va permettre à tous les pays de piocher du code en copier/coller, et d’avoir un site optimisé de façon énergétique. Cela comprend le dark mode, des scripts réduits, des logiques de contenus frugales… Nous sommes prêts à partager notre design system avec tous. L’idée est qu’une somme d’actions micro va avoir un impact macro. Le but est que chaque e-mail soit optimisé parce qu’on sait qu’il y a des milliards de mails qui sont envoyés chaque jour. Ce n’est pas juste mon mail qui va avoir un impact fou mais si tout le monde a un changement dans ses comportements, ça aura un impact au final.

    FT : Plus globalement sur l’impact Covid, est-ce qu’il y a une généralisation du télétravail ? Où en êtes-vous en interne ? 

    JM : Il n’y a pas eu d’impact brutal dans le sens où on était déjà plutôt avancé sur le télétravail avec jusqu’à 2 jours par semaine. C’est donc plus une accélération qu’un vrai changement. Je pense que c’est plus un moyen pour tout le monde, et même ceux qui n’étaient pas convaincus par la pertinence du télétravail, de voir que ça fonctionne quand même. Je pense qu’on va entrer dans un nouvel équilibre de travail. Sur nos métiers de communication et de digital, on est très à l’aise là-dessus donc je dirais que c’est plus une accélération qu’un changement brutal, si ce n’est peut-être pour certains services ou certains métiers qui étaient peut-être un petit peu réticents sur ces sujets-là. 

    FT : Quelle est la prochaine étape pour toi sur la sobriété numérique et énergétique ? Est-ce que l’idée est aussi de convaincre l’écosystème du CAC40 par exemple ?

    JM : La prochaine étape est d’arriver pour moi à embarquer le plus de monde possible, que ce soient des individus, des entreprises, dans ce projet-là. Car ce n’est pas une action isolée qui va avoir de l’impact, c’est si tout le monde rejoint cette mentalité et cette philosophie et si on commence à rajouter des KPI de la performance énergétique dans nos actions digitales. Donc l’idée, ce n’est pas de faire un retour en arrière et de nier les avantages du digital, parce que clairement le digital a un impact hallucinant, il a créé pas mal de choses et il a créé de nouvelles façons de faire qui sont juste indéniablement positives. L’idée est juste d’intégrer ce KPI. Je sais maintenant que ça a un impact, car souvent le digital est considéré comme immatériel et donc on ne soupçonne pas l’impact derrière. L’idée est de se dire que même si c’est immatériel, ça a un impact, on en a conscience, et on va tous avoir des leviers qu’on pourra activer. Certains seront plus sensibles à l’impact sur du desktop, sur du mobile, sur leur boîte mail. L’idée est que chacun puisse piocher dans des comportements vertueux pour qu’on ait tous un comportement plus responsable en digital.

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris le 21 septembre 2020.

  • Quand la tech rend la vue

    Quand la tech rend la vue

    Rendre la vue à un aveugle ? Il y a aussi une tech pour ça, pourra-t-on dire bientôt. Aussi incroyable que cela puisse paraître, une équipe de scientifiques à Melbourne en Australie s’apprête à tester un nouvel appareil (une interface homme-machine) censé faire parvenir des images au cerveau d’une personne atteinte de cécité. À la manoeuvre, l’université australienne Monash qui a créé un appareil unique en son genre capable de restaurer la vision des aveugles, en utilisant une technologie issue des smartphones et de micro-électrodes implantées dans le cerveau. Le système a déjà fonctionné avec succès sur des moutons. Cette nouvelle technologie permettrait de contourner les nerfs optiques endommagés. Elle fonctionne en traduisant les informations recueillies par une caméra, puis interprétées par un processeur spécifique, le tout relié sans fil à des « tuiles » implantées directement dans le cerveau. Ces tuiles convertissent les données d’images en impulsions électriques qui sont ensuite transmises aux neurones du cerveau via des micro-électrodes plus fines que des cheveux humains. Le projet, proche de la société Neuralink d’Elon Musk, n’en est pas encore à sa phase commerciale. Les chercheurs recherchent des financements. Un bel espoir en perspective.

    Accélération sur la Transition Ecologique

    Une semaine marquée par l’accélération de la transition écologique portée par la tech. C’est tout d’abord FinX, une start-up française qui a créé des moteurs de bateau bio-inspirés. C’est aussi IDrivePlus, une jeune pousse chinoise qui va faire circuler des véhicules autonomes de nettoyage dans les rues. C’est encore SpaceX, qui repousse les limites de la fusée réutilisable, synonyme de recyclage spatial. Ou bien enfin La Banque Postale, qui annonce viser la neutralité carbone en 2040.

    Éducation à la Fortnite et Titan des puces

    À part ça dans le #Top10 de la semaine, Twitter teste les DM vocaux ; les 10 statistiques folles du SEO en 2020 ; donner du sens, le nouveau mot d’ordre du marketing, Nvidia rachète ARM 40 Mds$ ; PowerZ, l’Ed Tech qui s’inspire de Fortnite et enfin qu’est-ce que les KPI mesurent vraiment ?

    À retenir également cette semaine, dans les 50 news publiées par le #FlashTweet : Oracle, seul en lice pour TikTok, mais sur la forme d’un partenariat sur les datas ; des chercheurs intègrent un mini écran LCD dans une lentille intelligente ; Apple Card bientôt en France ? ; Google et Facebook annoncent viser la neutralité carbone en 2040 ; Apple confirme son offensive dans les services avec Apple One ; Microsoft prouve la viabilité des datacenters sous-marins ; OVH lance un cloud souverain avec un partenaire allemand ; VanMoof lève 40 M$ ; Facebook lance Infinite Office, un espace de travail en VR et dévoile des Ray-Ban connectées ; Snap va monétiser ses apps Mini.

    Besoin d’une petite session de rattrapage sur les news innovation du 14 au 18 septembre 2020 ? Le #FlashTweetHebdo #46 vous délivre chez vous,-pas besoin de sortir-, les 10 infos à ne pas rater !⚡️

    1️⃣ Une interface homme-machine s’apprête à rendre la vue à des aveugles. Cette tech est développée par des chercheurs à Melbourne. Elle s’appuie sur des tuiles connectées sur le cerveau, reliées sans fil à un capteur d’images comme on peut en trouver sur un smartphone. Ce circuit alternatif contourne le nerf optique endommagé, dans l’espoir de faire parvenir des images à la personne privée de la vue. De 1ers essais concluants ont déjà été réalisés sur un mouton. L’espoir est énorme ! #MustReasd !⤵️

    2️⃣ SpaceX se prépare à repousser les limites de la fusée réutilisable. L’américain va lancer sa SN8 à une altitude inégalée de 18 km, démontrant que les vols spatiaux peuvent coûter moins cher et polluer moins. Jusqu’à maintenant, les plafonds atteints par la société américaine, avec Starship, n’avaient jamais dépassé les 150 mètres d’altitude. L’objectif à terme est d’atteindre l’environnement extra-atmosphérique, situé à 100 km. ⤵️

    3️⃣ Après avoir lancé les tweets audio en juin, Twitter teste également des DM audio avec certains utilisateurs. Le réseau social confirme son appétence pour ce nouveau format. Est-ce lié au succès des podcasts, du réseau social vocal Clubhouse qui cartonne aux USA ? Ou est-ce plus sûrement la volonté de s’aligner sur les pratiques des messageries adoptées en masse par les Millenials ? Une chose est certaine : les DM audio sont aussi une manière d’être plus inclusif. Et ls confirment la volonté de Twitter de donner plus d’importance aux messages directs. ⤵️

    4️⃣ La start-up française FinX s’est inspirée de la nature pour concevoir un nouveau type de moteur. Cette jeune pousse s’est inspirée du mouvement des nageoires pour développer un moteur de bateau 100% électrique et sans hélice avec l’ambition de rendre les bateaux moins polluants. Cette tech bio-inspirée repose entre autres sur l’ondulation d’une membrane flexible en caoutchouc. #Tech4Good toujours ! ⤵️

    5️⃣ SEO : 10 statistiques folles à connaître en 2020 sur le référencement naturel. Parmi les chiffres à retenir dans cette infographie, qui a cartonné cette semaine dans le FlashTweet : 3 620 modifications faites par Google à son algorithme en 2019, 8% des requêtes sont écrites sous forme de question, 30% des recherches sont géolocalisées sur Google Mobile. A avoir en tête ! ⤵️

    6️⃣ Donner du sens, tel est le mot d’ordre du marketing désormais. Selon une étude de l’Institut CSA pour LinkedIn, 83% des directeurs marketing considèrent le sens et la confiance comme essentiels dans leur future stratégie de marque. Selon les CMO interrogés, la quête de sens repose notamment sur la communication interne et les pratiques vertueuses qui s’incarnent à travers l’image et la réputation (32%), les critères d’achat de l’entreprise (30%) et ses valeurs (23%). Mais au-delà des discours sur le sens, les parties prenantes attendent… des preuves ! Ça tombe bien, c’est la baseline du #FlashTweet depuis l’an dernier 🤗 ⤵️

    7️⃣ Nvidia rachète la société ARM au japonais SoftBank pour 40 Mds$, devenant un titan des puces électroniques. Déjà n°1 mondial des puces graphiques (en pleine explosion car utilisées par les voitures autonomes pour voir la route), « le caméléon » devient n°1 des puces pour smartphones, ARM équipant en effet le coeur de la plupart de nos appareils mobiles… Nvidia est, plus que jamais, un acteur incontournable de la nouvelle économie. A lire pour comprendre ! ⤵️

    8️⃣ IDriverPlus lève plus de 14,6 M$ pour les nettoyeurs de rues autonomes. Cette technologie repose notamment sur des capteurs à ultrasons, des unités de mesure inertielle, un GPS et des capteurs anti-collision. Cette levée de fonds s’inscrit dans un contexte de crise sanitaire liée à la Covid-19. Les robots nettoyeurs se développent à la fois dans les hôpitaux, les centres de santé, les aéroports, les immeubles de bureaux et les espaces publics. ⤵️

    9️⃣ PowerZ s’inspire des jeux vidéo pour tenter de révolutionner l’apprentissage. C’est bien connu, c’est en jouant que l’on apprend le mieux. Fort de ce constat, l’EdTech française a créé une plateforme en ligne sur laquelle l’enfant accède à un monde de savoirs (maths, poésie, langage des signes, codage, etc.) dans un univers virtuel. Grâce aux dernières techniques du gaming et à l’intelligence artificielle, PowerZ veut rendre l’apprentissage scolaire aussi addictif que Fortnite. Et elle vient tout juste de lever 3 M€ pour se développer. ⤵️

    🔟 Mais que mesurent vraiment les KPI ? Pour cet expert, les dirigeants, en particulier ceux des grandes organisations, consacrent une quantité excessive de temps et d’argent à mesurer le niveau de satisfaction de leur personnel. Suivre un KPI pour suivre un chiffre n’a pas grand sens. Il explique que les KPI doivent refléter le fait que la création de valeur est à double sens : pour l’entreprise et le salarié.  A méditer ! ⤵️

    [⚡️#BonusTweet] La Banque Postale vise la neutralité carbone d’ici 2040. Pour sa 4e édition, les Assises de la Banque et de l’assurance citoyennes étaient placées sous le signe de la finance durable et inclusive. Le nouveau président du directoire Philippe Heim a annoncé un objectif ambitieux de neutralité carbone d’ici 2040, soit dix ans avant la date limite des Accords de Paris. Une édition résolument green avec plusieurs annonces. Pour les décrypter, le FlashTweet a eu la chance de pouvoir interviewer Vincent Ricordeau, président de KissKissBankBank, Catherine Charrier-Leflaive, DGA en charge de l’assurance à la Banque Postale et Antoine Lissoski, DG de CNP Assurances. Ces FlashInterviews audio s’inscrivent dans le cadre de sa série « Déconfinons les idées« , lancée pour tirer les leçons pour le monde post-Covid. Des podcasts à écouter d’urgence ! ⤵️

    Voilà, c’est tout pour l’actu innovation de la semaine ! Vous avez aimé ? N’hésitez pas à partager l’article ! RDV la semaine prochaine pour le #FlashTweetHebdo #47.

