Auteur/autrice : Emmanuelle Leneuf

  • Flash sur VivaTech 2021

    Flash sur VivaTech 2021

    C’est reparti ! Premier événement Tech en Europe à accueillir du public, VivaTech 2021 a rouvert ses portes la semaine dernière entre le 16 et le 19 juin au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris. Organisée de manière hybride, en présentiel et en ligne, l’évènement s’est déroulé sur une superficie réduite à 25 000 mètres carrés, versus 56 000 mètres carrés en 2019.

    1400 exposants & 140 000 visiteurs

    Côté chiffres, VivaTech 2021, c’est 1 400 exposants, 400 intervenants, 140 000 visiteurs, dont 26 000 sur place. Voilà pour les chiffres officiels donnés par les organisateurs. Mais en réalité, cette cinquième édition était un peu particulière, avec des allées aux trois quart vides et des conférences au public clairsemé, en particulier le vendredi et le samedi. Sans aucun doute la conséquence des contraintes liées à la présentation d’un pass sanitaire et de l’interdiction pour beaucoup de sortir dans les entreprises…sans oublier l’absence des clients étrangers et des Gafas qui n’avaient pas fait le déplacement !

    La Fête est finie ?

    Bref une édition en demi-teinte, sans annonces phares, mais que le FlashTweet était très content de retrouver ! Cependant, il y avait dans ce cru 2021, un petit côté « La Fête est finie » avec des participants un peu groggy, et qui avaient un peu du mal à retrouver leurs marques sur ce qui a longtemps été l’évènement phare de la Tech française !

    Reste que cette édition a acté le fait que la Transformation Numérique est en cours dans les entreprises et les projets sont désormais inscrits dans le dur. Désormais, le sujet sur la table pour les entreprises est la transition écologique et la diversité.

    La transition écologique au coeur

    Et ce n’est bien évidemment pas un hasard si c’était la thématique centrale choisie par VivaTech.  «La Technologie au service de la planète» a permis d’explorer les solutions pour intégrer les innovations de demain avec l’environnement. Une tech aussi plus inclusive, -l’autre bataille de fonds à mener-, qu’il s’agisse de pallier aux biais inhérents à une intelligence artificielle quasiment uniquement développée par des hommes, ou d’inclure les exclus du numérique, un peu largué sur ce front.

    De la transition énergétique, à la tech4good et aux innovations internationales exposées à VivaTech, en passant par le Luxe qui opère sa mue numérique, que faut-il retenir de VivaTech 2021 ?

    Les stars de VivaTech 2021

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    L’eHang est doté de 16 rotors sur des pales en carbone ultra légères.

    Présent à VivaTech 2021 cette année, eHang est l’un des premiers projets de drone taxi. En 2016 au CES de Las Vegas, il avait déjà fait sensation. Il est actuellement capable de transporter deux passagers sur un parcours de 35km en autonomie. Le pilote quant à lui se trouve au sol et pilote à commande le drone qui suit une trajectoire pré-programmée. L’eHang a déjà à son palmarès plus de 10 000 vols, notamment au Japon et en Corée. La start-up chinoise, qui a installé son centre R&D à Lyon est actuellement en discussion pour créer un trajet entre la gare Part-Dieu et l’aéroport St-Exupéry. La firme chinoise fera une nouvelle démonstration pour les Jeux Olympiques de 2024 et planifie la commercialisation de son drone taxi en 2030.

    Voiture volante prête à décoller

    Enorme surprise à VivaTech 2021 avec la voiture volante hollandaise de PAL-V , prête à s’envoler. La fiction a rattrapé la réalité avec cet hybride roulant et volant. Composée de 3 roues, d’un rotor principal et d’une hélice à l’arrière qui se déploient, le PAL-V Liberty pèsera 660kg à vide. Sur route, sa vitesse maximale est de 160 km/h et avec un plein elle peut parcourir environ 1 300 km. Son autonomie en vol affiche seulement 400km. Le déploiement est prévu en 2022. Le prix de base est de 300 000 euros. Et déjà 40 véhicules sont en production !

    Spot le robot 360°

    De la taille d’un gros chien, le robot Spot a été conçu par l’entreprise Boston Dynamics. Présente à VivaTech 2021, la start-up nantaise Intuitive Robots, est, quant à elle, chargée de la distribution du robot depuis 2014. Elle accompagne des entreprises dans la programmation et dans l’ajout d’équipements du robot Spot. Avec son capteur #RTC360, il voit à 360° et peut se déplacer sur des terrains accidentés.

    Et c’est toujours aussi impressionnant de se retrouver face à Spot, mélange d’effroi et de fascination pour un robot dont on presque l’impression qu’il est humain !

    Cap sur Caps, le drône monospace français

    Autre sensation sur VivaTech 2021, mais cette fois, bien française avec le taxi volant de CAPS. Cette innovation volante permettra à n’importe qui de se déplacer d’un point A à un point B grâce à une application. Ce drone volant autonome ne peut transporter qu’une personne à la fois pour une durée de 15min (environ 20km) pour la modique somme d’un à deux euros par kilomètre. Une première exploitation commerciale est prévue à horizon 2025.

    Robot concierge-ami à selfie et danseur !

    Distributeur de NAO et de Pepper, propriétés de SoftBank Robotics, la start-up suisse Avatarion Technology créé des solutions personnalisées pour les robots humanoïdes de service. A Vivatech 2021, elle a montré son savoir-faire dans l’hôtellerie avec ce robot qui fait le check-in des clients. Mais aussi dans l’évènementiel avec la possibilité de prendre un selfie Love tout mignon ou de le voir danser à la fin de la journée du samedi !

    Transition énergétique : la French South Tech en force

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Le stand de la région Sud, vert comme les start-ups présentes !

    Si la transition écologique était au coeur de l’édition 2021 de VivaTech 2021, c’est sur le stand de la French South Tech que se trouvaient les innovations les plus bluffantes ! Injustement situé à l’écart, l’espace végétalisé de la Région Sud recélait pourtant de pépites. Jugez-en plutôt.

    Pulvériser le record du monde de vitesse sur l’eau

    -🚢 Pulvériser le record du monde de vitesse sur l’eau à la voile en atteignant 150 km/h en 2022 : tel est l’objectif de l’équipe du laboratoire d’innovation Syroco qui s’est déplacé à VivaTech pour montrer la maquette noire mat de son speed craft, désigné à Marseille. Un engin du Futur aux courbes harmonieuses, dont le prototype, -c’est un scoop !-, sera lancé le 8 juillet lors du Monaco Yacht Boat Challenge. Il y sera exposé à sec avant des démonstration dans la Baie de Marseille, un peu plus tard. Un projet vitrine qui permet à Syroco de créer des innovations dans le domaine du transport maritime pour aider à la transition énergétique en réduisant les émissions de carburants des cargos. A suivre !

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Désigné à Marseille, le Syroco veut battre le record du monde de vitesse à la voile !

    -⛴De leur côté, les catamarans de Neptech, présentés à VivaTech 2021, veulent disrupter le transport maritime de passagers en alliant batterie et hydrogène pour une propulsion zéro émission. Résultat : les bateaux de la start-up aixoise, co-fondé par des anciens de SeaBubble, consomment 35% moins d’énergie. Lauréat de l’appel à projet du ministère des Transports dans la catégorie «Nouvelles mobilités et mobilités actives section « fluviales »», leurs navettes à propulsion hydrogène équiperont les JO 2024 à Marseille et sur la Seine ! On a hâte de voir ça. Mais en attendant, on vous laisse découvrir la maquette !

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Le volumineux prototype de Neptech sur le stand de la région Sud

    -🚍Expérimenté à Aix-en-Provence, et bientôt à Nice, le Pod de Milla Group est un véhicule de transport en commun électrique et autonome pour le transport de 6 personnes. Elle fonctionne vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. En raison d’une réglementation stricte, un chauffeur doit, pour l’instant, être à bord pour pouvoir intervenir en cas de danger ou d’obstacles sur la route. Objectif pour Milla Group : compléter les transports en commun dans les zones périurbaines ou rurales pour répondre aux besoins des usagers qui ont des difficultés à se déplacer.

    Le petit poucet des bornes de recharges électriques

    -🚘Venu de Saint Tropez, le petit poucet des bornes de recharges électriques, Electric 55 charging, qui tire son nom du Club 55 de la plage de Ramatuel, a le vent en poupe ! Sa spécialité, au delà de la traditionnelle installation bornes de recharge qu’il opère pour les collectivités locales ? Il remet à niveau les bornes inutilisées mais surtout il offre un service en or à ses clients. En effet, son modèle économique est indéxé sur l’usage réel des bornes de recharge. Un vrai game changer puisqu’il propose des tarifs plus attractifs que ses concurrents. Résultat : après avoir conquis des villes franciliennes, il vient de remporter le marché de la ville de Bordeaux ! Et ce n’est pas fini…

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Ces solutions favorisent le développement des énergies renouvelables au service d’une mobilité soutenable.
    Du CES à VivaTech 2021

    -🏍Pour sa 1ère participation au CES de Las Vegas en 2020, la start-up aixoise Green Systems Automatives a raflé 3 innovations awards !  Et pour cause, Olivier Barts et Olivier Francini, ses fondateurs. ont mis au point Flexbox, un boîtier permettant aux moteurs de deux-roues de fonctionner avec des biocarburants. Sa solution permettrait de réduire les émissions de CO2 de 50 à 60 %.

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Le Flexbox de Green Systems Automotives.