    En attendant, on se retrouve demain matin pour le #FlashTweet à 7h30 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le #FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque) ! ⚡️

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 20 septembre 2020


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  • La Banque Postale vise la neutralité carbone d’ici 2040

    La Banque Postale vise la neutralité carbone d’ici 2040

    Pour sa 4e édition, les Assises de la Banque et de l’assurance citoyennes se sont déroulées devant un public restreint à 50 personnes conséquence de la situation sanitaire. Mais elles ont été relayés largement grâce à un Live sur Twitter, LinkedIn et Yammer avec des posts façon Réseaux Sociaux pour l’interne. Les annonces se sont enchaînées en format émission de télé avec Sébastien Folin à la barre. Pour les décrypter, le FlashTweet a eu la chance de pouvoir interviewer Vincent Ricordeau, président de KissKissBankBank, Catherine Charrier-Leflaive, DGA en charge de l’assurance à la Banque Postale et Antoine Lissoski, DG de CNP Assurances dans le cadre de sa série Déconfinons les idées lancée pour tirer les leçons pour le monde post-Covid. Des podcasts à écouter d’urgence !

    Inclusif et durable : ces deux mots résument bien la tonalité des dernières Assises de la Banque Postale organisées ce mercredi à Paris, au coeur du siège social de la banque. Durable parce que cette 4e édition était résolument placée sous le signe de de la Transition écologique ; inclusif parce qu’on a beaucoup parlé de solidarité, d’engagement citoyen et surtout beaucoup d’assurance citoyenne.

    Comme l’a rappelé Catherine Charrier-Leflaive, DGA en charge de l’assurance à la Banque Postale, pendant la crise sanitaire, la banque a pris des mesures exceptionnelles et solidaires : assurance scolaire remboursée, exonération de franchise en cas de sinistre, téléconsultation gratuite, application du tarif « petit rouleur » pour l’assurance auto. Et elle n’entend pas en rester là. La DGA a lancé un gros chantier sur la Transparence qui vise à rendre compréhensible les contrats d’assurance en les traduisant en langage clair.

    Rendre les contrats d’assurance lisibles

    « A l’occasion de cette pandémie, on s’est rendu compte à quel point les personnes ne savent pas ce pourquoi ils sont assurés ou ce pourquoi elles ne sont pas assurées. L’exemple évidemment le plus marquant a tourné autour de la détresse des pros et les petites entreprises qui ont découvert qu’ils avaient une RC d’exploitation sans dommage qui ne couvrait pas les cas de pandémie » souligne-t-elle dans le podcast du FlashTweet (à découvrir plus bas). « On a une vraie responsabilité citoyenne ! »

    Mais au-delà de la lisibilité des contrats d’assurance, ce risque désormais identifié est devenu un sujet de place avec une mutualisation possible. Et c’est un sujet sur lequel le gouvernement travaille avec l’ensemble des assureurs. La piste est de travailler sur un système similaire à celui des catastrophes naturelles dans lequel les assureurs interviendraient en premier niveau et l’Etat prendrait le relai. Une bonne nouvelle !

    Signe du changement de paradigme, puisque la Banque Postale a fusionné avec CNP Assurances pour devenir un géant européen de la bancassurance, l’évènement a été renommé « Assises de la banque et de l’assurance citoyennes », sous l’impulsion de son nouveau président du Directoire, Philippe Heim. Jusqu’à présent directeur général délégué de la Société Générale, en charge des activités de la banque de détail à l’international, services financiers et assurance, il remplace Remy Weber qui a quitté la Banque Postale en août.

    La Banque Postale veut être neutre en carbone dans 20 ans

    Sur fond de crise sanitaire économique et sociale liée à la Covid 19, ce focus sur une assurance plus inclusive et plus citoyenne avait du sens. Tout comme en avait l’axe sur la Transition Ecologique et plus globalement la finance durable, qui s’inscrit dans la stratégie de la banque depuis 4 ans.

    Mais à l’occasion des Assises de 2020, Philippe Heim a voulu marquer le coup en annonçant une accélération sur le sujet de l’environnement. En effet, la Banque Postale se fixe comme objectif de devenir neutre en carbone d’ici 2040- soit 10 ans avant la date limite fixée par l’accord de Paris- sur l’ensemble de ses activités bancaires. Un sacré challenge mais que la banque devrait relever : fidèle aux engagements pris en 2018, sa filiale gestion d’actifs devrait bien basculer 100% de ses actifs en gestion ISR à fin 2020. Pour mémoire, c’est le premier gérant en France en nombre de fonds labellisés ISR (Investissement Socialement Responsable) avec 89 fonds labellisés.

    Parallèlement, engagée dans la lutte contre le changement climatique et pour accompagner la transition énergétique et écologique, CNP Assurances passe une nouvelle étape en signant les Principles for Sustainable Insurance, une initiative lancée par les Nations Unies, à laquelle la Banque Postale avait adhéré depuis 2012. Ces principes servent de cadre aux assureurs pour intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans l’ensemble de leurs activités.

    Cette politique long terme ne date pas d’aujourd’hui. En effet, CNP Assurances a adopté un plan de sortie définitive du charbon thermique et n’investit pas dans des entreprises dont plus de 10 % du chiffre d’affaires est lié au charbon thermique. Et dans le cadre de son adhésion à l’Alliance Net-Zero Asset Owner, elle mène un dialogue actionarial avec les entreprises pour s’assurer qu’elles visent la neutralité carbone. Sur ce point les résultats sont là, puisque comme l’indique Antoine Lissoski, DG de CNP Assurances, dans le Podcast enregistré avec le FlashTweet (à découvrir plus bas), « En 2019, nous avons voté contre 17% des résolutions que les sociétés proposaient et avec qui nous avions dialogué, parce qu’elles n’entraient pas dans la politique de droit de vote que nous avons arrêtée et publiée ».

    700 millions d’euros de prêts verts

    Mais ce n’est pas tout car la Banque Postale accompagne aussi la Transition Ecologique au travers des prêts verts, qu’elle a lancé en 2019, en direction des collectivités locales. Ils ont permis de financer près d’une centaine de projets autour de la mobilité propre, de l’eau, de l’assainissement, la valorisation des déchets. Montant total :  700 millions d’euros.

    Nouveauté cette année, cette offre de prêts verts est étendue aux entreprises et aux professionnels pour financer le même type de projet. Ces prêts sont assortis de conditions à respecter en matière environnementale et font donc concrètement bouger les lignes.

    Demain & Citoyen, l’appel à projets pour s’engager

    Banque citoyenne, définitivement green cette année, la Banque Postale lance aussi cette année un appel à projets « Demain & citoyen ». Destiné aux entreprises, associations, micro-entreprises et particuliers, ils devront porter sur des projets solidaires et innovants qui répondraient aux problématiques nées de la crise sanitaire ou s’inscrire dans les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU.

    Les porteurs de projets ont jusqu’au 16 novembre pour déposer leur candidature sur la plateforme KissKissBankBank. Outre les 5000 euros de dotation, ils bénéficieront de l’expertise de la plateforme de crowdfunding, ainsi que de platform58, OpenCNP et LBPAM ou encore l’Adie et l’Agence Française de Développement.

    KissKissBankBank veut devenir une maison des entreprises citoyennes

    L’autre annonce qui a marqué cette journée concerne KissKissBankBank et a été portée sur scène par Vincent Ricordeau, DG de la plateforme que le FlashTweet a eu la chance d’interviewer (à découvrir plus bas). Le très dynamique patron de KissBankBank & Co travaille sur la création d’une plateforme d’engagement citoyen à horizon 2021. L’objectif de ce portail est d’accueillir et fédérer l’ensemble des initiatives/entreprises citoyennes pour devenir une « maison des entreprises citoyennes ».

    Depuis 2017, KissKissBankBank a beaucoup grandi au travers de ses acquisitions et diversifications : aujourd’hui KissKissBankBank & Co, c’est aussi Lendopolis, qui fait de l’investissement de particulier à particulier ou de particuliers à entreprises, Goodeed, la régie solidaire dont les dons sont financés par les annonceurs et MicroDon, le spécialiste de l’arrondi en caisse et sur salaire, que la plateforme a racheté en juillet. Un vrai pôle européen du crowdfunding et du financement participatif élargi qui a collecté 30M€ en 2019 pour des projets créatifs, associatifs ou entrepreneuriaux.

    Objectif : coller aux 17 objectifs ODD de l’ ONU

     Avec ce projet de portail, KissKissBankBank veut permettre aux citoyens de pouvoir s’engager au quotidien. « On va coller aux 17 objectifs ODD de l’ONU pour le monde de demain soit meilleur, plus juste, plus ouvert, plus égalitaire, plus respectueux de l’environnement et faire en sorte que chaque citoyen puisse se diriger vers une ou plusieurs actions citoyennes sur ce portail, qui lui font de lui un citoyen plus engagé » détaille Vincent Ricordeau dans le podcast de décryptage du FlashTweet.

    Premier partenaire à rejoindre la plate-forme d’engagement citoyen, Hello Carbo est une application qui permet de calculer votre empreinte carbone en fonction de vos déplacements et de vous proposer des solutions pour compenser cette empreinte carbone.

    La 4e édition des Assises de la Banque et de l’assurance citoyennes a été résolument green et inclusive. Et on ne peut que l’applaudir ! Rendez-vous pour la 5e édition en 2021 pour suivre les progrès. #StayTuned ⚡️

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 18 septembre 2020

  • L’ère du cerveau connecté commence

    L’ère du cerveau connecté commence

    L’interface homme-machine avance à grands pas et cette nouvelle prouesse confirme que nous sommes entrés dans l’ère du cerveau connecté. Des scientifiques du département de neurologie de l’UC San Francisco ont créé une interface plug and play, c’est-à-dire qu’elle s’interface avec le cerveau sans initialisation. Le système utilise un tableau d’électrocorticographie (ECoG) de la taille d’une note Post-it. Le réseau est placé directement sur la surface du cerveau, où il surveille l’activité électrique du cortex cérébral. Donc pas besoin d’électrodes invasives dans les tissus. L’équipe a testé le système sur un individu atteint de paralysie des quatre membres, qui l’a utilisé pour contrôler un curseur d’ordinateur sur un écran. Dans un premier temps, ils ont demandé à l’utilisateur d’imaginer les mouvements de son cou et de son poignet tout en regardant le curseur bouger. Cela a conduit l’algorithme à se mettre à jour progressivement afin de pouvoir faire correspondre les mouvements du curseur à l’activité cérébrale. Les scientifiques ambitionnent d’utiliser cette technique dans des systèmes robotiques plus complexes, y compris des membres artificiels. En parallèle cette semaine, Facebook a levé le voile sur des lunettes intelligentes capables d’améliorer nos capacités auditives et de « zoomer » sur un son susceptible de nous intéresser. Deux belles prouesses scientifiques qui nous rapprochent de l’humain 3.0.

    L’e-commerce décolle…

    Une semaine marquée par la digitalisation qui s’accélère bel et bien sur fond de Covid-19. Cela se mesure notamment dans le e-commerce avec des secteurs comme la tech, la puériculture et l’équipement pour la maison qui ont connu un boom dans les achats en ligne. Cette hausse s’est accompagnée d’un changement d’état d’esprit, avec des consommateurs qui se soucient de plus en plus de l’impact des marques sur la planète. Hausse du e-commerce, et aussi digitalisation du point de vente, à l’image de Boxy, un nouveau concept de boutique 100% autonome, et expérimenté à Gennevilliers en ce moment, dans un container !

    … la voiture volante aussi

    À part ça dans le #Top10 de la semaine, à découvrir en détail dans le FlashTweetHebo : le premier vol d’essai public d’une voiture volante habitée au Japon ; BeFC  invente la pile écolo de demain à base de papier ; Human Forest  lance les vélos électriques gratuits financés par la pub ; Tout le monde peut créer une deepfake ; le lancement de la banque du climat qui veut faire pousser les GreenTech et enfin comment la digitalisation peut nous sortir de la crise.

    À retenir également cette semaine, dans les 50 news publiées par le #FlashTweet : Lucid Motors défie Tesla avec la Lucid Air ; Baidu va investir 2 Mds$ pour se lancer dans la biotechnologie ; Facebook lance Facebook Campus ; MobeeTravel rend les voyages inclusifs ; Samsung attaqué par UFC-Que Choisir ; des scientifiques créent un appareil imitant le sens du toucher ; bientôt un bac pro pour les développeurs en France ; Uber vise le 100% électrique en 2040 ; GM investit 2 Mds$ dans Nikola ; Sarbacane lève 23 M$ ; la Chine réussit son lancement de fusée réutilisable pour concurrencer SpaceX et Blue Origin.