    🌳 Agrove, la star-up aixoise, souhaite démocratiser l’agriculture urbaine grâce au digital avec une jardinière connectée. A l’aide de capteurs, elle détecte le microclimat propre à chaque environnement urbain et propose les variétés de plante à cultiver en fonction du résultat. Automatisé, l’arrosage prévoit les doses d’eau à libérer en fonction du taux d’humidité et des besoins de la plante. Objectif : récupérer de la data pour que la jardinière devienne autonome !

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Les jardinières connectées d’Agrove.
    Des laitues en apesanteur

    -☀️Sunleaves permet aux habitants d’un quartier d’investir dans une installation photovoltaïque collective dans un rayon de 1 km . C’est ainsi qu’ils peuvent partager et consommer une électricité propre et inépuisable localement, en fonction des besoins de chacun.

    -🥗Nous avons déniché deux autres pépites de VivaTech 2021 sur le stand d‘Air Liquide. Clean Green Solutions cultive des salades et des plantes aromatiques sans terre grâce à un système d’aéroponie très poussé et très tech. C’est à dire ? Les racines sont hors sol et un brouillard nutritif est vaporisé pour les aider à pousser et grandir. Le développement nécessite peu d’eau et surtout aucun pesticide. Le FlashTweet a goûté ! C’était délicieusement craquant !

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Une salade produite en aéroponie
    Flying Whales prêt à conquérir les airs

    -🌱Autre salle, autre ambiance mais toujours au service de la transition écologique. Spécialisée dans la construction et l’exploitation de ballons dirigeables à structure rigide, Flying Whales permet de transporter des charges lourdes jusqu’à 60T dans des zones difficiles d’accès en vol stationnaire ! En conclusion, c’est une start-up bordelaise à suivre de très près. Elle s’apprête à accélérer sur l’industrialisation de ses ballons dirigeables.

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Le prototype d’un des dirigeables de Flying Whales.
    Un robot nettoyeur des mers

    -🕹 Venue Bordeaux aussi, la start-up Ender Ocean a créé un robot nettoyeur des mers. Contrôlé par des gamers, il est capable de ramasser les déchets sous-marins. Le robot peut être piloté depuis un jeu vidéo en ligne. Il est capable de descendre à 100 mètres de profondeur et a déjà remonté un filet de pêche de 2 kilomètres ! Dans l’état actuel des choses, Ender Ocean devrait être commercialisée l’été prochain.

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Le robot nettoyeur d’Ender Ocean.

    Mention spéciale LVMH : Tech, Luxe and Fun

    Localisé en plein cœur du salon, le stand LVMH était définitivement le plus couru de VivaTech 2021. Drapé de noir et entouré de bois clair, l’immense stand nous a plongé dans l’univers du Luxe et de la Tech. Sur fond de match France-Hongrie, les start-ups déployaient force conviction pour expliquer comment elles allaient changer le monde. Pendant ce temps, les Maisons Dior, Acqua Di Parma, et Louis Vuitton n’étaient pas en reste !

    De l’haptique sur des vestes de Gaming

    L’ajout de technologies haptiques de pointe à des interfaces auditives et visuelles, c’est le gagne-pain d’Actronika, la start-up qui recrée l’impression du toucher pour augmenter des effets visuels. Elle travaille actuellement sur une veste gaming pour la VR qui permettra de sentir tout ce qui se passe dans le jeu !

    Pour l’avoir testé, la démonstration est bluffante grâce  aux « actionneurs vibrotactiles ». En effet, il n’y a rien dans le verre mais on a l’impression de sentir le riz se déverser dans le gobelet en carton. Cheers à une start-up à suivre !

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    Un test en direct de la technologie Actronika avec un verre qui vibre en fonction de ce qui tombe à l’écran.
    Levita fait léviter le Luxe

    Effet whaou garanti avec Levita, et sa vitrine magique, créée par deux magiciens liégeois. Tout le monde se pressait plus particulièrement autour de ce bijou de technologie qui faisait le buzz ! Finaliste du LVMH Innovation Awards, les deux belges ont développé le Gravity Display. Autrement dit, on y voit des objets prestigieux en lévitation. Une vingtaine d’exemplaires ont été installés dans des villes comme Tokyo, New York, Dubaï ou Shanghai.  Bluffant et fascinant !

    Filtre Snapchat au Jardin d’acclimatation

    Autre surprise de taille avec le Jardin d’acclimatation, qui change son image vieillissante et traditionnelle. En effet, l’institution a confié à Atomic Design le soin de développer un filtre Snapchat en réalité augmentée. Et il est vraiment de toute beauté ! (voir la vidéo) Le but est d’enrichir la visite avec une expérience inoubliable et de donner envie aux visiteurs de la partag. Pari gagné !

    A noter également deux start-ups particulièrement intéressantes. Rayon RH, FlashBrand a conçu un logiciel doté d’IA pour faciliter le développement personnel des employés en lui permettant d’exprimer ses opinions.

    La biotechnologie au service de la pollution

    Ainsi au rayon biotechnologie, Biomede cartographie les polluants dans les sols grâce à une technologie et un appareil à rayons X. Ensuite, des plantes, dites phytoextractrices, -c’est-à-dire capables d’extraire les métaux lourds-, sont semées pour réutiliser les champs pollués.

    Que faut il retenir de VivaTech 2021 qui s'est déroulé du 16 au 19 juin à Paris ? Organisée en hybride, VivaTech est le 1er event a rouvrir ses portes.
    La BioTech de Biomede permet de dépolluer les sols

    La marque Louis Vuitton a également montré ses innovations. A l’instar de ce logiciel de personnalisation 3D de la malle haute joaillerie pour bijoux Louis Vuitton Vendôme (voir vidéo plus bas). Le client peut personnaliser l’intérieur et l’extérieur de sa malle et la visualiser dans son intérieur. Une révolution en interne où les freins sont encore nombreux : « il ne faut pas casser le mythe ! « 

    La blockchain dans le Luxe

    Le groupe de Luxe présentait aussi son projet Blockchain Aura. Et il est, curieusement, plus conçu et présenté comme un outil de traçabilité du sac Louis Vuitton (matière première, charte signée par les fournisseurs..) qu’un réel certificat d’authenticité. Mais en réalité, c’est un parti-pris étrange. En effet le sujet de l’authentification est un vrai souci pour les clients de l’industrie du Luxe.

    Pour conclure, Aqua Di Parma dévoilait également une innovation. Il s’agit d’un diffuseur de parfum très high tech, qui sera commercialisé en septembre. Relié à une app, il permet de déclencher à distance son parfum préféré pour entrer dans une maison parfumée. #SoChic !

    Retrouvez les moments forts du VivaTech 2021 suivi par le FlashTweet dans le moment ci dessous ⤵

    https://twitter.com/i/events/1407325968088305670

    Redécouvrir les 10 Tendances Tech et Innovations de 2021, analysées par le FlashTweet

  • #TechNot2021

    #TechNot2021

    Pour sa 4e édition, Technot, le forum Technologies et Notariat, s’est déroulé en mode phygital, à la fois en présentiel au Pavillon Capucine et en ligne. Cet évènement phare est organisé par les Notaires du Grand Paris et le FlashTweet est fier de l’accompagner depuis son lancement. Ce sera l’occasion d’aborder plusieurs thématiques : monde d’après, l’impact du Covid 19, télétravail, l’accélération de la transformation numérique, actifs numériques, blockchain, crypto-monnaie, identité numérique ou encore authentification à distance. Bref tous les sujets qui sont traités par la Matinale digitale de Twitter ! Mais on va aussi parler de l’adaptation à la vitesse grand V de la profession des Notaires pendant cette crise du Covid 19. Une performance rendue possible par l’avancée technologique de la profession et des notaires du Grand Paris.

    #TechNot2021, c’est

    plus de 50 exposants et partenaires

    850 inscrits

    des conférences et ateliers en live et en replay

    des webinars, messagerie instantanée, prise de rendez-vous avec les exposants

    un espace lounge coworking

    Mais aussi 4 femmes conférencières, qui sont des pointures dans leurs domaines, absolument passionnantes. #StayTuned !

    En un mot comme en 100,  #TechNot2021, c’est le #VivaTech des Notaires ! Au FlashTweet, on y voit un signe si les 2 évènements rouvrent leurs portes le même jour.

    Le programme de cette journée est riche et dense avec des partages autour de l’innovation, qui donneront des perspectives sur tous les aspects de la digitalisation des notaires et de leurs services. De quoi faire le plein de conseils et de réflexions pour construire le monde d’après !

    #notariat TechNot2021, le forum technologique et notariat

    Au menu de la TechNot’ 2021

    4 Tables rondes :

    11:45 – 12:55 Crise du Covid : comment le notariat a-t-il bénéficié de son avancée technologique ? Avec quels outils métier ? Quelles leçons, techniques et juridiques en tirer pour le monde d’après ?

    14:15 – 15:10 ID numérique et authentification à distance – quelles opportunités pour les notaires et leurs clients ?

    15:30 – 16:25 Cybersécurité, les nouvelles formes de fraude, pour quels risques ?

    16:30 – 17:25 Actifs numériques, actifs immatériels, biens incorporels bitcoin, blockchain

    3 conférences :

    • 10:10 – 10:45 La crise sanitaire : accélérateur de La transformation numérique de la France? Avec Gilles Babinet.

    10:45 – 11:45 Le monde de l’entreprise post-Covid : télétravail, méthodes de travail, motivation et bien-être au travail. Avec Julia De Funès.

    17:30 – 18:00 La crise, accélérateur d’évolution des PME de service : usages clients, collaborateurs ‘on est dans le monde d’après ?’ Avec François Loviton.

    9 webinars :

    • 10:00 – 10:30 Les 5 types de cyberattaques dans le notariat : comment se protéger !
    • 10:30 – 11:00 Les enjeux de la cybersécurité.
    • 11:00 – 11:30 Lancement projet AVM.
    • 11:30 – 12:00 Quels sont les outils digitaux pour l’immobilier en 2021 ?
    • 13:30 – 14:00 Pour des actes authentiques et des annexes sans limite de taille ou de format informatique.
    • 14:00 – 14:30 La vidéo pour développer s a visibilité en ligne.
    • 14:30 – 15:00 De l’intelligence artificielle pour les EHF.
    • 15:00 – 15:30 Présentation INNEO notaire.
    • 15:30 – 16:00 La blockchain est la prochaine révolution du droit.

    7 ateliers :

    • 10:30 – 11:00 Délivrer un conseil éclairé à son client qui souhaite réaliser un investissement locatif immobilier.
    • 11:10 – 11:40 Le registre.
    • 11:50 – 12:20 Bonnes pratiques en matière de communication et de visibilités digitales.
    • 14:30 – 15:00 L’accompagnement au changement.
    • 15:10 – 15:40 Présentation de la plateforme DECAN.
    • 15:50 – 16:10 Présentation offre NAVISTA.
    • 16:20 – 16:50 Blockchain et envoi de fichier volumineux.
    #notariat TechNot2021, le forum technologique et notariat

    Pour retrouver le dernier article du FlashTweet c’est par là

  • Armonie Bellepeau-Crochet, sparkling girl bio

    Armonie Bellepeau-Crochet, sparkling girl bio

    Armonie met des paillettes dans sa vie depuis 2015 ! Plus exactement, Armonie Bellepeau Crochet en met sur le culot des bouteilles noires mat de BLIV Champagne, la marque de champagne qu’elle a créé avec Estelle Hecht, viticultrice. Et désormais, grâce à l’opération de crowdfunding que le duo d’entrepreneuses vient de réussir haut la main, les paillettes, couleur or ou rose, seront bio-dégradables. Un bon point pour la marque, médaillée d’argent au célèbre concours Millenial Wine Beer & Spirits Competition de Los Angeles.

    Car si le design des bouteilles est chic et rock’n roll, et totalement disruptif dans le monde du Champagne so tradi, il n’était pas très écolo puisque les paillettes sont responsables de 85% du plastique dans l’océan !

    100% Chardonnay, 100% durable

    Or la cuvée l’Ambitieuse, produite à la main, est certifiée viticulture durable depuis 2020. Adepte du bio et du bon pour la planète, Armonie, et son associée, ont donc décidé d’être en total harmonie avec leurs valeurs : les nouvelles paillettes seront certifiées « Ok biodégradables Water » par la société Tüv.

    Pour info, c’est le plus haut niveau de certification de biodégradabilité au monde car les paillettes, à base de végétal, peuvent se dissoudre plus vite dans l’eau douce. Une étape-clé pour la cuvée 100% chardonnay, 100% made in France : des coffrets jusqu’aux coiffes en passant par la peinture, les étiquettes, les bouchons, les paillettes et même le papier de soie…Noir, bien sûr !

    B.Liv aux Etats-Unis

    Cette marque de fabrique frenchy devrait beaucoup plaire outre-Atlantique. Car, et c’est un scoop, l’Ambitieuse devrait bientôt partir à la conquête de l’Amérique. Droite dans ses rêves, prête à faire grandir sa marque, Armonie prépare activement sa levée de fonds. Objectif d’ici la fin de l’année : réunir 500 000 € pour recruter 4 pointures et s’attaquer au marché américain.

    Y croire pour B.Liv. Cette valeur qui tenait au coeur d’Armonie et son acolyte, infusée dans le nom de la marque : quand on a un projet, il faut croire plus grand que ce qu’on imaginait et ce qui est réalisable au début.

    Un pétillant marketing d’influence

    Son ambition : devenir la 1ère marque de champagne DNVB,-digital native vertical brand jamais créée. C’est-à-dire une marque qui contrôle tout de A à Z, de l’exploitation à la distribution, qui s’est fait connaître par les réseaux sociaux, qui se développe en omnicanal et met l’expérience client au coeur de son action !

    Et pourtant début 2020, ce n’était pas gagné avec une marque positionnée sur le Business to Business et l’évènementiel. Emportée par le Covid ? Que nenni ! La Sparkling Girl n’hésite pas longtemps et s’attaque au BtoC.

    Elle se lance alors dans le e-commerce, en déployant une stratégie d’influence marketing ingénieuse. Jackpot : les ventes de la cuvée l’Ambitieuse entièrement vêtue d’or s’envolent, après avoir été dévoilée lors de l’anniversaire de la très célèbre youtubeuse française Léna Situations. Résultat : la communauté de B.Liv Champagne a fait x 6 !

    Digital nomad et engagée

    Digital nomad dans l’âme, Armonie gère le développement de sa marque depuis Lisbonne, avec des collaboratrices en 100% distanciel. Trois sparkling girls qui font vivre l’esprit de BLIV Champagne, avec force Reels, Story sur Instagram et Tik Tok, en mode Quizz & Fun. Des bonbons à déguster en mode tourbillons pailletés, joyeux et colorés, qui collent parfaitement à l’ADN de la marque !

    Enfin dernière gorgée pour la route : engagée pour la cause féminine, Armonie a décidé, avec sa partenaire en affaire Estelle, de reverser 5% de la campagne de crowdfunding à la Maison des Femmes.

    Une sparkling girl bio et généreuse, qui nous met des étoiles dans les yeux. A suivre sans modération !

    🧡 Suivre Armonie Bellepeau-Crochet sur Twitter

    Pour en savoir plus sur le #FFWomenInTech

    ⚡️ Envie de nous suggérer la prochaine #FFWomenInTech ? C’est par là

  • Gustave Roussy avance grâce au cloud

    Gustave Roussy avance grâce au cloud

    Le cloud s’est imposé dans le secteur de la santé comme une nécessité. Et la crise de la Covid-19 n’a fait qu’accélérer ce phénomène. Après la FlashInterview de Julien Groues, DG d’AWS France, le FlashTweet a voulu comprendre son rôle-clé dans ce secteur. Et qui mieux que le Professeur Eric Deutsch, chef du département de Radiothérapie de l’Institut Gustave Roussy pour montrer l’importance de l’IA et du cloud ? Il mène des recherches sur l’immunothérapie qui permettent de prédire la réponse d’un patient à un traitement du cancer. Basées sur du machine learning, elles sont à la pointe de l’innovation et

    Avoir une longueur d’avance pour faire avancer la recherche contre le cancer : pour Gustave Roussy, le premier centre de lutte contre le cancer en Europe, c’est une urgence vitale !

    Chef du département de radiothérapie à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif, le Professeur Eric Deutsch est à la tête d’une équipe de recherche appelée « Radiothérapie moléculaire ». Elle est formée de médecins, d’ingénieurs, de physiciens, de mathématiciens.

    Son objectif ? améliorer la prise en charge du cancer, en s’appuyant notamment sur l’intelligence artificielle. Ainsi grâce à la capacité de calcul et de stockage très rapide du cloud d’AWS, elle a pu générer ces résultats de manière compétitive par rapport à ses concurrents. Et publier avant les autres.

    L’IA pour prédire la résistance à un traitement

    Car il faut savoir que cette équipe a montré pour la première fois au monde qu’il était possible de prédire la résistance à un traitement par immunothérapie à partir d’images de scanner. Et ce, grâce à l’intelligence artificielle; Alors l’immunothérapie, c’est quoi ? C’ est un procédé qui agit sur le système immunitaire d’un patient pour l’aider à combattre sa maladie.

    Au lieu de s’attaquer directement aux cellules cancéreuses, l’immunothérapie aide les cellules du système immunitaire à les reconnaître et les détruire. Autant dire un changement de paradigme : ce traitement vise stimuler le système immunitaire et à renforcer la lutte de l’organisme contre la tumeur.

    Mais avant les travaux du Professeur Deutsch, il n’existait aucun moyen de savoir si ce traitement pouvait être efficace chez un patient. Or il faut savoir que seuls 15 à 30 % des patients répondent à l’immunothérapie.

    Un algorithme & les données de 500 patients

    Pour parvenir à ce résultat, « on a entrainé un algorithme en machine learning, alimenté par la concentration de lymphocytes CD8 dans une tumeur, qui est un déterminant crucial dans la réponse à l’immunothérapie. Et en parallèle, le scanner de chaque tumeur pour chaque patient. explique le Professeur Eric Deutsh. Cet algorithme, une fois entrainé, a été validé au total sur 500 patients, de manière indépendante.

    En d’autres termes, grâce à un programme informatique, le Professeur Deutsch et son équipe ont pu déterminer la présence ou l’absence de ces fameux lymphocytes dans les tumeurs !

    Par ailleurs, il faut savoir que le scanner est porteur d’une information que l’œil et le cerveau humains ne sont pas capables de voir. D’où l’intérêt d’entraîner un algorithme à les repérer. Cette étude s’est appuyée sur le cloud d’AWS pour créer, former et déployer des modèles d’apprentissage automatique afin d’analyser des images médicales. Et elle a montré qu’il était possible de prédire la réponse à un traitement contre le cancer. Le but ? améliorer les réponses du système immunitaire de chaque patient aux traitements en radiothérapie.