    Besoin d’une petite session de rattrapage sur les news innovation du 7 au 11 septembre 2020 ? Le #FlashTweetHebdo #45 vous délivre chez vous,-pas besoin de sortir-, les 10 infos à ne pas rater !⚡️

    1️⃣ Des scientifiques créent une prothèse plug and play pour la communication cerveau-machine. L’équipe basée à San Francisco utilise un tableau d’électrocorticographie (ECoG) de la taille d’une note Post-it. Le réseau est placé directement sur la surface du cerveau, où il surveille l’activité électrique du cortex cérébral. Ensuite, grâce à une IA, le système apprend de l’homme ce qui évite d’avoir à mettre à jour quotidiennement l’équipement comme c’était le cas avant. Un espoir pour les paralysés. De la #Tech4Good utile ! ⤵️

    2️⃣ SkyDrive a réussi son 1er vol d’essai public au Japon avec sa petite voiture volante habitée. Le SD-03, qui est le plus petit véhicule électrique à décollage et atterrissage vertical (eVTOL), a volé durant 4 minutes au Toyota Test Field au Japon. L’objectif de SkyDrive est de commercialiser sa voiture volante, qui ressemble à un drone à 8 moteurs électriques, d’ici 2023. La start-up a d’ailleurs levé 36,6 M$ pour l’aider dans son objectif. Le 5e élément, c’est maintenant ! ⤵️

    3️⃣ Facebook a dévoilé des lunettes intelligentes promettant d’améliorer la perception auditive. Cette nouvelle technologie du Facebook Reality Labs (FRL), l’unité de recherche qui crée des casques AR et VR, nous permettrait de « zoomer » et d’améliorer les sons qui nous intéressent dans une situation réelle, tout en atténuant les bruits de fond qui pourraient gêner une conversation claire. Cette avancée est une preuve que le réseau social s’intéresse au secteur de la santé connectée. La #HealthTech, le sujet 2020 des Gafas ! ⤵️

    4️⃣ BeFC invente la pile écolo de demain à base de papier. Récompensée par le prix « 10.000 startups pour changer le monde » de La Tribune, la jeune pousse grenobloise est un spin-off du CNRS. De la taille d’une pile bouton, cette pile vise à utiliser la microfluidique, inhérente au papier, pour y adjoindre un procédé de conversion enzymatique du glucose et de l’oxygène en vue de produire de l’électricité. Le lithium, dépassé ? ⤵️

    5️⃣ La crise de Covid-19 booste l’ e-commerce et change les mentalités. A noter dans les secteurs qui ont vu le plus augmenter leur consommation en ligne : la technologie, la puériculture et les fournitures pour la maison. Selon ce sondage, 66% demandent aux marques une démarche davantage écoresponsable et 41% voudraient effectuer l’essentiel de leurs achats sur internet. C’est l’année e-2020 !  ⤵️

    6️⃣ Human Forest lance le vélo électrique en libre service financé par la publicité. Avec le Covid-19, de plus en plus de gens utilisent un vélo à assistance électrique pour éviter les transports en commun. Afin de lever l’ultime barrière du prix, la start-up britannique propose un modèle fondé sur la gratuité, car sponsorisé. Le service offre 20 minutes grâce aux réclames présentes sur l’appli mobile. Le reste est facturé 0,12 £ par minute. La start-up vient de lever 2,3 M$ pour développer son modèle. Prêt à l’adopter ? ⤵️

    7️⃣ Dans un joli petit container rouge, Boxy a installé un magasin entièrement autonome à Gennevilliers. L’expérience est une version française et fun d’Amazon Go. Après s’être inscrit sur l’application Boxy et avoir entré ses coordonnées bancaires, il suffit de scanner son QR code pour déverrouiller la porte d’entrée. À l’intérieur du magasin, une rangée de frigos remplis de sandwichs, salades, pizzas, boissons ou fromages, et des rayons de gâteaux, des pâtes, du lait ou des produits d’hygiène. Comme dans un VTC, le client sort du magasin et reçoit le reçu dans son appli… ⤵️

    8️⃣ Les deepfakes sont désormais accessibles au plus grand nombre. Il y a environ un an, le MIT avait prédit que dans un an, n’importe qui ou presque serait en mesure de créer une deepfake ; menace s’il en est sur la démocratie. C’est chose faite : un journaliste de The Verge affirme avoir réussi en quelques heures à synchroniser des lèvres sur une bande audio. « Le mécanisme de base est extrêmement simple, témoigne le journaliste. Tout ce dont vous avez besoin est d’une vidéo de votre sujet et d’un clip audio que vous voulez synchroniser. Écrasez ces deux éléments ensemble en utilisant du code et hop, vous avez une deepfake. » Simple comme bonjour ? ⤵️

    9️⃣ GreenTech : comment la banque du climat française veut les faire pousser ? Sur une enveloppe de 40 Mds€ pour le Plan Climat 2020-2024, un peu plus de 5 Mds€ seront dédiés aux GreenTech. Ainsi Bpifrance réservera 2,5 Mds€ pour soutenir près de 9 000 projets portés par des GreenTech grâce à divers outils financiers. Au programme : le doublement des aides à l’innovation dès 2021, jusqu’à 300 M€ par an ; le doublement du capital-risque pour atteindre 300 M€ ainsi que des prêts innovation sans garantie dédiés aux GreenTech à hauteur de 600 M€) ; et enfin un renforcement de l’activité fonds de fonds avec 300 M€ confiés à des fonds dédiés à la transition écologique. ⤵️

    🔟 La digitalisation peut-elle vraiment nous sortir de la crise ? Dans cette tribune, Olivier Tirmarche, DG de Light Feet Consulting et docteur en sociologie explique que « nous ne tirerons profit du digital qu’à la faveur d’un mariage entre les sciences« . Pour le sociologue, « ce mariage passe notamment par le fait d’accorder de l’importance aux diagnostics relationnels en amont des changements, par la formation des profils techniques ou gestionnaires à l’analyse sociologique ou par la constitution d’équipes pluridisciplinaires dans la conduite des transformations« . Un bon programme ! ⤵️

    Voilà, c’est tout pour l’actu innovation de la semaine ! Vous avez aimé ? N’hésitez pas à partager l’article ! RDV la semaine prochaine pour le #FlashTweetHebdo #46.

    En attendant, on se retrouve demain matin pour le #FlashTweet à 7h30 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le #FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque) ! ⚡️

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 13 septembre 2020


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  • Neutralité carbone : les Gafam donne le la

    Neutralité carbone : les Gafam donne le la

    L’heure serait-elle enfin à la réelle prise de conscience des Gafam en matière d’écologie ? Ce qui est sûr c’est que l’heure est à l’action avec deux annonces clés cette semaine, qui vont dans le même sens. Elles témoignent que les colosses de la Silicon Valley ont décidé de prendre le sujet à bras le corps et d’entraîner d’autres grosses entreprises dans leur sillage. Microsoft avait déjà pris des engagements forts pour être carbon négatif, en s’engageant à éliminer plus de carbone que l’entreprise en a émis depuis sa création en 1975. Pour aller plus loin, il a lancé mardi 21 juillet l’initiative « Transform to Net Zero » avec 8 grands groupes mondiaux (Nike, Starbucks, Unilever, mais aussi Danone et Mercedes…). Objectif : partager leurs recherches et stratégies d’atteindre un bilan carbone neutre d’ici 2050. Le même jour, Apple s’engageait à être neutre en carbone d’ici 2030, et ce sur l’ensemble de ses activités, c’est à dire y compris sur sa chaîne d’approvisionnement. La société, déjà neutre sur sa partie commerciale, assure que l’ensemble de ses produits n’auront plus aucun impact sur la planète à cette date. Mais comme le rappelle l’ONU, la neutralité carbone des entreprises repose bien souvent sur la compensation carbone : pour compenser leurs émissions de CO2, elles investissent dans des projets verts.

    Dave à la rescousse chez Apple

    En l’occurence, Apple a publié une feuille de route sur dix ans détaillant certaines des actions qu’elle prévoit de mener. Parmi elles, figure l’utilisation d’un nouveau robot, surnommé Dave, pour récupérer les matériaux du moteur haptic des iphones qui sont retournés pour le recyclage. Ce dernier sert à fournir un retour d’information haptique aux propriétaires de montres, tablettes, smartphones et ordinateurs portables de la société.

    Twitter officialise travailler sur un abonnement

    Une semaine également marquée par Twitter qui accélère le recrutement d’abonnés monétisables au T2 2020, en hausse de 34% à 186 M d’utilisateurs actifs quotidiens. Une performance largement saluée en Bourse, en dépit d’un CA en recul de 19% sur un an, à 683 M$, reflétant la reprise modérée de la demande publicitaire. Justement. Le PDG de Twitter en a profité pour confirmer mener une réflexion, certes encore très précoce selon ses mots, mais visant à diversifier son modèle économique, ce qui pourrait passer par un abonnement. Une rumeur évoquée dans le FlashTweetHebdo #42.

    Leboncoin s’empare des petites annonces d’eBay

    À part ça dans le #Top10 de la semaine : Le TGV futuriste de la SNCF sera sur les rails pour les JO de 2024 ; les deepfakes permettent de perfectionner les véhicules autonomes ; le TOP 50 des entreprises les plus innovantes ; Leboncoin rachète les petites annonce d’eBay ; Bioprinting Solutions a réussi à imprimer des tissus humains dans l’espace ; pour Elon Musk, Neuralink sera capable de streamer de la musique dans votre cerveau ; FingerTrak peut traduire en 3D les positions de la main ; le bilan numérique de la décennie.

    TikTok fait « toc toc » à la porte des USA

    Sans oublier cette semaine dans les 50 news publiées par le #FlashTweet : Tesla réussit à être profitable sur un exercice complet ; TikTok promet 10 000 emplois aux USA et y ajoute un fonds de 200 M$ pour les créateurs américains ; les vélos hyper-connectés Cowboy lèvent 26 M$ ; Google AI réalise des progrès sur le dépistage du cancer de la prostate ; la Chine dépasse les 100 M d’abonnés 5G ; AB Tasty lève 40 M$ pour accélérer aux USA ; 50% de l’humanité est désormais sur les réseaux sociaux ; le chinois Xpeng lève 500 M$ pour concurrencer Tesla.

    Besoin d’une petite session de rattrapage sur les news innovation du 20 au 24 juillet 2020 ? Le #FlashTweetHebdo #44 vous délivre chez vous,-pas besoin de sortir-, les 10 infos à ne pas rater !⚡️

    1️⃣ Apple vise la neutralité carbone en 2030. À ce stade, par le biais des compensations carbone, les entreprises n’auront « plus d’impact sur le climat » – elles auront en fait compensé ce qu’elles auront émis. Dans le même temps, Microsoft qui avait annoncé vouloir être carbone négatif à horizon 2030, souhaite partager des technologies utiles à la réduction des émissions de CO2 et même à la décarbonation. Cela se fera dans le cadre de l’initiative Transform to Net Zero, qu’ont déjà rejoint 8 autres grands groupes parmi lesquels Unilever, Mercedes, Danone ou Nike. ⤵️

    2️⃣ La SNCF annonce son TGV du futur sur les rails à partir des JO de Paris 2024. Le groupe français maintient la commande de 100 rames malgré la crise. Il mise sur « un concentré d’innovations inédites » avec plus de modularité, de connectivité, de passagers (+20%) et des coûts de maintenance en baisse de 30%. Alors qu’Hyperloop mise tout sur la vitesse, la SNCF parie elle sur l’écologie avec 97% de matériaux recyclables. ⤵️

    3️⃣ Twitter confirme tester l’option des abonnements pour diversifier ses sources de revenu. Nous en parlions dans le FlashTweetHebdo il y a deux semaines avec la découverte du projet Gryphon, Jack Dorsey l’a confirmé aux investisseurs : il travaille sur un abonnement, mais précise immédiatement que le projet est très précoce. S’il est improbable que la plateforme devienne payante pour ses abonnés, l’une des pistes plausibles est l’accès à des fonctions spécifiques pour les social media managers. ⤵️

    4️⃣ Oxbotica s’appuie sur une tech proche des deepfakes pour améliorer les voitures autonomes. L’IA de la start-up britannique génère des milliers d’images photo-réalistes qui seront utilisées par les caméras ds voitures. L’idée est de multiplier les situations possibles sans avoir à tester l’auto en situation réelle. Si la société explique que ça ne remplacera pas des tests IRL, elle fait plutôt office de simulateur pour voitures autonomes. ⤵️

    5️⃣ En 2020 Huawei est la société du TOP 50 des entreprises les plus innovantes qui a le plus percé. Si Apple, Alphabet et Amazon trustent toujours le podium, le chinois, n°1 mondial de la 5G, a gagné 42 places pour s’imposer au 6e rang. C’est ce qui ressort de l’infographie du FlashTweet qui a été la plus partagée cette semaine. Huawei est juste derrière Samsung, Microsoft, Amazon, Alphabet et Apple, qui a gagné au passage deux places pour devenir l’entreprise la plus innovante. À noter également la progression d’Alibaba (+16 places), désormais 7e, devant IBM, Sony, Facebook et Tesla !  ⤵️

    6️⃣ Coup de tonnerre dans les petites annonces : Adevinta, la maison-mère de Leboncoin, met la main sur eBay Classified Groups. La transaction, de 9,2 Mds$, va permettre au norvégien, dont l’essentiel de l’activité repose sur la plateforme française Leboncoin, de contrôler une myriade de sites comme Gumtree et Kijiji. eBay recevra 2,5 Mds$ en numéraire et le reste sous formes d’actions (540 M de titres), soit 44% du capital d’Adevinta. ⤵️

    7️⃣ La start-up russe Bioprinting Solutions a réussi à imprimer des tissus humains dans l’espace. La prouesse, réalisée à bord de la Station spatiale internationale, date en réalité de 2018, mais elle n’est révélée que maintenant, lors de l’annonce du partenariat avec KFC sur l’impression 3D alimentaire. But pour la chaîne de fast-foods : proposer des nuggets de poulet plus sains tout en restant aussi proche que possible du poulet KFC, en termes de goût et d’apparence. L’entreprise américaine mise sur cette technologie de bio-impression, qui utilise des cellules de poulet ainsi que des végétaux, pour éviter de tuer des animaux. La machine, Bioprinter Organ.Aut, permet aussi d’imprimer des os et du cartilage. À quand un humain totalement imprimé en 3D ? ⤵️

    8️⃣ Neuralink, l’interface homme-machine d’Elon Musk, permettra selon lui de streamer de la musique dans notre cerveau. Une technologie qui irait plus loin que la conduction osseuse. Le dirigeant donnera plus de détails sur Neuralink le 28 août. Parmi ses espoirs, aider les patients atteints de maladies neurologiques comme Alzheimer ou Parkinson. Ils seront les premiers éligibles aux tests, qui consistent à insérer de petites électrodes dans le cerveau via de minuscules trous réalisés au laser. ⤵️

    9️⃣ FingerTrak modélise les mouvements de la main en 3D et pourrait révolutionner l’AR et la VR. La technologie, une solution basée sur un bracelet qui utilise des caméras thermiques pour suivre les mouvements de la main en 3D, est capable de reproduire les 20 positions des articulations des doigts à partir des contours du poignet du porteur. Ce wearable pourra être utilisé pour traduire le language des signes, les interactions hommes-machines ou encore la #VR. Une innovation qui va plus loin que le contrôleur du casque VR Valve Index. ⤵️

    🔟 Que retenir du bilan numérique de la décennie ? Avènement des médias sociaux et des smartphones, toute puissance des GAFAM, IA qui est en train de devenir utile au quotidien, dématérialisation de l’économie dont l’apogée est intervenue avec le Covid-19… Autant de ruptures qui posent de nouvelles préoccupations pour les marques à l’avenir : les interfaces post-écran, la data literacy ou l’inclusion numérique. Un tour d’horizon très complet réalisé par Fred Cavazza qu’on ne peut résumer ici : à lire absolument ! ⤵️

    Voilà, c’est tout pour l’actu innovation de la semaine ! Vous avez aimé ? N’hésitez pas à partager l’article ! RDV à la rentrée après la trêve estivale pour le #FlashTweetHebdo #45.

    En attendant, on se dit à demain matin, attention : à 9h, pour le #FlashTweetSummer ! Retrouvez le meilleur de l’innovation de la saison écoulée, toujours sur Twitter. Le FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque, le samedi c’est repos ) !

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 26 juillet 2020


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  • Place nette dans l’espace

    Place nette dans l’espace

    L’espace de demain sera à l’image de la Terre : plus propre. C’est ce qu’ambitionne de réaliser l’Agence spatiale européenne (ESA) en confiant cette périlleuse et noble mission à la start-up Clear Space. La jeune pousse basée à Lausanne en suisse commencera son travail en 2025 en lançant le premier exemplaire du satellite dit « désorbiteur ». Son rôle sera de faire dévier de sa trajectoire l’un des étages de la fusée Vega lancée en 2013. Un déchet situé dans l’espace à une orbite de 660 km, qui sera redirigé vers l’atmosphère terrestre afin de s’y désintégrer.

    Nettoyer l’espace à l’heure de la conquête spatiale

    Alors que les débris spatiaux se sont considérablement multipliés ces dernières années dans l’espace, la tâche semble ardue pour la start-up qui n’emploie à ce jour que 5 personnes, et bientôt 20. C’est en fait une prouesse qui consacre l’agilité et l’innovation du modèle start-up : en effet, Clear Space a battu dans cet appel d’offres les géants Airbus et Thales !

    L’enjeu du nettoyage de l’espace est devenu crucial car il conditionne en partie le succès de la nouvelle conquête spatiale. Celle-ci est animée par les États-Unis qui veulent retourner sur la Lune, la Chine et l’Inde qui ne feignent pas leurs ambitions de s’imposer en puissance de l’espace, et des sociétés privées : Starlink qui veut connecter la Terre à internet avec ses satellites, One Web, récemment racheté par le UK, qui veut son alternative à Galileo, le GPS européen, ou Virgin Galactic, qui avance à grands pas sur le tourisme spatial. Les années 2020 seront donc celles de l’écologie sur terre et dans l’Espace

    Amazon vous évite de passer à la caisse

    Une semaine également marquée par Amazon qui lance une nouvelle offensive dans le retail, renforcé qu’il est par la crise du coronavirus, avec des chariots intelligents. Baptisé Dash Cart, ces chariots permettent, via la technologie « Just Walk Out », de détecter automatiquement les produits et d’éviter de passer en caisse. Le monde d’après est juste là, qui risque de rendre obsolète le métier de la caisse à terme !

    Le Wi-Fi littéralement sous l’eau

    À part ça dans le #Top10 de la semaine : Twitter établit un nouveau record avec 1 Md de téléchargements depuis le Google PlayStore ; des chercheurs développent un WiFi sous-marin laser ; le gaming, un secteur à plusieurs milliards qui n’a pas fini de progresser ; ShopLoop, la nouvelle plateforme de shopping vidéo de Google ; Microsoft défie Google sur l’EdTech avec Kano ; Stretch, le 1er appareil de HelloRobot, veut abaisser les coûts de l’aide robotique à domicile ; des chercheurs ont mis au point un wearable médical avec du papier et un crayon ; Robots, drones et surveillance : l’avenir inattendu de la médecine.

    Zoom lance son appareil, Uber dans les Transports Public

    Sans oublier cette semaine dans les 50 news publiées par le #FlashTweet : YouTube va dire aux créateurs combien ils gagnent exactement pour 1000 vues ; un algorithme peut détecter le stress post-traumatique ; l’app d’actualité Brief se lance contre le FOMO et les FakeNews ; avec CoreWebVitals, Google va prendre en compte l’UX dans le ranking SEO ; Zoom lance un appareil dédié au télétravail ; l’app Mmhmm dépoussière les webconfs sur Zoom et consorts en s’inspirant de Twitch ; en France, le CNNum a proposé de mettre fin aux forfaits fixes illimités ; le pacte de transfert des données entre l’Europe et les USA est rompu ; Uber s’immisce dans les transports publics ; la nouvelle API de Twitter promet d’améliorer les applications tierces ; La Poste va pouvoir stocker des données de santé ; Instagram lance une nouvelle page de shopping ; Snapchat copie l’UX de TikTok. 

    Besoin d’une petite session de rattrapage sur les news innovation du 13 au 17 juillet 2020 ? Le #FlashTweetHebdo #43 vous délivre chez vous,-pas besoin de sortir-, les 10 infos à ne pas rater !⚡️

    1️⃣ L’agence spatiale européenne débute sa mission pour nettoyer l’espace. Elle compte pour cela sur la start-up suisse Clear Space, qui a battu les géants Airbus et Thales en appel d’offres. Sa première mission sera de désaxer de son orbite le premier étage de la fusée Vega. Lancée en 2013, ce déchet est situé à 660 km dans l’espace, et est voué à se désintégrer dans l’atmosphère terrestre. Comme d’autres à venir… ⤵️

    2️⃣ Amazon déploie des chariots de course intelligents anti-Covid19. Après avoir racheté la chaîne de distribution Whole Foods et déployé ses magasins cashless, le géant américain, grand gagnant du confinement, surfe sur les besoins de distanciation sociale : il lance un chariot de course intelligent. Bardé de capteurs, équipé d’une caméra et d’un écran, il peut suivre les achats des clients de façon automatique afin qu’il n’aient pas à s’agglutiner en caisses pour payer. ⤵️

    3️⃣ Twitter établit un nouveau record avec 1 Md de téléchargements depuis le Google Play Store. La plateforme sociale entre dans le club hyper sélect des applications milliardaires, qui n’en compte que 25 à ce jour ! Beaucoup d’entre elles sont détenues par Google comme Maps et Search, ou par Facebook (Instagram, Messenger) et même Samsung. Raisons de ce soudain regain d’intérêt pour Twitter ? Il s’est imposé comme la source d’information prioritaire lors la crise de coronavirus et du mouvement Black Lives Matter. Sans oublier la présidentielle US … ⤵️

    4️⃣ Des chercheurs développent un Wi-Fi sous-marin laser. Cette prouesse, mise au point par les scientifiques du King Abdullah University of Science and Technology, laisse entrevoir la possibilité de connexions internet non pas sans fil, mais sans câbles sous-marins. Des équipements extrêmement coûteux et complexes à installer. L’une des applications est d’imaginer des Datacenters sous l’eau. Pour l’instant limité à un cas d’usage basique comme un appel Skype, la technologie en est encore à ses balbutiements : en effet, l’environnement aquatique ralentit les ondes ! Un #MustFollow ⤵️

    5️⃣ Gaming : un secteur à plusieurs milliards. La tendance ne vous a sans doute pas échappée : les jeux vidéo sont partout et ils s’imposent de plus en plus comme des plateformes sociales. Fortnite (avec le concert du rappeur Travis Scott), Minecraft (utilisé par Microsoft comme levier pour le e-learning) ou pendant le confinement, Animal Crossing (plébiscité par des annonceurs pour y faire la promotion de leurs produits) en sont les exemples les plus marquants. Dans cette infographie, revoyez l’historique de ce marché, révisez vos chiffres clés, et prenez connaissance des prévisions. Déjà trois fois plus gros que le box office, le gaming avoisinera les 200 Mds$ en 2023 ! De quoi largement dépasser son statut de simple bien culturel. ⤵️

    6️⃣ ShopLoop, Google teste une plateforme de shopping vidéo. C’est la dernière innovation du centre de R&D de Google. Couplant la puissance de l’influence et du format vidéo, le géant américain y ajoute une brique prometteuse : le short form vertical. Google surfe sur le boom du social commerce (que confirme Instagram cette semaine avec l’ajout d’un espace Shopping), et du phénomène TikTok : il imagine des vidéos de produits présentés en 90 secondes par monsieur et madame tout le monde. Il est à parier qu’avec ce format, Google va changer l’e-commerce. ⤵️

    7️⃣ Microsoft défie Google sur l’EdTech avec Kano. Déjà très porté sur l’éducation, Microsoft investit 1 M$ dans la start-up britannique Kano. La jeune pousse a connu un franc succès pendant le confinement. Elle fabrique des ordinateurs portables éducatifs pour apprendre aux plus jeunes à coder et à construire leur propre PC. Et alors que Google est devenu leader dans les écoles américaines avec son Chromebook avec 60% du marché, Microsoft (22% devant Apple à 18%) entend refaire son retard. ⤵️