    Une radiothérapie moins invasive

     Mais ce n’est pas tout. Car ‘équipe du Professeur cherche notamment à utiliser l’intelligence artificielle pour faire de la radiothérapie ultraprécise et moins invasive. Or la radiothérapie est utilisée pour plus de la moitié des patients atteints de cancer.

    « L’utilisation de l’intelligence artificielle permet de mieux définir les zones que l’on veut traiter et celles que l’on veut épargner » détaille le Professeur Deutsch de Gustave Roussy.

    « A partir d’une image d’une tumeur, on peut essayer d’extraire des informations relatives à la sensibilité ou à la résistance d’une tumeur au traitement. On va analyser des données brutes qui viennent des scanners et des IRM » .

    Et c’est cette signature radiomique qui ouvre la voie à la personnalisation des traitements. Outre la personnalisation, l’intelligence artificielle permet aussi d’être plus précis et donc moins toxique pour les patients. Au final, ils garderont moins de séquelles. But : « aller donner la bonne dose au bon patient en fonction de l’agressivité biologique de chaque tumeur« . Une avancée de géant !

    Economiser 150 milliards de $ grâce à l’IA

    L’enjeu de la transformation numérique du secteur de la santé est de taille. Et l’intelligence artificielle y joue un rôle-clé. Ainsi une étude d’Accenture estime qu’elle pourrait répondre à 20 % de la demande clinique non satisfaite. Mieux, le cabinet de conseil prévoit que les meilleures applications d’IA économiseraient 150 milliards de dollars par an d’ici 2026.

    En effet, l’IA réduit les coûts en réalisant des tâches chronophages. Et les professionnels de santé peuvent se concentrer sur des tâches plus complexes et importantes pour le patient. A titre d’exemple, l’IA passe en revue des millions d’études médicales pour trouver un plan de traitement efficace basé sur l’état du patient, son âge !

    On le sait : le traitement et l’analyse des données constituent un défi majeur dans le secteur de la santé. Chaque année, 2 000 exabytes de données de santé, soit 2000 milliards de gygabytes sont générés à travers le monde. Autant dire que la technologie est un atout de taille pour aider à traiter ces données. 

    La santé priorité d’Amazon

    Une chose est sûre : la transformation numérique du secteur de la santé ne se fera pas sans Amazon Web Services ! La santé est la priorité du géant du e-commerce, qui accélère aux Etats-Unis en cette année de pandémie. A l’occasion de re:Invent, la société a d’ailleurs annoncé le lancement d’un nouveau service destiné aux organismes de santé.

    Or Amazon HealthLake permet de stocker, transformer et analyser des données de santé à l’échelle du pétaoctet. Les données non structurées sont transformées à l’aide de modèles d’apprentissage automatique spécialisés, pour extraire les informations médicales pertinentes. En plein dans ce que fait le Professeur Eric Deutsch de Gustave Roussy. Toujours une longueur d’avance !

    Pour comprendre l’impact du cloud et de l’intelligence artificielle sur le secteur de la santé, regardez la FlashInterview du Professeur Éric Deutsch.

    C’est parti pour les 3 questions au chef du département de Radiothérapie de Gustave Roussy :
    1️⃣ Comment l’intelligence artificielle permet de rendre les traitements contre le cancer plus efficaces ?
    2️⃣ En quoi le cloud d’AWS vous permet d’accélérer vos recherches contre le cancer ?
    3️⃣ Quels sont les bénéfices de l’IA pour la santé et pour les patients?

    1️⃣FlashTweet : Vous dirigez le département de radiothérapie à l’institut Gustave Roussy. Comment l’intelligence artificielle vous permet de rendre les traitements contre les cancers plus efficaces ?

    Professeur Éric Deutsch,  chef du département de Radiothérapie de Gustave Roussy : La radiothérapie est le deuxième contributeur à la guérison contre le cancer après la chirurgie. C’est un traitement qui est utilisé, grosso modo, pour plus de la moitié des patients atteints de cancer. Il s’agit d’un traitement basé sur l’administration de rayons X et on se sert des images, des scanners, des IRM, des pet scanners pour aller cibler les zones que l’on veut traiter.

    « L’utilisation de l’intelligence artificielle nous permet de mieux définir les zones que l’on veut traiter et celles que l’on veut épargner« 

    L’utilisation de l’intelligence artificielle nous permet de mieux définir les zones que l’on veut traiter et celles que l’on veut épargner, d’être plus sélectifs et aussi à partir d’une image d’une tumeur, d’essayer d’extraire des informations relatives à la sensibilité ou à la résistance d’une tumeur au traitement. C’est ce que l’on appelle la notion de radiomique où on va analyser des données brutes qui viennent des scanners et des IRM.

    L’analyse de ces données nous donnent une information supplémentaire que le compte-rendu du radiologue à partir du scanner et de l’IRM. C’est ce potentiel nouveau que l’intelligence artificielle procure à l’oncologie radiothérapie, un potentiel de précision et aussi de personnalisation des traitements.

    2️⃣FlashTweet : Dans le cadre de vos recherches sur la signature radiomique, les données de plus de 500 patients ont permis de nourrir un algorithme. En quoi le cloud d’AWS France vous a permis d’accélérer ?

    Pr ED, chef du département de Radiothérapie de Gustave Roussy : On a entrainé un algorithme en machine learning, qui a été alimenté par la concentration de lymphocytes CD8 dans une tumeur, qui est un déterminant crucial dans la réponse à l’immunothérapie et en parallèle de cela, le scanner de chaque tumeur pour chaque patient. Cet algorithme, une fois entrainé, a été validé au total sur 500 patients, de manière indépendante. On a pu valider le fait que, rien qu’en donnant à l’algorithme le scanner d’un patient, il était capable de retrouver la corrélation et la quantité de lymphocyte dans la tumeur. Et cela se corrélait avec la réponse des patients et la survie de patients traités par immunothérapie.

    « C’était la démonstration de la valeur ajoutée de l’intelligence artificielle pour prédire la réponse à l’immunothérapie« 

    Cela a été quelque chose pour nous d’essentiel. C’était la démonstration de la valeur ajoutée de l’intelligence artificielle pour prédire la réponse à l’immunothérapie à partir d’un simple scanner.

    La deuxième chose, c’est que pour nous le soutien et l’aide qu’on a pu avoir grâce à l’accès au cloud a été crucial. Pourquoi ? Parce qu’on a pu avoir une capacité de calcul et une capacité de stockage très rapide, qui nous a permis de générer ces résultats de manière compétitive par rapport à nos concurrents et publier avant les autres. Cela a été rendu possible par le fait que le cloud d’ AWS France est certifié hébergeur de données de santé. On a pu travailler avec des données anonymisées sans aucun problème.

    3️⃣ FlashTweet : Comment l’IA, et plus globalement le cloud, améliore la radiothérapie et quels sont les bénéfices pour les patients ?

    PR ED, chef du département de Radiothérapie de Gustave Roussy : A partir de ce premier travail, on entrevoit énormément de potentialité aux applications de l’intelligence artificielle en radiothérapie.

    La première utilisation c’est d’être plus précis, de mieux cibler les zones que l’on veut traiter. Et si on est plus ciblé, on va être moins toxique et les patients qui vont guérir, vont générer moins de séquelles, c’est la première chose.

    La deuxième chose est d’escompter une personnalisation des traitements. Si on est capable d’extraire de l’information biologique sur la tumeur qui doit être traitée, à partir d’un simple scanner, on est capable d’imaginer personnaliser la dose de radiothérapie que l’on veut donner. Et aujourd’hui, on donne des doses qui sont standards, pas forcément personnalisées à la biologie de la tumeur que l’on va traiter.

    « L’idée c’est vraiment de personnaliser les traitements sur le moyen terme« 

    L’idée et la potentialité offerte avec le développement de l’intelligence artificielle, c’est d’aller personnaliser les traitements sur le moyen terme. Et donc d’aller donner la bonne dose au bon patient en fonction de l’agressivité biologique de chaque tumeur. C’est quelque chose d’important.

    La dernière chose c’est qu’il y a énormément de potentiel à développer des solutions académiques à travers le cloud. Le cloud permet une égalité d’accès à des structures hospitalières, quelle que soit leur taille ou leur capacité.

    Je pense que c’est important pour le bénéfice du plus grand nombre de patients.

  • Le cloud accélérateur de croissance

    Le cloud accélérateur de croissance

    Le FlashTweet a eu l’immense plaisir d’accueillir pendant la Matinale un invité surprise qui œuvre tous les jours à la numérisation de la France. Il s’appelle Julien Groues et il officie depuis 2018 à la tête d’AWS, Amazon Web Services, en France. Il s’est rendu au Foudre Center pour décrypter l’étude que le leader dévoile sur l’impact du cloud sur l’économie française. Nous avons parlé du cloud accélérateur de croissance et d’innovation, des nouveaux cas d’usages. Mais aussi de la manière dont il permet aux entreprises de se réinventer pour aller chercher des points de croissance. Sans oublier, bien sûr, d’évoquer les ambitions françaises d’AWS !

    Visuel annonce de la FlashInterview de Julien Groues AWS France sur Twitter-Backstage
    Julien Groues, DG AWS France en interview au Foudre Center avec Emmanuelle Leneuf

    Catalyseur d’innovation, le Cloud est devenu incontournable depuis la crise de la Covid19, marquée par l’explosion du télétravail et de la demande pour les outils collaboratifs à distance. Mais est-il vraiment un moteur de croissance pour les entreprises et quel est l’impact de l’informatique en nuage sur l’économie française ? C’est ce qu’a cherché à comprendre AWS France, Amazon Web Services, la filiale de stockage et de traitement de données en ligne, « cloud computing », du groupe de Jeff Bezos.