    8️⃣ Stretch, premier appareil de HelloRobot, veut abaisser le coût de l’aide robotique à domicile. L’idée vient d’Aaron Edsinger, ex-directeur de la robotique de Google, et de Charlie Kemp, professeur à Georgia Tech. Plutôt que d’imaginer un robot humanoïde certes mignon mais peut-être un peu gauche, le duo a préféré un bras articulé, moins sexy, mais plus efficace et surtout moins cher. Sa force repose sur sa capacité à saisir des objets, ce qui pourrait en faire un bon candidat à l’aide aux seniors. Son prix est pour l’instant de 18 k$ mais il pourrait baisser avec l’échelle. Mais il est déjà moins cher que ses concurrents : le PR2 de Willow Garage coûte des centaines de milliers de dollars et pèse 220 kilos. Et surtout, les créateurs ont imaginé Stretch comme une plateforme destinée aux chercheurs qui l’adapteront comme ils se souhaitent. ⤵️

    9️⃣ Des chercheurs de l’Université du Missouri ont mis au point un wearable médical avec du papier et un crayon. Tout repose sur cette découverte : les crayons, dont la mine est composée à 90% de graphite, peuvent conduire assez d’énergie pour que ces données soient exploitables. En clair, le graphite peut être utilisé comme électrode. Dans le même temps, la flexibilité du papier permet de placer la feuille n’importe où sur le corps : un bout de peau, dans une articulation par exemple. Avantage : ces matériaux sont abondants et ne coûtent rien. Cette découverte permettrait de réaliser de petits wearables, déployables à grande échelle. Ou de tester des cas d’usages hyper personnalisés ! ⤵️

    🔟 Robots, drones et surveillance : l’avenir inattendu de la médecine. Alors que la crise du Covid-19 a rappelé le sous-financement de la santé, elle met en lumière l’absence de moyens pour la transformation numérique. Et pourtant, la technologie est un outil efficace pour améliorer l’efficacité des soignants et générer des gains de productivité. Ainsi l’intelligence artificielle accélère le diagnostique radiologique et la télémédecine évite du temps de transport. Cependant, la crise a aussi révélé de nouvelles applications innovantes. Le danois UVD Robots déploie des robots désinfectants grâce aux UV, d’autres robots savent surveiller les symptômes du Covid-19. Sans oublier les drones qui peuvent livrer des médicaments à des malades en toute sécurité. Parallèlement, on voit aussi se multiplier les entreprises certifiées hébergeurs de données de santé, comme Oracle ou La Poste.  ⤵️

    Voilà, c’est tout pour l’actu innovation de la semaine ! Vous avez aimé ? N’hésitez pas à partager l’article ! RDV la semaine prochaine pour le #FlashTweetHebdo #44.

    En attendant, on se dit à demain matin ! Retrouvez l’actu innovation avec le FlashTweet à 8h00 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque, le samedi c’est repos ) !

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 19 juillet 2020


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  • « La crise a été un wake-up call sur la digitalisation »

    « La crise a été un wake-up call sur la digitalisation »

    Le FlashTweet lance une série « Déconfinons les idées » pour comprendre ce que crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid 19 change dans les entreprises. Un 1er rendez-vous inauguré par Karine Picard, DG d’Oracle France. Cette FlashInterview est un nouveau format, résolument audio, différente de la version vidéo qui existait. Le FlashTweet s’appuie sur la nouvelle fonctionnalité des Tweets vocaux de Twitter pour créer le  » 1er podcast made in Twitter ». Pour le rendre plus interactif et faire entendre la voix de la communauté d’innov’acteurs du FlashTweet, le hashtag #AskKarinePicard permettait de poser des questions à la DG d’Oracle.

    Pour inaugurer ce nouveau rendez-vous inédit initié par le FlashTweet, nous avons la chance d’accueillir Karine Picard, directrice générale d’Oracle France. Le moment est important : après deux mois de confinement et deux autres mois de déconfinement, la France vit une véritable accélération de sa transformation digitale. Un processus que supportent les entreprises, des TPE aux grands groupes, en passant par les PME. Pas le choix : pour se relancer, le digital est plus que jamais un actif stratégique. Il permet de maintenir un minimum d’activité grâce au télétravail, de continuer à réaliser des ventes en distance via le e-commerce, de continuer de maintenir le lien avec ses clients avec les webinars et événements en streaming, et de garder une continuité de service grâce au cloud. Autant dire qu’Oracle est positionné au coeur de ce marché en plein effervescence. Marché qui a la particularité, surtout en France, de réclamer plus de protectionnisme et de souveraineté.

    Casser le prix du cloud

    Pour adresser cette problématique de prix et de souveraineté, l’américain a dégainé pendant le confinement. Primo, il s’est lancé dans une guerre des prix contre Amazon. Oracle Cloud WorkLoad Estimator, un site qui permet aux entreprises d’estimer le prix de revient du cloud Oracle comparé à la concurrence, Amazon Web Services en tête. Oracle est clair : il est moins cher qu’Amazon. Et quelle plus belle publicité que le gain du budget Zoom en plein confinement… La star des visioconférences, passée de 10 à 300 M d’utilisateurs, a confié son cloud à Oracle. Dans le même temps, il a gagné la plateforme de communication 8×8, jusque là cliente d’Amazon. Pourquoi ? Elle réduisait ainsi ses coûts de 80% par rapport à Amazon Web Services. Le prix est un avantage compétitif crucial alors que les entreprises vont devoir se mettre au cloud pour se relancer, mais que leur trésorerie est affectée par le recul de l’économie mondiale.

    Localiser les données en France

    Secundo, Dedicated Region Cloud@Customer, ou la réponse de l’américain aux enjeux de souveraineté. Alors que 65% des entreprises françaises estiment que la localisation des données en France est importante et que l’Europe a initié son cloud souverain Gaia X, Oracle entend les rassurer en leur offrant une offre de cloud hybride, dans laquelle les données sont stockées sur site, derrière le pare-feu de l’entreprise, dans son pays. Cet autre affront à Amazon relève du tour de force car l’offre inclut l’ensemble des produits Oracle. Un cinquantaine, de l’Infrastructure-as-a-Service Oracle Cloud Infrastructure au Software-as-a-Service avec Oracle CRM, ERP et SCM en passant par le Platforme-as-a-Service incluant Autonomous Database et les Digital Innovation Services dédiés au big data, à la blockchain et même au machine learning. Cette offre, la plus complète du marché, démarre à 500 k$ par mois pour 3 ans, avec une gestion à distance par Oracle et une mise à jour des innovations. Elle s’adresse à des très très grosses entreprises mais leur évite de s’occuper de toute l’infogérance derrière. Crédit Agricole est un des premiers clients français à l’avoir adopté.

    Penser le monde d’après

    Mais une telle transformation ne serait pas envisageable sans une acculturation des équipes au digital. Sur ce point, Karine Picard nous rappelle que cela passe par une implication des métiers et de chaque département. Elle souligne aussi l’importance que la direction ait une vision de là où doit aller l’entreprise et de ses priorités. Ceci doit permettre d’identifier les processus qu’il faut digitaliser en premier. C’est l’intérêt de solutions comme l’ERP NetSuite, qui permet d’accompagner la croissance ou la reprise de l’entreprise, en adaptant la bonne dimension selon ses besoins. Un dernier conseil pour aborder ce « monde d’après » : toujours consacrer une part de ses investissements au digital, et ne pas penser la technologie selon sa situation à l’instant T, mais sa situation dans 3 ans.

    FlashTweet : Bonjour Karine Picard, je suis ravie de te retrouver après l’Oracle OpenWorld de Londres où nous avions déjà parlé de Transformation Numérique dans ce restaurant parisien pour ce premier déjeuner post-confinement. Oracle a fait quelques annonces surprenantes pendant le confinement, qui m’ont interpellées. Et j’avais envie de déconfiner les idées avec toi et de tirer les leçons de ce confinement : qu’est-ce que tu as mis en place chez Oracle France et qu’est ce que cette crise a changé en interne ?

    Karine Picard : Bonjour Emmanuelle, je suis ravie de te retrouver à Paris. Tout d’abord c’est vrai que cela a été une période assez étonnante pour tout le monde. Pendant cette période, nous avons découvert 3 éléments principaux: les employés avaient besoin de beaucoup plus de communication, de manière beaucoup plus régulière, et pas seulement sur des éléments RH. Ils avaient besoin qu’on leur ouvre leurs chakras sur d’autres sujets. Chaque semaine, on a crée un France Connect, où on invitait des leaders d’opinion, des médecins, des leader de la France digitale pour discuter de sujets qui les touchaient. lls pouvaient interargir, poser leurs questions et cela a permis de garder le lien entre nos employés. On s’interdisait de le faire avant. On pensait que le virtuel empêchait l’engagement mais dans ce contexte-là, le virtuel a accru l’engagement. On va continuer à le faire, sans doute tous les mois à compter de septembre. La deuxième chose qui m’a frappée, c’est que les employés avaient besoin de fierté, ils voulaient être fiers de la société pour laquelle ils travaillaient, fiers de l’engagement que la société pouvait avoir et le fait qu’Oracle ait donné des plateformes de tests thérapeutiques aux État-Unis ou à d’autres pays, ou le fait qu’on se soit rapproché de l’Institut Pasteur pour faire des dons et soutenir la recherche pour le vaccin : tout cela les a aidé à surmonter cette crise parce qu’ils avaient besoin de se sentir utiles et de travailler pour une entreprise qui faisait le bien et qui avait du sens.

    FT : Pendant le confinement vous avez fait une annonce surprenante qui dénote un changement chez Oracle. Vous avez dit que vous pouviez concurrencer Amazon sur le terrain du prix. Peux-tu revenir sur ces annonces et nous en expliquer les raisons ?

    KP : La crise nous a permis de montrer la valeur de notre cloud nouvelle génération. D’une part parce que des sociétés qui étaient en pleine croissance sont venues nous voir. Si on prend l’exemple de Zoom qui est passé de 10 millions à 300 millions d’utilisateurs, ils ont eu un besoin d’extrême sécurité, de performance à un prix abordable. Ils se sont rendus compte qu’Oracle Cloud Infrastructure était la seule plateforme où on pouvait avoir la sécurité, la performance, le service et le coût. De même, la société 8×8, spécialisée dans la vidéoconférence, a baissé ses coûts de 80% sur les réseaux. On s’est aperçu que notre élément différentiateur de performance et de sécurité était encore plus valorisant avec le coût. Aujourd’hui on peut clairement dire qu’Oracle Cloud c’est le plus performant mais aussi le moins cher. Et pour le prouver Larry Ellison a mis en place un site internet pour comparer les coûts : Oracle Cloud WorkLoad Estimator permet en fonction de ses charges, de ses serveurs, de calculer combien ça coûte par rapport à Amazon Web Services. Aujourd’hui avec la crise on s’aperçoit que des sociétés ont besoin d’avoir ces performances ultimes parce qu’elles sont en croissance mais il y a aussi les sociétés qui cherchent à réduire les coûts à tout prix alors elles vont commencer par l’infrastructure en premier, au lieu de licencier. Renault nous a par exemple fait confiance sur OCI [Oracle Cloud Infrastructure] parce qu’ils essayent de diminuer tous les coûts structurels possibles avant de toucher l’humain. On va voir de très grandes entreprises françaises aller vers notre cloud pour ces raisons : une infrastructure performante, sûre et moins chère. Ce n’était pas un domaine dans lequel on nous attendait, on nous considérait parfois comme plus cher, or cela fait déjà plusieurs années que nous sommes, même sur les applications, extrêmement compétitifs face à des SAP ou des Salesforce.

    FT : Larry Ellison a annoncé la semaine dernière un cloud sur cloud public on-premise. Ce qui est intéressant est que vous avez une offre permettant de conserver les données chez le client. Peux-tu m’expliquer en quoi cela consiste ?

    KP : Pour remettre les choses dans leur contexte, les questions de souveraineté et de protectionnisme, à cause de la crise sanitaire, vont se développer économiquement, sanitairement mais aussi technologiquement. C’était donc important de répondre à ce besoin de protectionnisme pour certains clients : les gouvernements, les grandes entreprisses financières ou les sociétés de défense. On avait déjà travaillé sur le Cloud@Customer pour certains clients mais on s’est aperçu que c’était une demande donc on a développé Dedicated Region Cloud@Customer. Cela veut dire que l’on peut installer toute notre plateforme – pas que l’infrastructure mais aussi de la Platform-as-a-Service, les solutions SaaS, derrière les parefeux du clients, dans son datacenter chez lui en France. Il en aura donc le contrôle sauf que toute la maintenance, les innovations et la gestion sont effectuées par Oracle. Donc il a quand même toute la valeur d’un cloud tout en étant très protégé et isolé du monde extérieur. C’est la valeur du cloud public derrière son pare-feu et sur son site. Crédit Agricole a déjà commencé à implémenter Cloud@Customer, l’État d’Oman aussi et une société japonaise. On sait qu’en France c’est une offre qui va résonner pour pas mal de très gros clients. Le prix est de 500 k$ par mois avec engagement de 3 ans. Mais c’est aussi indexé sur l’usage après la souscription.

    FT : Quels conseils donnerais-tu à une entreprise ou à un entrepreneur pour accélérer sur la TransfoNum, dans la mesure où beaucoup de sociétés ont dû accélérer sur le digital avec cette crise ? Et quels retours as-tu de grosses PME qui ont pu accélérer grâce au cloud et réduire leurs coûts ?

    KP : La crise a été un wake-up call sur la digitalisation pour beaucoup. Pour certains cela a été la douche froide quand d’autres ont été ravis d’avoir investi ces dernières années. Croire que l’on peut faire sans la technologie est un leurre. On n’a évidemment pas tous les mêmes moyens mais il est important dans son métier d’identifier les processus qu’il faut absolument digitaliser parce qu’on a par exemple des besoins de croissance. S’il s’agit de conquête de parts de marché, on va travailler sur le CRM. Si on a besoin de recruter, on va digitaliser sa RH. Si on a un besoin de réduire ses coûts IT, on va investir sur le cloud. Il faut donc bien identifier par rapport à sa stratégie où est-ce que la technologie va avoir un effet très rapide en termes de coûts et de bénéfices. C’est vrai que beaucoup de petites entreprises ont été très affectées car elles avaient besoin de cash alors que l’accès au capital n’était pas aussi facile. On a aussi vu des sociétés du Next40 comme Doctolib qui nous a choisi pour notre ERP NetSuite, et qui était au premier rang lors de la crise avec la télé-consultation. Je pense que cela va bouleverser le secteur médical. Il y a aussi le bel exemple d’O2Feel, une belle start-up française qui construit des vélos électriques et qui a choisi notre ERP NetSuite pour supporter sa croissance attendue à 60% par an pendant trois ans et son développement international. Ce genre de grosse start-up a besoin d’un coeur de métier solide qui repose sur une techno qui marche quoiqu’il arrive et, surtout, qui scale et peut s’adapter au développement de son business. Je pense qu’il ne faut pas penser la technologie pour la situation à laquelle on est à un instant T, mais où on veut être dans 3 ans. C’est l’intérêt du cloud : on adapte les machines à votre croissance. Il faut évidemment les fonds pour le faire mais il faut garder dans ses plans d’investissement une part pour la technologie car elle aidera toujours à un instant T.

    FT : Dans les questions de la communauté FlashTweet, commençons par celle de Guy Mamou-Mani qui concerne la politique de protection des données. Peux-tu me dire quelle est celle d’Oracle en la matière ?

    KP : Nous sommes conformes au RGPD. Par ailleurs on essaye d’obtenir toutes les certifications pour les données extrêmement sensibles comme les données de santé. Nous sommes désormais certifiés. J’étais avec Korian l’autre fois, qui a notre ERP Cloud. Avec leur activité de maison de retraite, liée à la santé, ils sont intéressés par notre certification. On travaille évidemment à obtenir la certification Secnum Cloud, à être le premier américain à être certifié. En attendant, on a cette offre Cloud@Customer car les données sont stockées dans le pays, et seul le client a accès à la donnée. Je pense que cela permet de garantir la notion de souveraineté. On continuera à être certifiés sur toutes mes normes que le gouvernement mettra en place pour assurer la meilleure garantie à nos clients.

    FT : Une autre question de Catherine Lardy : comment une entreprise qui n’est pas forcément technologique pour accélérer sur le digital ?

    KP : L’essentiel, petit ou grand, est de commencer par des processus de numérisation qui sont au coeur du métier. Il faut que ça ait un effet immédiat sur le client, pour en voir les bénéfices. Il faut partir d’un parcours. Par exemple le parcours du courtier en assurances, ou le parcours du vendeur en magasin, ou le parcours client. Cela doit être très concret, afin de voir comment la technologie peut faire gagner plus de clients, améliorer le service ou la qualité de vie des employés. Cela va permettre de faire rentrer la technologie progressivement dans l’entreprise et d’avoir des bénéfices rapides. Il y a des sociétés qui peuvent aider sur ces notions de parcours client. Nous l’avons beaucoup fait chez Oracle avec le Customer Journey Mapping ou l’Employee Journey Mapping, afin de digitaliser au bon endroit. Il faut voir quel est l’enjeu stratégique qui va permettre la croissance ou la reprise, comme en ce moment.

    FT : Nous continuons avec une question de Pierre Cappelli qui trouve que la question de l’acculturation numérique est peu posée en amont, quelle est ta position ? Que faudrait-il faire pour que ce soit mieux pris en compte en interne par les entreprises et que le numérique ne fasse pas peur ?

    KP : Je pense qu’il ya deux axes. D’abord, choisir des solutions qui ont un usage proche de ce que les gens utilisent chez eux. On voit que la technologie que l’on consomme à la maison est souvent beaucoup plus moderne que celle des entreprises (c’était l’inverse il y a 20 ans). Chez Oracle, on travaille beaucoup à avoir des technologies sur mobile et accessibles avec la voix. Faire une note de frais en disant « Je veux faire une note de frais d’un ticket de taxi » est plus simple que d’aller dans un logiciel. Si quelqu’un utilise Siri de manière quotidienne pour appeler sa famille, il peut aussi le faire pour faire une note de frais ou une demande d’achat. Donc aujourd’hui on essaye d’emporter ces technologies dans l’usage de l’entreprise. Cela permet un changement de culture. C’est important aussi d’embarquer des millenials. À un moment donné chez Oracle, on avait du reverse mentoring entre notre comité de direction et nos internes, car ils connaissaient bien les réseaux sociaux et nous ont appris beaucoup. C’est une bonne manière d’apprendre et de changer la culture d’entreprise. On est revenu de l’idée de Chief digital/innovation officer. On s’est aperçu que si l’innovation n’était pas gérée par les métiers au sein de chaque département, c’était extrêmement dur de changer. Je pense qu’on est sur quelque chose de plus intrinsèque à chaque métier. Il faut une appropriation des collaborateurs et une vision de la direction : une vision sans pourquoi, c’est très compliqué. La direction doit expliquer les bénéfices et ne pas nier les changements. Il faut être très clair.

    FT : Nous avons une dernière question également de Pierre Cappelli : faudrait-il un ministère du Numérique et comment l’imaginerais-tu ?

    KP : En tant que société technologique, nous apprécions d’avoir un interlocuteur dédié et apprécions travailler avec Cédric O et ses équipes. C’est un vrai avantage. En revanche, c’est vrai que lorsqu’on voit l’importance du numérique pour la transformation écologique, industrielle, économique et même de l’école – faite à distance pendant 3 mois… la technologie est au coeur de chaque ministère aujourd’hui. Il est important qu’elle ait sa place. Est-ce que c’est un secrétaire d’État, est-ce que c’est un ministre ? C’est important que le gouvernement montre que sans le numérique, on ne pourra pas revenir à la croissance et relancer l’économie, ni éduquer nos enfants. En tout cas, nous avons envie d’un interlocuteur qui agisse de manière transverse car cela touche à l’intégralité des ministères.

    FT : Merci beaucoup Karine d’avoir accepté d’inauguré cette nouvelle série Déconfinons les idées. Merci d’avoir relevé le défi !

    KP : Merci à toi et à la communauté du FlashTweet pour ces questions ! Elle est toujours aussi active et engagée sur ces sujets.

    FT : Effectivement, nous avons eu des questions super pertinentes qui ont fait avancer le sujet ! C’était un super exercice que de leur demander de poser des questions. A refaire très vite.

    Paris, le 15 juillet 2020

    Interview Karine Picard Oracle Podcast Tech TransfoNum
    Karine Picard invitée spéciale du 1er Podcast Tech made in Twitter avec les tweets audio
    sur les leçons pour le monde d’après

    A lire aussi la FlashInterview vidéo de Karine Picard sur la stratégie d’Oracle, réalisée à Londres pendant l’Oracle OpenWorld Europe 2020.

  • Twitter pari gagnant ?

    Twitter pari gagnant ?

    Tout est parti d’une offre d’emploi… et à la fin de la journée, Twitter prenait 12% en Bourse. L’entreprise a en effet publié cette semaine une offre d’emploi annonçant Gryphon, décrite comme «la création d’une plate-forme d’abonnement, qui pourra être réutilisée par d’autres équipes à l’avenir». Le nouveau groupe d’ingénieurs Web, poursuit l’annonce, travaillera en étroite collaboration avec l’équipe des paiements et le groupe Twitter. Cette petite annonce encore vague a immédiatement enflammé la Bourse, qui imagine déjà une nouveau modèle économique, allant jusqu’à parler… de payant. Une hypothèse peu probable tant elle dénaturerait le réseau social, et risquerait de créer un modèle à deux vitesses. Pour Mark Zgutowicz, analyste chez Rosenblatt Securities, un Twitter payant est très peu probable.

    Une plateforme payante en préparation pour Twitter

    Si l’on se réfère à ce que déclarait l’ex-COO de la plateforme en 2017, Anthony Noto , il n’est pas impossible que le réseau social facture certaines de ses fonctions, par exemple au sein de TweetDeck, ou encore de la Data. Alors que Twitter dépend à 84% de la publicité, les investisseurs font pression pour qu’il se diversifie. La crise du Covid-19 a aussi largement impacté les dépenses publicitaires. Une diversification arriverait donc au bon moment. Un pari gagnant pour le monde d’après !

    La FrenchTech au top en Europe

    Une semaine également marquée par la FrenchTech qui s’impose sur le marché européen, particulièrement dans la FinTech, selon un rapport de la banque d’affaires britannique GP Bullhound. Parmi les étoiles françaises, Qonto, vue comme un potentiel futur titan de la finance, mais aussi Payfit, ou sur le terrain de l’AssurTech, la start-up Alan.

    À part ça dans le #Top10 de la semaine : Voxe, la CivicTech pivote pour cibler les femmes ; Comment les BigTech font leurs milliards ; Amazon propose des smartphones reconditionnés ; Comment Monoprix forme ses collaborateurs à la culture data driven ; Les hôpitaux de Marseille s’équipent d’un robot pour mieux traiter le cancer ; Slatch, l’app qui traduit automatiquement vos messages et Yann Lecun qui revient sur « la révolution inattendue de l’intelligence artificielle ».

    L’Unicef investit dans la Blockchain

    Sans oublier cette semaine dans les 50 news publiées par le #FlashTweet : OneWeb se fait racheter par le gouvernement anglais pour avoir une alternative à Galileo après la sortie de l’Union Europennes ; L’Unicef investit dans des projets humanitaires utilisant la Blockchain ; Twitter teste des Fleets collaboratifs pour renouveler le genre de la Story ; Uber se renforce dans le food delivery avec l’acquisition de Postmate ; Les USA envisagent d’interdire TikTok ; Le Kenya premier pays connecté à Internet par Loon ; Instagram remplace l’onglet Activité par le Shopping ; La pub digitale en recul de 8% en France au S1 2020 ; LinkedIn met un pied dans l’audio ; Elon Musk promet une voiture autonome de niveau 5 d’ici la fin de 2020.