    Dans ce cadre, AWS France a chargé le cabinet de conseil Public First, en collaboration avec l’économiste Christian Saint-Etienne, de lancer une étude quantitative sur l’utilisation et les avantages générés par les services du cloud dans toute la France. Réalisée auprès de plus de 1500 entreprises et 494 utilisateurs du cloud, cette enquête nationale représentative révèle une cartographie assez fine des usages en temps de Covid19 et des bénéfices économiques que les entreprises françaises en ont tiré.

    Amazon s’est taillé la part du lion sur le marché du cloud

    Rappelons avant d’entrer dans les conclusions de l’étude qu‘Amazon s’est taillé la part du lion depuis son arrivé sur le marché du cloud en 2006. Au troisième trimestre 2020, le groupe détenait 33% du secteur mondial du cloud computing, très loin devant Microsoft (18%) et les autres géants Google, Alibaba et Tencent (17% à eux trois) selon le cabinet Synergy Research.

    En France, le marché des services cloud est de l’ordre de 15 milliards d’euros et il croît de plus de 20 % par an. Et pour la petite histoire, et vous ne le savez sans doute pas, mais AWS participe à l’affichage du fil d’actualité de Twitter ! C’était pour le clin d’oeil aux afficionados du réseau à l’oiseau bleu…

    1,6 milliard € de croissance économique

    Premier chiffre-clé à retenir de l’étude : AWS France a permis aux entreprises de créer plus de 1,6 milliard d’euros de croissance économique (valeur ajoutée brute) en France sur l’année 2020. Alors comment expliquer ce chiffre ? « On le sentait par les axes autour de l’innovation. Il y a plus de 40% des clients d’AWS qui disent s’être servi de ses services pour pouvoir créer des produits qu’ils n’auraient pas pu créer autrement » détaille Julien Groues, le DG d’AWS France, dans la FlashInterview, à lire en intégralité ci-dessous.

    « L’autre axe de la création de cette valeur, ce sont les économies. Engie, Veolia ou CMA CGM communiquent sur le fait que grâce aux migrations vers le cloud, elles ont réalisé entre 30 et 50% d’économie, dans ce cas-là, sur leurs ERP mais aussi tous les autres sujets pour bénéficier de l’agilité et de la flexibilité du cloud et de ne payer que ce pour qu’elles consomment » poursuit celui qui officie à la tête d’AWS France depuis 2018, soit un an après sa création.

    En d’autres termes, c’est à la fois le fait que le cloud soit un accélérateur d’innovation et un vecteur de réduction de coût qui en font un moteur de croissance pour les entreprises.

    L’irrésistible flexibilité du cloud

    Et les exemples ne manquent pas pour illustrer ses points. Ainsi D-Edge, le n°1 européen des fournisseurs de technologies de distribution hôtelière (groupe Accor). Du jour au lendemain, il s’est retrouvé confronté à une réduction des factures de 50%. Or il avait configuré son cloud pour faire face à un objectif de croissance de 30 à 50%. « Il a utilisé l’élasticité du cloud pour aller chercher en quelques jours plus de 30% d’économie sur leurs infrastructures informatiques« . Il a ainsi pu garder ses équipes pour réfléchir aux cas d’usages de demain.

    La flexibilité du cloud a aussi été un atout souligné par les petites entreprises. En effet, 84% déclarent que l’utilisation du cloud leur a permis d’adapter plus facilement leur informatique à leurs besoins. Et cela a contribué à réduire les coûts en s’assurant qu’elles ne payent seulement la capacité informatique qu’elles utilisent.

    Mais l’utilisation du cloud a permis aussi aux entreprises de se réinventer, jouant son rôle d’accélérateur de croissance. Ainsi le leader de l’assurance automobile Admiral Groupe a déployé en un temps record 3000 bureaux à distance.

    Faciliter l’expansion internationale

    Autre exemple emblématique avec Clevy.io qui réalise en temps normal un bot de conversation pour les ressources humaines. La start-up s’est demandé ce qu’elle pouvait faire pour aider avec des services RH fermés. Elle a décidé de mettre sa technologie au service du bien commun. La start-up a créé bénévolement des chatbots pour aider à informer sur les sujets de la Covid-19. Une initiative #Tech4Good, qui a séduit Singapour qui leur a demandé d’en implanter un, cette fois de manière payante.

    Clevy.io a ainsi pu se développer à l’international et trouver de nouveaux marchés. Cette illustration corrobore ce que dit l’étude. C’est ainsi que 40% des start-ups déclarent que les outils de cloud ont facilité la croissance de leur entreprise. Dans le même temps, 37% estiment que les outils de cloud ont facilité les ventes à l’étranger.

    Autre exemple de réinvention avec Bureau Veritas, le leader de la certification. Il a ainsi pu lancé, rapidement et à distance, des services de certification destinés au retour au travail.

    « Face à la pandémie, nos client ont été confronté à la triple problématique d’assurer la continuité de service liée au télétravail, de réduire les coûts et aussi de rechercher des nouveaux business modèles« , résume Julien Groues.

    Mieux réponde aux besoins des clients

    Et en matière de continuité de service, le cloud a joué son rôle à plein. 51% des entreprises estiment que les outils en ligne leur ont permis de réaliser plus facilement une partie de leurs ventes en ligne. Par ailleurs, 63% déclarent que les outils en ligne ont permis de mieux répondre aux besoins de leurs clients.

    Le cloud permet d’accélérer le chiffre d’affaires. Ainsi 43 % des entreprises qui investissent dans le cloud ont déclaré avoir connu une croissance depuis 3 ans.

    Un retour sur investissement de 10 %

    Dans la même lignée, les entreprises enregistrent en moyenne un retour sur investissement de 10 % pour chaque euro dépensé sur AWS. Comment ? grâce à l’augmentation de leur revenu et à la réduction des coûts. Mieux : les 10 % de clients les plus importants déclarent un retour de plus de 6 euros en moyenne.

    Par ailleurs, il est à noter les entreprises avec un cloud ont 1,5 fois plus de chance de croître de plus de 5% par an que celles qui ne le sont pas. Et 52 % des entreprises qui utilisent plus de 10 outils cloud ont déclaré que leurs revenus avaient augmenté depuis 3 ans.

    Accélérer la numérisation des TPE-PME

    Seul bémol : l’utilisation du cloud est encore trop limitée en France en raison de la trop faible numérisation des TPE-PME. L’économiste Christian Saint-Etienne appelle « l’Etat à agir pour accélérer leur numérisation et leur utilisation du cloud grâce à des aides ciblées

    « C’est plus que jamais le moment d’agir pour que ces entreprises résistent à la pression économique et gagnent en productivité« .

    Mais au delà des performances économiques, les entreprises basculent aussi vers le cloud pour des raisons de sécurité. 79 % des utilisateurs des services AWS estiment que leur cybersécurité s’est améliorée.

    Un sujet d’importance. En effet, le coût total de la cybercriminalité est passé à plus de mille milliards de dollars dans le monde. Dans le même temps, le nombre d’attaque par rançonlogiciels a été multiplié par 4 entre 2019 et 2020 selon l’ANSSI. Les entreprises bénéficient des investissements réalisés par AWS France.

    « La sécurité est conçue by Design, avec des mises à jour qui permettent de pallier aux failles de sécurité. Les organisations ont aussi compris que le cloud permet de redémarrer plus vite« , analyse Julien Groues.

    Ambitions françaises

    Si le marché du cloud public a explosé en 2020 en lien avec la pandémie, l’essor devrait continuer en 2021. Selon Gartner, il pourrait augmenter de 18% en 2021. Au niveau mondial, les dépenses des utilisateurs finaux dans les services de cloud publics devraient atteindre 304,9 milliards de dollars. Devenue la « nouvelle norme », les modèles cloud à la demande, flexibles, économiques, incitent les entreprises à accélérer leur transformation numérique. Ce n’est que le début du basculement !

    Dans ce contexte, AWS compte accélérer, en particulier en France où il est présent depuis 2017. L’Hexagone est un pays clé pour le cloud américain. Il compte des dizaines de milliers d’entreprises clientes en France, dont 80% du Cac 40 et 75% du Next 40. « Aujourd’hui on a à peu près 25% de nos effectifs en dehors de Paris pour accompagner nos clients dans des villes comme Lille, Lyon, Nantes » analyse Julien Groues. « On regarde après les confinements où on va continuer à se développer« 

    24 régions couvertes en Europe d’ici 2022

    Le géant du cloud ne s’arrêtera pas là. AWS va continuer son expansion en France mais aussi en Europe : Milan est prévu cette année et l’Espagne en 2022. A cette date, l’entreprise américaine sera présente dans 24 régions.

    Véritable cash machine au regard de la vente en ligne, le cloud est la poule aux oeufs d’or d’Amazon. AWS a ainsi rapporté 13,5 milliards de dollars de bénéfices en 2020, soit 63% des bénéfices réalisés par le groupe.

    Et quand on sait que c’est le patron de la filiale Andy Jassy qui va succéder à Jeff Bezos à la tête d’Amazon, on peut penser que le groupe n’a pas dit son dernier mot. Et elle devrait encore passer à la vitesse supérieure dans l’informatique en nuage !

    Pour comprendre l’impact économique du cloud en France, regardez la FlashInterview de Julien Groues.

    Annonce de la FlashInterview de Julien Groues d’AWS France sur Twitter

    C’est parti pour les 3 questions au DG d’AWS en France :
    1️⃣AWS France génère 1,6 milliard d’euros de valeurs économique en France. Comment l’expliquez-vous ?
    2️⃣ En quoi le cloud a été un accélérateur de croissance pour les entreprises françaises pendant la crise de la Covid19 ?
    3️⃣ Quelles sont les ambitions d’AWS en France ?

    1️⃣ FlashTweet : Selon une étude sur l’impact du Cloud réalisée par PublicFirst, AWS France génère 1,6 milliard d’euros de valeurs économique en France. Comment l’expliquez-vous ?

    Julien Groues : Cette étude a permis de démontrer ce que l’on savait ou ce que l’on ressentait plutôt mais cela permet d’avoir des chiffres. Sur l’année 2020, AWS a créé et contribué à ce que les entreprises créent 1,6 milliard de valeur économique. Cela représente 22 000 emplois. On le savait et on le sentait par les axes autour de l’innovation.

    Entre 30 et 50% d’économies réalisées

    Les entreprises innovent. Il y a plus de 40% des clients d’AWS disent s’être servi de ses services pour pouvoir créer des produits qu’ils n’auraient pas pu créer autrement, donc ça c’est extrêmement intéressant. L’autre axe de la création de cette valeur, ce sont les économies. Comment par exemple Engie, Veolia ou CMA CGM communiquent sur le fait que grâce aux migrations vers le cloud, elles ont réalisé entre 30 et 50% d’économie, dans ce cas-là, sur leurs ERP mais aussi tous les autres sujets pour bénéficier de l’agilité et de la flexibilité du cloud et de ne payer que ce pour qu’elles consomment.

    En Normandie, 400 M € de valeurs supplémentaires aurait pu être créé

    L’autre surprise ça été de voir la différence entre les régions en France. Par exemple, en Normandie si les entreprises se transformaient aussi rapidement qu’en Île-de-France, il y aurait pu y avoir 400 millions d’euros de valeur supplémentaires qui auraient été créées.

    Nous avons un rôle pour accompagner les entreprises en dehors de Paris, afin qu’elles aillent aussi chercher ces leviers de croissance.

    Et le dernier point, c’est la différence entre les TPE qui prennent un petit peu plus de temps à se numériser, et les grandes entreprises. Nous ne l’avions pas forcément vu car nous travaillons avec beaucoup de TPE, de PME et d’ETI qui se transforment extrêmement rapidement, qui innovent et c’était peut-être la face cachée de l’iceberg. Nous allons continuer, avec nos partenaires, à nous développer en région pour accompagner ces entreprises.

    2️⃣ FT : En quoi le cloud a été un accélérateur de croissance pour les entreprises françaises pendant la crise de la Covid19 ?

    JG : Avec le 1er confinement, cela a mis en lumière encore plus que d’habitude les avantages du cloud autour de l’agilité, la flexibilité, la scalabilité et l’élasticité mais aussi de la sécurité.

    On a vu des entreprises qui ont eu besoin d’accompagner le travail de leurs équipes à la maison : ça a été la mise en place de solution de télétravail comme par exemple avec Admiral groupe qui a déployé 3000 bureaux à distance.

    « Des modèles de business ont été complètement transformés« 

    Cela a été aussi la recherche d’économie. On pense à des modèles de business qui ont été complètement transformé et ont été sacrifié pendant cette période. On pense notamment à D-Edge du groupe Accor qui, en quelques jours, a utilisé l’élasticité du cloud pour aller chercher plus de 30% d’économie sur leurs infrastructures informatiques.

    Mais cela a été aussi beaucoup utilisé pour l’innovation. Je pense par exemple à Clevy.io qui réalise en temps normal un bot de conversation pour les ressources humaines, et qui en a créé des chatbots pour aider à informer sur les sujets du Covid.

    « 300 000 tonnes de CO2 économisés grâce au cloud« 

    Cela leur a permis aussi d’aller se développer à l’international et de trouver de nouveaux marchés. C’était le cas pour Bureau Veritas, qui a lancé de nouveaux services de certification pour leurs clients, pour le retour au travail, tout ça à distance et en quelques jours.

    On a pu démontrer qu’on pouvait créer de l’innovation en quelques jours et sortir de nouveaux produits et accompagner ces clients là-dessus.

    L’autre sujet c’est autour de la sobriété numérique : la possibilité d’utiliser ces technologies pour réduire son empreinte carbone. Et l’étude l’a montré : l’année dernière, c’est plus de 300 000 tonnes de CO2 qui ont été économisées grâce aux entreprises qui utilisent le cloud d’AWS.

    3️⃣ FT : Quelles sont les ambitions d’AWS en France ?

    JG : On vient de fêter les 15 ans d’AWS. En France, on accélère depuis de nombreuses années, mais surtout depuis 2017 et l’ouverture de notre région de Datacenter.

    En région parisienne, on a 3 zones de disponibilités, chacune avec au moins un Datacenter, toutes actives en même temps pour permettre à nos clients de stocker leurs données en France, de développer leurs applications en France et on leur garantit si elles le souhaitent.

    C’est une vraie accélération en France depuis ces années avec un grand axe sur la sécurité. 79 % des entreprises qui utilisent les services AWS considèrent qu’elles ont plus de sécurité. Elles bénéficient des grands investissements que nous réalisons dans ce domaine et c’est la première de nos priorités.

    « 25% de nos effectifs qui travaillent en dehors de Paris« 

    L’autre axe pour nous c’est de continuer à se développer dans les régions. Aujourd’hui on a à peu près 25% de nos effectifs qui travaillent en dehors de Paris pour accompagner nos clients dans des villes comme Lille, Lyon, Nantes. On regarde après les confinements où on va continuer à se développer, pour continuer d’accompagner nos clients et nos partenaires dans leurs développements et profiter du levier de croissance qui est le cloud d’AWS.

    Et un autre sujet extrêmement important pour nous, c’est la formation. La formation des talents dans les entreprises pour les aider à utiliser ces technologies, dans les ESN et chez nos partenaires, pour qu’ils continuent d’accompagner nos clients et aussi les futurs informaticiens qui puissent bénéficier de ces technologies, les utiliser. Et aider les entreprises françaises à aller chercher cette croissance, ce développement et ces innovations.

    En direct du Foudre Center, enregistrement de la FlashInterview avec Julien Groues,
    DG d’AWS France

    ▶️ Pour avoir accès à l’ensemble des FlashInterview, c’est par ici

  • IA et Finance : ce que la crise change

    IA et Finance : ce que la crise change

    Le FlashTweet était ravi d’accueillir, à la fin de la Matinale, une Women in Tech qui est au cœur de la Transformation numérique puisqu’elle dirige Oracle en France. Karine Picard s’est rendu au Foudre Center pour une FlashInterview afin de décrypter l’étude que le numéro 2 mondial des logiciels vient de sortir sur Intelligence Artificielle et Finance. Nous avons parlé de l’impact de la crise de la Covid19 sur la relation que nous avons avec l’argent et les finances et comment l’IA est désormais perçue comme une alliée en ces temps incertains.

    Explosion du paiement sans contact, sentiment de se sentir sale en touchant l’argent, crainte sur l’avenir et l’emploi, anxiété par rapport aux finances, investissement massif des entreprises dans des capacités de paiements numériques, modification des business modèles, émergence de nouvelles formes d’engagement et digitalisation poussée pour revoir les process : rarement virus n’aura autant modifié-, et aussi rapidement, le rapport à l’argent et à la finance au sens large, des consommateurs et des chefs d’entreprise !

    C’est, en tous les cas, ce que révèle l’étude sur le sujet qu’Oracle a mené avec Farnoosh Torabi, journaliste financière américaine, animatrice du podcast So Money, auprès de plus de 9 000 personnes à travers 14 pays dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, les États-Unis ou encore l’Inde et le Brésil.

    L’anxiété et la tristesse ont plus que doublé en 2020

    Sans surprise, le niveau de confiance dans l’avenir s’est effondré sous l’effet de la pandémie et des confinements à répétition : l’anxiété et la tristesse des ménages et des chefs d’entreprise ont plus que doublé en 2020. .« Il y a une grande détresse chez les consommateurs et les chefs d’entreprises avec 85% de Français qui ressentent de l’anxiété vis à vis de leurs finances et leurs pertes d’emploi » lance Karine Picard, DG d’Oracle en France.

    Et l’inquiétude est encore plus vive chez les chefs d’entreprise en France : 90% redoutent l’impact de la COVID-19, que ce soit au niveau de la lenteur de la reprise économique ou la récession (47%), des réductions budgétaires (31%) ou la crainte de faire faillite (31%).

    56% des Français font plus confiance à un robot qu’à un humain pour leurs finances

    Dans ce climat incertain, et face à la complexité grandissante, la tech, et en particulier les robots, font désormais figure d’allié. Avec deux chiffres qui interpellent : 56% des consommateurs et des chefs d’entreprise en France font plus confiance à un robot qu’à un humain pour gérer leurs finances (versus 67% au niveau international) et 73% des chefs d’entreprise français font plus confiance à un robot qu’à eux-mêmes pour gérer leurs finances. Un changement sociétal qui pourrait être important s’il se confirme et si d’autres études vont dans le même sens !

    C’est le deuxième enseignement que Karine Picard retient de cette étude, riche en chiffres : « Les chefs d’entreprises voient l‘intelligence artificielle et la robotique comme le Futur avec 85% des sondés qui estiment que l’IA va faciliter leur travail, et peut-être modifier les missions des personnes ou remplacer certains jobs« .