    Besoin d’une petite session de rattrapage sur les news innovation du 6 au 10 juillet 2020 ? Le #FlashTweetHebdo #42 vous délivre chez vous,-pas besoin de sortir-, les 10 infos à ne pas rater !⚡️

    1️⃣ Twitter travaille sur une plateforme d’abonnement, nom de code : Gryphon. Il n’en a pas fallu plus pour que le titre bondisse en Bourse de 12% alors que les investisseurs attendent une diversification du modèle économique de l’entreprise. Mais pas de méprise : il est très improbable que le réseau social prépare une version payante de son service, tant elle serait antinomique avec sa raison d’être qui est de rester accessible à tous. Twitter pourrait cependant faire payer certains services à valeur ajouté pour les marketers ou social media managers. Une affaire à suivre de près ! ⤵️

    2️⃣ La French Tech fait une percée dans le top 50 des start-up européennes les plus prometteuses. D’après un rapport de la banque d’affaires britannique GP Bullhound, les FinTech Qonto, Payfit ou encore l’AssurTech Alan font figure de pépites en devenir. Sur le SaaS, la plus prometteuse serait Algolia. Le classement recense aussi l’éditeur de jeux vidéo Voodoo, ou BackMarket et ManoMano sur le e-commerce. ⤵️

    3️⃣ AI Writer, le projet entre réseau social et magie, veut vous faire converser avec des intellectuels disparus. L’initiative folle émane du romancier et magicien Andrew Mayne, qui s’appuie sur un générateur de texte d’Open AI. Les personnages numérisés, comme Marie Curie, Allan Edgar Poe ou HG Wells, peuvent « répondre » à des questions sur leur travail, « expliquer » des théories scientifiques ou « donner leur avis ». Bluffant ? ⤵️

    4️⃣ La CivicTech française Voxe pivote vers l’empowerment féminin, son nouveau challenge. La start-up de Léonore de Roquefeuil a ainsi délaissé son chatbot pour une newsletter quotidienne qui dispense des conseils et des informations axés autour de cinq verticales : le travail, l’argent, l’environnement, l’administratif et la culture. Un must have pour les WomenInTech !⤵️

    5️⃣ Google, Amazon, Microsoft… comment les GAFAM réalisent des milliards de dollars de ventes ? Dans cette infographie particulièrement appréciée cette semaine dans le FlashTweet, replongez-vous dans les business model des géants du numérique. Vous verrez qu’Apple dépend moins de l’iPhone que par le passé grâce aux services, qu’Amazon ne tire que la moitié de son CA du e-commerce, mais que Google et Facebook restent dépendants de la publicité, ou que Microsoft est très équilibré. ⤵️

    6️⃣ Amazon chasse sur les terres de l’occasion en proposant en France des smartphones reconditionnés avec Recommerce. Certains y verront une façon pour l’américain de revenir sur le marché des smartphones après l’échec du Fire Phone. C’est en fait une opportunité de concurrencer la pépite frenchy BackMarket, devenue l’un des leaders du reconditionné, ou de tenter de couper l’herbe sous le pied du fameux Refurb d’Apple. ⤵️

    7️⃣ Comment Monoprix a insufflé en deux ans une culture data driven à ses équipes. L’enseigne parisienne travaille avec l’américain Tableau Software (Salesforce) pour faire monter ses collaborateurs en compétence sur la Data. Concrètement, la stratégie s’appuie sur les outils de data visualisation de la société, qui permettent d’améliorer l’efficacité de certaines actions commerciales et marketing. Données de caisses, données issues des programmes fidélité, réseaux sociaux : l’enjeu est d’expliquer comment telle donnée influe sur la dynamique commerciale et pourquoi telle campagne de promotion a bien fonctionné. Comme le dit, Arnaud Foujols, Directeur Performance, Digital Transformation et Data chez Monoprix, « La donnée est le carburant de la croissance » !

    8️⃣ Les hôpitaux marseillais s’équipent d’un robot de radiothérapie pour traiter plus efficacement le cancer. C’est un bon exemple de robotique appliqué à la santé. Avec le CyberKnife S7 acheté 4,7 M$ et développé par Accuray, l’hôpital Nord de Marseille veut perfectionner le traitement des cancers grâce à cette machine qui émet des rayons avec une très grande précision, permettant de protéger les tissus sains. ⤵️

    9️⃣ Slatch, l’outil français qui traduit automatiquement vos messages ! Dans les faits, l’utilisateur écrit un message texte ou enregistre un message audio dans sa langue maternelle, puis sélectionne la langue de son interlocuteur. L’app se chargera alors de traduire son message. Slatch (iOS et Android) fonctionne également lors de vidéoconférence. Il suffit d’appuyer sur le bouton d’enregistrement pour enregistrer sa réponse. Une petite révolution bien pratique en perso ou en pro ! ⤵️

    🔟 L’inventeur du deep learning, le français Yann Lecun, revient sur la révolution « inattendue de l’IA ». Dans cette longue interview, le patron du laboratoire FAIR de Facebook, revient par exemple sur l’une des contributions de l’antenne de son laboratoire à Paris. Elle consiste à développer un système qui identifie la position d’un corps humain presque en temps réel dans une vidéo, pour toutes les personnes présentes à l’image. Objectif de cette détection de personne : améliorer la réalité virtuelle dans lesquels notre avatar adopte notre pose grâce à une simple caméra, sans autre capteur. Traduction en terme d’applications commerciales : essayer des vêtements virtuellement, changer de coiffure, maquillage… !

    Voilà, c’est tout pour l’actu innovation de la semaine ! Vous avez aimé ? N’hésitez pas à partager l’article ! RDV la semaine prochaine pour le #FlashTweetHebdo #43.

    En attendant, on se dit à demain matin pour le retour de l’actu innovation avec le FlashTweet, désormais à 8h00 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque, le samedi c’est repos ) !

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 12 juillet 2020


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  • Le temps de l’ange-GAFAM

    Le temps de l’ange-GAFAM

    Dans le monde post-Covid, les GAFAM continuent d’affirmer leur leadership : après avoir aidé les États sur le plan sanitaire pendant le confinement en produisant des masques, des respirateurs ou encore en débloquant des millions de dollars, ils continuent de les épauler sur des sujets régaliens comme la formation.

    Microsoft et LinkedIn à la formation…

    C’est ainsi que Microsoft a annoncé cette semaine son ambition de former pas moins de 25 millions de personnes dans le monde afin d’adapter leurs compétences à un monde qui a vécu une transition digitale accélérée. Le géant de Redmond va s’appuyer pour cela sur ses plateformes maison : LinkedIn et GitHub. L’objectif est de pouvoir délivrer des certifications (Azure, Office 365…). Là où Microsoft frappe fort, c’est en analysant les compétence les plus demandées sur LinkedIn afin d’y mettre en face les bonnes compétences.

    …avec Google à la rescousse

    De son côté, Google a présenté son plan de relance Grow With Google pour aider au moins 10 millions de PME en Europe. Il s’agit d’une plateforme de formation pour aider les petites entreprises à se former aux outils Google via des formations et conseils d’experts. Rien qu’en France, des cours en ligne dispensés sur la plateforme Coursera seront de la partie et devraient concerner 100 000 personnes. Avec à la clé, un certificat professionnel ! 

    Amazon sur le No Code

    Dans le même temps, alors que la trésorerie de nombreuses sociétés ne permet pas forcément de recruter de coûteux développeurs mais que le besoin d’opérer sa transformation digitale est devenu impérieux, Amazon y apporte une réponse : Honeycode, sa plateforme de « no-code ». Beaucoup de start-up ont déjà investi ce terrain, comme la franco-américaine Bubble. Avec Amazon dans le game maintenant, on peut résolument penser que le secteur va s’accélérer. Rappelons que le principe est de permettre aux professionnels ne sachant pas coder, de produire des services en ligne et apps fonctionnels à moindre frais. Trois initiatives fortes qui, comme le plan Marshall à l’époque, vont profiter au monde et aider à la reconstruction !

    Facebook fait front aux annonceurs…

    Une semaine également marquée par Facebook contraint de durcir sa modération face au boycott des annonceurs qui devient massif. Le réseau social va ainsi signaler les contenus qui enfreignent ses règles et ajoutera à tous les posts et encarts publicitaires liés aux élections des liens renvoyant aux informations officielles des autorités. Une inititive jugée trop timide alors que le nombre d’annonceurs qui soutiennent la campagne #StopHateForProfit ne cesse de grossir : 750 entreprises à date, dont 200 en 24h ! Et l’autisme de Mark Zuckerberg risque de lui jouer des tours. Ce qui a fait dire à l’ancien patron d’Unilever Paul Polman « C’est un coup de semonce pour Facebook. Je pense qu’il va relever le défi. S’il ne le fait pas, il va rejoindre le cimetière des éléphants« .

    …Pendant que les influenceurs s’organisent

    Social media encore, parallèlement cette semaine, des influenceurs et des créateurs de contenus ont publié une déclaration d’indépendance et la formation d’une association professionnelle autonome, connue sous le nom d’American Influencer Council, à l’occasion du dixième anniversaire de la Journée des médias sociaux. Un groupe de lobbying qui veut faire entendre sa voix, peser dans le débat et démontre que le secteur se professionnalise encore un peu plus. 2020, le grand virage social !

    Twitch explose et Discord devient mainstream

    À part ça dans le #Top10 de la semaine : Twitch explose son record d’audience ; HeHop utilise la Blockchain contre les violences faites aux femmes ; Les erreurs SEO les plus courantes que vous allez désormais éviter ; Hi Marley simplifie les sinistres et la relation avec votre assureur ; Deep Tech Founders veut aider les chercheurs à devenir entrepreneurs ; Comment Discord est devenu mainstream.

    Telsa imprime des molécules, Société Générale s’offre Shine, Amazon se lance dans la voiture autonome…

    Sans oublier cette semaine dans les 50 news publiées par le #FlashTweet : Tesla va imprimer des molécules contre le Covid-19 ; Facebook met fin à Lasso et Hobbi, censées rivaliser avec TikTok et Pinterest ; Un gant intelligent permet de traduire le langage des signes de façon fiable ; Facebook présente des lunettes pour la réalité virtuelle ; The Mom Project lève 25 M$ pour aider les mères à retrouver un emploi après leur congé maternité ; Lenovo se lance dans la e-santé ; Google rachète les lunettes connectées North ; Société Générale s’offre Shine ; Apple serre la vis sur le ciblage pub ; Oracle France certifié hébergeur de données de santé ; le MIT crée un robot pour tuer le Covid-19 avec des UVC ; Google liste désormais des produits gratuits ; Amazon a déboursé 1 Md$ pour racheter Zoox et se lancer dans la voiture autonome et enfin l’Europe spatiale accélére.

    Besoin d’une petite session de rattrapage sur les news innovation du 29 juin au 3 juillet 2020 ? Le #FlashTweetHebdo #41 vous délivre chez vous,-pas besoin de sortir-, les 10 infos à ne pas rater !⚡️

    1️⃣ Microsoft veut former 25M de professionnels au numérique pour les aider dans le monde post-Covid-19. Pour cela le géant de Redmond va identifier les jobs ayant le plus de demande sur LinkedIn et y mettre en face les bonnes compétences. Microsoft a lancé un portail, WorkForce Data, pour fournir des informations sur les compétences et les lacunes du marché de l’emploi. La société a aussi identifié les 10 emplois les plus demandés. En somme, Microsoft prend le problème à la racine. ⤵️

    2️⃣ Face au boycott des annonceurs (#StopHateforProfit), Facebook revoie sa copie et durcit la modération du contenu. Il aura fallu que des mastodontes comme Coca-Cola, Honda ou Verizon touchent le réseau social au porte-monnaie pour que celui-ci commence à modérer les contenus. Il va ainsi signaler les messages qui enfreignent ses règles et ajoutera à tous les posts et encarts pubs au sujet des élections des liens renvoyant aux informations des autorités. Mais pour l’heure, l’avancée a été jugée trop timide et la colère monte parmi les annonceurs : ils sont 750 à date ! ⤵️

    3️⃣ Twitch explose son record d’audience et s’impose comme le leader du streaming pour les jeunes. Selon un rapport de Streamlabs et Stream Hatchet, la plateforme, détenue par Amazon, a enregistré une hausse de son audience de 62,7% : elle atteint 5 Mds d’heures regardées du T1 au T2. Ce chiffre a également augmenté de 83,1% en glissement annuel. Du coup, il consolide la place de Twitch comme leader du secteur avec 67,6% de parts de marché. ⤵️

    4️⃣ HeHop veut lutter contre les violences faites au femme grâce à la Blockchain. Cofondée par Sandy Beky, très investie pour la cause des femmes, cette association, qui signifie Help for Hope, a donné naissance à une app reposant sur la Blockchain. Objectif : certifier des preuves (audio, photos, vidéos) de violences ayant lieu dans des huis clos, afin de fournir des éléments irréfutables et infalsifiables, chiffrés sur un serveur. #MustFollow ⤵️

    5️⃣ SEO : quels sont les erreurs les plus souvent commises ? Cette infographie, la plus consultée cette semaine dans le FlashTweet, est l’occasion de remettre à plat son SEO sur 3 plans : erreurs techniques, de référencement et d’exploration. Dans le top 3 des problèmes les plus courants figurent les erreurs de liens, de métatags et de redirection. Pour tout savoir, c’est par ici !⤵️