    A noter que cette peur de l’IA est plus prégnante en France avec 40% de Français qui ont peur de cette modernisation alors qu’on est à moins de 10% dans les pays asiatiques, « qui embrassent nettement plus cette innovation« . Une longueur d’avance qui dénote une différence de culture sur le sujet, et d’habitude quotidienne aussi !

    L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’Homme dans la Finance ?

    Dans le même temps, 85% des sondés pensent que l’intelligence artificielle va remplacer l’Homme sur les postes liés à la Finance. Alors mythe ou réalité ?

    « Il faut faire la différence entre la robotisation qui va permettre d’automatiser le scan des factures, les rapprochements bancaires, de faire des tâches rébarbatives sans valeur ajoutée pour moderniser la comptabilité et l’IA qui va permettre de faire des recommandations pour faire des budgets, des forecasts et là on va amener de l’information sur des marchés extérieurs pour faire des prévisions plus précises, liées aux évolutions extérieures et pas seulement à celles de l’entreprise », souligne Karine Picard.

    Sans oublier les Digital Assistants qui vont « permettre de faire ses notes de frais, de commander un PC ou de faire de la gestion de projets grâce à la voix pour gagner en productivité« 

    L’IA, un moyen de diminuer les fraudes

    Troisième enseignement de cette étude selon Karine Picard, « ce qui est commun aux consommateurs et aux entreprises, c’est qu’ils voient l’IA et les robots comme un moyen de diminuer les fraudes« . Et pour cause !

    Depuis la crise liée à la Covid-19, les risques liés à la cybersécurité ont explosé. Selon l’ANSSI, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, les attaques informatiques ont quadruplées en 2020 : elles touchent aussi bien les particuliers, les hôpitaux, les mairies, les PME que les multinationales sur fond d’explosion du e-commerce et des transactions en ligne !

    Dans ce contexte, les consommateurs et les chefs d’entreprises voient « l’intelligence artificielle comme un moyen d’alerter sur les fraudes. Et c’est vrai que nous l’avons vu avec notre dernière génération de Cloud. On a vraiment mis l’emphase sur la sécurité et l’IA pour diminuer l’intervention humaine« 

    Pour être précis, l’étude menée par Oracle révèle que 86% des chefs d’entreprise français pensent que les robots peuvent améliorer leur travail en détectant les fraudes (29%), en créant des factures (20%) et en effectuant des analyses coûts/bénéfices (21%).

    La relation avec l’argent a changé en 2020

    Au niveau des consommateurs, l’année qui vient de s’écouler a aussi considérablement modifié leur perception de l’argent liquide : c’était le cas pour 72% d’entre eux avec des personnes se sentant anxieuses (26%), craintives (23%) et sales (19%) lorsqu’elles en touchent. Plus frappant, un quart des consommateurs déclarent qu’elles fuient les enseignes qui n’acceptent que l’argent liquide.

    Confronté à cette nouvelle donne, les entreprises ont très vite réagi. 69% des chefs d’entreprise ont investi dans des capacités de paiement numérique et 64% ont créé de nouvelles formes d’engagement avec les clients, ou ont modifié leurs modèles commerciaux en réponse à la COVID-19.

    2021 s’annonce aussi booming que 2020

    Résultat : les entreprises ont dû accélérer pendant cette période pour s’adapter. « On est passé d’une robotique au départ anecdotique à une révision complète des process pour gagner en agilité et pouvoir faire des prévisions en temps réel« , nous a expliqué Karine Picard dans le cadre de la préparation de la FlashInterview. Avec un leit-motiv, pouvoir se différencier et une nouveauté : des projets rapides (6-9 mois) avec une transformation step by step alors qu’auparavant, elles étaient sur des durées de 3 ans.

    Oracle n’a pas chômé pendant la période avec des pointes à 39 projets Live en Europe et 10 projets Live pendant 6 mois dans plusieurs secteurs impactés par la crise : retail, biens de consommation, alimentaire (Heineken), hôtellerie avec Louvre Hotels en plein marasme mais qui profite de la période creuse pour revoir complètement ses infrastructures et être prêt pour la reprise. Avec une forte demande autour de la supply chain : livraison, gestion des droits de douanes, qui sont liés à l’expérience client !

    L’innovation en cas de besoin

    Et l’intérêt du Cloud dans ce contexte fluctuant, c’est que c’est du ready to use, ready to go prêt à être dégainé en cas de besoin d’innovation ou de changements et d’adaptation. « Le cloud leur permet de faire des projets plus rapides et de consommer l’innovation quand elles en ont besoin. Pendant la crise, certaines avaient besoin d’analyse prédictive et elles ont pu activer un module au dessus de leur plateforme budgétaire« .

    Une plateforme évolutive qui s’adapte aux besoins du moment et du futur, à consommer au fil de l’eau. Pour pouvoir ainsi mieux naviguer à vue dans cette période trouble et s’adapter au contexte changeant à la vitesse de l’éclair !

    Pour comprendre l’impact de la crise sur Intelligence Artificielle et Finance, regardez la FlashInterview de Karine Picard,

    C’est parti pour les 3 questions à Karine Picard, DG d’Oracle en France :

    1️⃣Oracle vient de publier une étude mondiale sur Intelligence Artificielle et Finance. Quels sont les 3 enseignements-clés ?

    2️⃣85% des sondés pensent que l’intelligence artificielle va remplacer l’Homme sur les postes liés à la Finance. Qu’en penses-tu ?

    3️⃣Après l’accélération de 2020, comment s’annonce 2021 en matière de digitalisation. Sur quels chantiers travaillent les entreprises ?

    Photoshoot au Foudre Center le 18/02/2021

    ▶️ Pour retrouver la précédente FlashInterview réalisée avec Sébastien Badault, DG d’Alibaba en France, cliquez ici
    ▶️ Et pour avoir accès à l’ensemble des FlashInterview, c’est le chemin

  • Flash sur 2021 : les 10 tendances tech et innovation

    Flash sur 2021 : les 10 tendances tech et innovation

    En matière de transformation numérique, cette année 2020 en a valu 10… Le patron de Microsoft, Satya Nadella, a estimé que nous avions vécu en deux mois deux ans de digitalisation. Et il ne parlait alors même pas de l’intégralité de l’année. Virtualisation des événements, généralisation du télétravail pour les entreprises qui le peuvent, reconfiguration des échanges sociaux en ligne via les groupes et le vocal, consécration de l’IA comme clé de voûte de notre économie… Le nez dans l’actualité technologique chaque jour, le FlashTweet a vu le monde changer en 2020 et prévoit de nouveaux changements pour l’année à venir. Mais quelles seront les 10 tendances Tech et innovation pour 2021 ?

    La bonne nouvelle est que cette course à l’innovation ne se fait pas pour la gloriole mais pour répondre à des besoins effectifs, et est orientée de plus en plus pour être au service du bien commun (santé, inclusion, handicap). La seconde bonne nouvelle est que les aspects éthiques, écologiques et sociétaux de ce développement sont désormais centraux. Ainsi l’innovation devrait, espérons-le, rimer de plus en plus avec progrès humain et social. Vivement 2021 !

    Prévisions 2020 : 8/10 pour le FlashTweet !

    Mais… avant de nous plonger dans le Top 10 des tendances décelées par le FlashTweet pour 2021, les plus fidèles lecteurs avaient peut-être déjà consulté mes tendances pour 2020. Avouez que l’exercice était d’autant plus périlleux qu’il était impossible de prévoir… la pandémie. Alors ?

    Eh bien malgré les circonstances improbables, le bilan des tendances du FlashTweet pour 2020 a frôlé le sans faute. Passage en revue des tendances qui ont marqué (ou pas) l’année qui vient de s’écouler :

    1/ Facebook, l’année test
    Résultat : OUI. Facebook n’a pas réussi à endiguer la vague de fake news qui a émaillé la présidentielle américaine et a fini l’année sous le feu d’une enquête antitrust menée par les États-Unis.

    2/ Une IA omniprésente et surpuissante
    Résultat : OUI. L’IA est devenue omniprésente notamment dans la santé, où elle a joué un rôle déterminant dans le fait de trouver un vaccin en à peine quelques mois contre la Covid-19, et surpuissante parce qu’elle a permis de franchir de nouvelles frontières dans tous les domaines : villes, énergie, éducation, recherche, culture, etc.

    3/ TikTok, la troisième voie
    Résultat : OUI. Le réseau social chinois a confirmé sa place d’application la plus téléchargée du monde au classement App Annie 2020 et a été si puissant qu’il a poussé Instagram et Snapchat à le copier ouvertement, que les États-Unis n’ont pas pu éviter sa percée sur leur territoire malgré Trump, et qu’il a contribué à disrupter le e-commerce en étant un vecteur du social shopping.

    4/ La 5G arrive, ses usages aussi
    Résultat : BOF. Cette prévision n’en était pas vraiment une car l’arrivée de la 5G en France était inscrite au calendrier. Il était néanmoins important de la souligner. Ses usages, encore mal compris des Français, ont alimenté les théories complotistes au point de lui prêter la diffusion de la Covid-19… On ne peut pas dire que les usages sont encore là d’autant que Free Mobile a décidé d’utiliser des fréquences 4G pour doper sa couverture – et donc de ne pas proposer de la 5G pure, avec les usages disruptifs promis en matière de e-santé ou de conduite autonome. Mais promis, il devrait venir en 2021…A suivre en tous les cas de figure !