    6️⃣ Google va aider 10 millions de PME européennes à se remettre le pied à l’étrier et se relever de la crise. Le géant américain lance notamment une plateforme de formation à ses outils comme Google My Business ou Smart Campaigns. Au menu, 1 000 heures de cours pour 100 000 personnes par an rien qu’en France. Avec une croissance qui ralentit sur fond de baisse des investissements pub, Google essaie aussi de sauver sa dynamique. En somme, un win-win et un intérêt bien compris ! ⤵️

    7️⃣ Amazon lève le voile sur Honeycode qui aide les professionnels à développer des services web sans savoir coder. Alors que la vague du no-code grandit, Amazon pourrait mettre à profit sa puissance et son cloud AWS pour prendre une position dominante. Un outil précieux pour les entreprises qui n’ont pas forcément les moyens de se payer des développeurs mais doivent investir le digital pour se remettre de la crise. Honeycode peut répondre à plusieurs besoins : permettre de créer une application de suivi des tâches pour une petite équipe jusqu’à un système de gestion de projet qui gère un flux de travail complexe. ⤵️

    8️⃣ HiMarley propose de disrupter la gestion de sinistre et la relation client avec son assureur. Basée à Boston, la plateforme AssurTech, qui a levé 8M$ cette semaine pour se développer, repose sur une Intelligence Artificielle et un chatbot : ces outils permettent de centraliser les informations entre un assureur, les différentes parties prenantes, et l’assuré. But : faciliter la relation. ⤵️

    9️⃣ DeepTech Founders veut aider les chercheurs à transformer l’essai dans l’entrepreneuriat. Le programme s’article en deux phases : une première avec Inside The Lab, durant laquelle les scientifiques sont aidés 2 heures par semaine sur le business model, la création du produit ou la recherche de clients. Et la deuxième partie de l’accompagnement s’appelle Outside The Lab : les chercheurs testent le market fit de leur solution en allant à la rencontre de clients potentiels ou bien d’industriels. L’équipe de Deeptech Founders compte 50 membres. ⤵️

    🔟 Comment Discord est passée de l’ombre à la lumière. Un article de fond pour comprendre cette plateforme, prisée dans un premier temps de l’Altright américaine, puis des gamers, est devenu un vrai réseau social mainstream. D’ailleurs, Discord est désormais valorisé 3,5 Mds$, après avoir bouclé une opération de 100 M$ cette semaine. Au coeur du succès, un énorme travail de modération avec 15% du staff dans l’équipe Trust & Safety. ⤵️

    Voilà, c’est tout pour l’actu innovation de la semaine ! Vous avez aimé ? N’hésitez pas à partager l’article ! RDV la semaine prochaine pour le #FlashTweetHebdo #42.

    En attendant, on se dit à demain matin pour le retour de l’actu innovation avec le FlashTweet, désormais à 8h00 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque, le samedi c’est repos ) !

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 5 juillet 2020


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  • Réseaux sociaux : l’heure du copycat

    Réseaux sociaux : l’heure du copycat

    Vous avez remarqué ? Les réseaux sociaux se copient tous ! Quelle mouche a piqué Instagram pour qu’il dégaine un copycat de TikTok ? C’est simple : le géant chinois des réseaux sociaux et ses 2 Mds de téléchargements est en train de siphonner l’audience d’Instagram, qui était pourtant la locomotive du groupe Facebook. Mark Zuckerberg lui-même le concède : « L’équipe qui a mis au point TikTok est la plus forte, la plus réfléchie et la plus agressive de toutes les entreprises technologiques que j’aie jamais rencontrées en Chine« .

    En lançant Reels (notamment en France), des vidéos de 15 secondes en tout point équivalentes à celle du chinois, Insta veut récupérer cette audience. Alors que Facebook avait tenté de racheter TikTok en 2016, ce n’est que l’histoire qui se répète : en 2013, le même Facebook avait offert 3 Md$ à Evan Spiegel pour reprendre Snapchat. Ce dernier, du haut de ses 23 ans, refusa. Alors Instagram développa ses propres stories et devint leader avec 200M d’utilisateurs par jour.

    Ce n’est pas tout : YouTube aussi, fort de son audience d’influenceurs, lance un copycat de TikTok, disponible depuis mobile. À la traîne sur les réseaux sociaux, Google retente sa chance.

    Dans le même temps, alors que tout le monde s’est mis aux stories, de Messenger à YouTube en passant par Twitter avec Fleets (pour l’heure seulement au Brésil ), voilà que LinkedIn lance les siennes en France ! Une annonce qui aurait pu sembler étrange il y a quelques années encore, mais qui correspond simplement à l’évolution de nos codes de communication. De la même façon que la messagerie qui a fini par être disponible sur tous les canaux, la story essaime à son tour.

    Nous assistons ainsi à une convergence des réseaux sociaux, pour ne pas dire une uniformisation, à l’issue de laquelle on peut se demander s’ils vont finir par tous se ressembler à force de se copier. Mais face à une telle concurrence, ils n’ont d’autre choix que de s’adapter pour éviter de perdre des parts de marché, alors que les utilisateurs eux, veulent juste retrouver leurs fonctionnalités préférées peu importe la plateforme. Partant de là, il n’est pas impossible qu’un jour LinkedIn emprunte ainsi à TikTok !

    Une semaine également marquée par les nouvelles frontières de la technologie de pointe qui ont encore été repoussées : d’un côté des scientifiques ont prouvé qu’il était possible de réaliser une téléportation quantique, en transportant l’information plutôt que la matière. De l’autre, Fujitsu et Riken ont repoussé les limites du supercalcul avec un ordinateur haute fréquence presque 3x plus rapide que son concurrent le plus proche d’IBM. Good news : il est déjà utilisé dans la lutte contre le Covid-19.

    À part ça dans le #Top10 de la semaine : la grande interview du patron de Twitter France Damien Viel ; Canva lève 60 M$ pour disrupter le web design appliqué au CM et marketing et pèse 6 milliards de dollars ; les chiffres des métiers du futur de la com et du marketing ; pourquoi Facebook a installé son antenne sur l’IA à Paris ; Virgin Galactic et la NASA préparent un programme pour le tourisme spatial et le grand guide 2020 des newsletters.

    À retenir également cette semaine dans les 50 news publiées par le #FlashTweet : Microsoft Teams s’attaque au marché des particuliers ; Carrefour France ouvre sa propre marketplace alimentaire ; une IA veut aider les clubs de foot à gagner ; Google Photos désormais sur une carte ; l’Apple Watch va aider les médecins à suivre le vieillissement à distance ; Waymo et Volvo s’allient sur la voiture autonome ; Facebook lance l’app Forecaste pour réunir les gens autour des prédictions de l’avenir ; Honeywell annonce l’ordinateur quantique le plus puissant ; Google ne gardera plus les données de localisation aussi longtemps ; Swile (ex-Lunchr) lève 70 M€ ; Deep01, une IA qui détecte les AVC.

    Besoin d’une petite session de rattrapage sur les news innovation du 22 au 26 juin 2020 ? Le #FlashTweetHebdo #40 vous délivre chez vous,-pas besoin de sortir-, les 10 infos à ne pas rater !⚡️

    1️⃣ Instagram lance Reels, un véritable copycat de TikTok afin d’attirer la génération Z. Face au succès galopant de l’application chinoise (2 Mds de téléchargements), Facebook réagit. Avec Reels, il reprend la recette du succès de TikTok : réalité augmenté, doublage de chansons, téléportation (avec fond vert), le tout en moins de 15 secondes. Alors que Zuckeberg avait failli racheter TikTok en 2016, il contre-attaque, fidèle à son habitude ! ⤵️

    2️⃣ Fugaku : tel est le nom du nouveau supercalculateur le plus puissant du monde. La machine est japonaise, repose sur une architecture ARM (utilisée pour les mobiles), a été co-développe à Kobe par Fujitsu et Riken et développe une puissance de 415,5 pétaflops, soit 2,8 fois plus que Summit d’IBM, le concurrent le plus proche. Il est déjà utilisé pour diagnostiquer le Covid-19 et étudier sa propagation. Un bel exemple d’application. ⤵️

    3️⃣ Damien Viel évoque les pistes d’évolution de Twitter. Le réseau social, qui ne cesse d’évoluer, va accélérer sur la possibilité de consulter des listes de contenus sur des thèmes sans devoir s’abonner à des comptes : un recentrage en perspective ? Par ailleurs, le patron de Twitter France évoque la possibilité de masquer le nombre d’abonnés ou les likes, afin de favoriser les échanges apaisés. Et alors que les tweets vocaux arrivent en France, les stories Fleets testées au Brésil, devrait arriver chez nous. Après le signalement des tweets de Trump aux Etats-Unis, Damien Viel dévoile que Twitter pourrait faire de même en France. #ALire ! ⤵️

    4️⃣ Canva pèse 6 milliards de $ et saute dans le collaboratif. La start-up australienne, aux 30M d’utilisateurs mensuels dans le monde, vient de lever 60 M$, doublant sa valorisation. En effet, Canva a profité de la Covid19 pour lancer un outil de brainstorming destiné à collaborer sur des travaux en temps réel. Objectif : remplacer les bons vieux post-it par une version numérique. Connue pour ses nombreux templates de design pour le web et les réseaux sociaux, la start-up, fondée en 2012, prend aujourd’hui un virage sur le collaboratif !  #MustFollow ⤵️

    5️⃣ Marketing et communication : quels seront les métiers du futur ? Premier enseignement de l’enquête du cabinet Fed Business auprès des professionnels du secteur :  60% se disent sereins face aux évolutions et se sentent capables de s’adapter aux métiers dans le futur. Trois facteurs majeurs sont à l’origine des mutations des métiers : le développement des réseaux sociaux (cité à 65%), la data (64%) et l’IA (45%). #MustRead pour une tendance sur l’avenir de ces métiers ⤵️

    6️⃣ LinkedIn lance les stories en France. L’Hexagone, et ses 20M de membres, est le 1er pays européen à bénéficier de cette nouvelle fonctionnalité. Cependant, pas de révolution par rapport aux stories d’Instagram : c’est même la sobriété qui domine. Mais elles introduisent un nouvel usage sur le réseau social professionnel avec des contenus courts et plus casual. Le FlashTweet a testé pour vous et vous donne des pistes de contenus : partager un événement, des coulisses, fêter le gain d’un client, faire vivre sa vie de son bureau…. ou bien encore travailler la marque employeur à peu de frais ! ⤵️

    7️⃣ Pourquoi Facebook a préféré Londres à Paris pour son centre de recherche autour de l’IA ? FAIR Paris est l’un des trois principaux laboratoires d’IA de Facebook dans le monde, avec New York et Menlo Park. Il héberge 30 chercheurs et 20 ingénieurs de recherche, dirigés par Yann LeCun. Ce dernier était préoccupé par le fait que des laboratoires rivaux comme DeepMind et Microsoft Research occupaient déjà le terrain à Londres. Selon Yann LeCun, Paris détient l’écosystème des talents le plus ouvert. Et n’oublions pas que le père du deep learning, qui n’est pas étranger à cette implantation dans l’Hexagone, est lui-même français ! ⤵️

    8️⃣ Téléportation quantique : des scientifiques démontrent qu’elle est possible ! Plutôt que de transporter la matière d’un endroit à un autre, la téléportation quantique, imaginée par Einstein, transporte l’information liée à la matière. Cette trouvaille promet de révolutionner le développement des ordinateurs quantiques. Et peut-être même l’idée d’internet ! ⤵️

    9️⃣ Virgin Galactic et la NASA vont former des astronautes privés, augurant un tourisme spatial. Virgin Galactic a signé un accord avec l’agence spatiale américaine pour développer un programme de préparation des astronautes orbitaux privés pour des missions vers la Station spatiale internationale (ISS). Ce partenariat fait suite à la décision de la NASA d’ouvrir l’ISS plus largement, dans un objectif commercial. ⤵️

    🔟 Newsletters : le guide 2020 pour vous mettre à jour sur les bonnes pratiques. Dans cet article synthétique de Marie Dollé, vous pouvez retrouver une carte de ce marché en proie à un nouvel essor. Elle regroupe tous les acteurs, les outils incontournables à connaître, ainsi que les nouveaux enjeux, dont le community building. À lire sans plus tarder ! ⤵️

    Voilà, c’est tout pour l’actu innovation de la semaine ! Vous avez aimé ? N’hésitez pas à partager l’article ! RDV la semaine prochaine pour le #FlashTweetHebdo #41.

    En attendant, on se dit à demain matin pour le retour de l’actu innovation avec le FlashTweet, désormais à 8h00 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque, le samedi c’est repos ) !

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 28 juin 2020


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