    5/ Tech4Good et éthique du marketing
    Résultat : OUI. L’année s’est finie avec un Emmanuel Macron faisant promettre aux 75 plus grands CEO du monde, de Google à Huawei en passant par les fleurons du CAC 40, un numérique responsable. Engie ou Orange ont multiplié les initiatives pour un digital plus éthique et respectueux de l’environnement alors que la thématique de l’engagement – au-delà de la Covid-19 – a drivé le marketing. Une tendance qui devrait accélérer en 2021

    6/ Suprématie quantique, acte 2
    Résultat : OUI. Le quantique à continué de progresser en 2020 avec l’annonce fracassante de décembre : après Google, la Chine a elle aussi atteint la suprématie quantique. Amazon a annoncé travailler sur son ordinateur quantique. De premiers services de quantique-as-a-service sont désormais proposés. Il y a bien un acte 2 même si les usages ne sont pas encore là. Mais c’est, c’est pour l’acte 3 😉

    7/ VR, le second souffle
    Résultat : OUI. Facebook a provoqué un sursaut dans l’industrie en dévoilant cette année son Quest 2, un casque vu comme disruptif par les observateurs parce qu’il est accessible, propose une qualité d’image enfin satisfaisante (sans grille apparente) et est dénué de câbles. Le confinement a également redonné un nouvel élan à la VR, dont les usages professionnels se multiplient.

    8/ L’ombre des deepfakes
    Résultat : OUI. Le MIT avait prévu que les deepfakes seraient accessibles au quidam, entre 6 et 12 mois après les premières expérimentations. Et en effet. Cette année, un journaliste a prouvé qu’il pouvait créer sa deepfake pour 500 dollars et en quelques heures, sans rien n’y connaître en IA. Les créateurs de South Park en ont même fait une improbable série TV (Justice Sassy) dont le protagoniste est Donald Trump avec des cheveux bouclés gris…

    9/ Humain augmenté et santé connectée
    Résultat : OUI. Facebook commence depuis peu à concrétiser son rachat de CTRL-Labs pour contrôler des objets par la pensée. Des scientifiques australiens ont testé avec succès un appareil pour rendre la vue. Une start-up aide les malades de Parkinson à marcher avec un laser. Verily vient de lever 700 M$ pour vendre enfin ses innovations HealthTech prometteuses. Certes ces techno ne sont pas grand public, mais elles sont si fortes qu’on ne peut pas leur tourner le dos. Mais surtout, cette année a été marquée par la santé connectée dopée par la Covid : diagnostic à l’IA, organisation des mouvements de foule par des app, télémédecine via Doctolib, grand gagnant et sauveur en ces temps de pandémie ou la Covid-19 file plus vite que l’éclair…

    10/ La guerre des robotaxis
    Résultat : BOF. Le secteur des VTC eu du plomb dans l’aile à cause du confinement et Uber vient de revendre sa division de voitures autonomes à Aurora. Il n’y a pas donc eu de guerre commerciale, comme ce fût le cas il y a quelques années entre Uber et Didi en Chine. Cependant, le FlashTweet aura eu un peu d’avance puisque 2021 s’annonce comme l’année des robotaxis, avec de premiers services commerciaux qui viennent d’être lancés aux USA et surtout en Chine.

    Pas mal non ? Certes, on trouvera toujours à redire sur l’effectivité d’une technologie ou l’ampleur de son adoption. Mais avouez qu’il y avait de la suite dans les idées 😆 Si ces prévisions 2020 vont ont rassuré sur les capacités d’oracle du FlashTweet, voici mes pistes pour 2021 !

    1️⃣ La tech for good pour de bon 

    La tech for good n’est plus une tendance mais une obligation : le développement technologique doit être porteur de progrès pour l’homme et son environnement. L’ONU lui a même attribué 17 objectifs, dont six ressortent comme les plus urgents : une éducation de qualité, la santé et le bien-être, la lutte contre les changements climatiques, le travail décent et la croissance économique, l’assainissement de l’eau et une énergie propre à un coût abordable. En France, Emmanuel Macron réunit chaque année les plus grands CEO de la Tech pour les sensibiliser à la question. En 2020, 75 signataires ont répondu à son Appel Tech for Good. Des remises en question ont déjà porté leurs fruits, comme l’abandon par IBM ou Amazon de la reconnaissance faciale à des fins raciales aux USA. En 2020, la tech a été centrale dans la lutte contre le Covid-19 : réseaux de solidarités entre voisins, crowdfunding pour les soignants, impression 3D pour pallier le manque de matériel et bien sûr, IA qui a permis à Moderna et BioNTech d’être les premiers dans la course au vaccin. L’enjeu est que cette tech for good ne soit pas déceptive et que des actes concrets soient posés. Partant de là, il semble impossible d’envisager un retour en arrière sur la Tech4Good.

    2️⃣ L’intelligence artificielle au secours de la santé 

    L’année 2020 s’est terminée sur deux ruptures en matière d’intelligence artificielle appliquée à la santé qui augurent chacune un virage pour 2021. Tout d’abord l’IA a été décisive dans la découverte de vaccins par les HealthTech Moderna et BioNTech. Ensuite, l’intelligence artificielle AlphaFold, de DeepMind, a réussi à prédire comment les protéines se replient : une découverte qui va permettre de trouver des médicaments pour de nombreuses maladies. En réalité, l’intelligence artificielle évolue sur quasiment tous les fronts en médecine et en santé. L’IA permet de détecter des signaux faibles afin d’aider les hôpitaux à s’organiser. Elle fournit une aide au diagnostic, par exemple en analysant le son de la toux dans le cas du Covid, ou en analysant automatiquement des radiographies par la reconnaissance d’image, avec une précision désormais convaincante. L’intelligence artificielle permet aussi d’anticiper les vagues de maladie. C’est ainsi qu’en analysant des articles de presse et le trafic aérien, BlueDot avait, dès décembre 2019, identifié une propagation de virus à venir. Face à la complexité du Covid, à son caractère global et au besoin de rapidité, l’IA apparaît comme un outil central.

    3️⃣ Vocal et sans contact donnent de la voix

    Dans une économie devenue sans contact à cause de la pandémie, le vocal est une interface qui s’impose. Le marché devrait doubler de taille d’ici 2024 selon Juniper Research et atteindre 4,2 Mds d’objets parlants. En France, 63% des personnes interrogées par Capgemini souhaitent l’utiliser davantage. Depuis son essor avec Siri en 2011 et la généralisation des notes vocales avec WhatsApp, le vocal est amené à se généraliser au travers d’objets et de fonctionnalités disruptives : Amazon vient d’équiper ses enceintes d’une fonction de traduction vocale à la volée… Une killer app ? Du côté des médias et des réseaux sociaux, le succès des podcasts ne se dément pas. D’ailleurs, Spotify vient tout juste de s’offrir… le couple princier Meghan et Harry pour une série  de podcasts ! Le dernier jeu qui a fait le buzz, Among Us, repose justement sur la voix. Slack vient d’intégrer le push to talk pour faciliter le télétravail. Twitter mise aussi sur l’audio avec les tweets vocaux et le lancement de Spaces, le dernier salon ou l’on cause dans des chatrooms vocales en bêta privé. Et que dire de Clubhouse, le réseau social audio américain qui a été l’un des plus populaires en 2020 ? Cette percée du vocal reflète aussi une volonté de garder le lien et de rompre l’isolement, et de se détourner des écrans. Une tendance bien comprise par Discord qui s’ouvre de plus en plus au grand public.

    4️⃣ Social shopping et micro-influence : combo gagnant 

    C’est un chiffre qui donne le tournis et qui va supporter à lui seul une bonne partie de la tendance du social shopping mixé à la micro influence en 2021 : Alibaba projette de recruter 1 M d’influenceurs dans le monde au travers de son programme Ali Express Connect. Portée par le confinement, cette nouvelle pratique du social shopping a explosé en Chine28 chaînes de live stream ont généré chacune 15 M$ de chiffre d’affaires lors du Singles Day ! Selon iSearch, les vidéos en direct ont généré 61 Mds$ en 2019, le triple en 2020, et devraient continuer à exploser en 2021. Les influenceurs sont devenus de vrais canaux de vente, à l’efficacité prescriptrice redoutable car ils fédèrent une communauté engagée autour d’un intérêt.

    Pendant le Single Days, L’Oréal Chine a par exemple fait la moitié de ses ventes grâce à ce télé-achat digital ! Preuve que la tendance se renforce : Amazon a lancé son Live for Influencer, et Instagram a enclenché la démultipliée sur le live shopping. Sephora, Leroy Merlin, Carrefour… : les exemples se multiplient depuis quelques semaines aussi en France du côté des annonceurs avec des résultats commerciaux probants. Cela nous confirme dans l’idée que l’avenir du shopping est au social commerce et au social shopping boosté par la micro-influence, l’autre tendance-clé de 2021 plébiscitée par les marques ! Less is more en matière d’influence.

    5️⃣ La grande migration des événements 

    Stoppés net dans leur lancée, les événements ont pour certains réussi à migrer dans le digital, et notamment les jeux vidéo. Cette tendance dictée par les mesures sanitaires a accéléré la mue de jeux en ligne en ce que certains nomment les métavers : un univers parallèle numérique comme Second Life au début des années 2000, mais cette fois, à une très large échelle. Ces plateformes, désormais devenues événementielles, s’appellent Fortnite, Roblox, Minecraft, GTA et Animal Crossing. La première fédère la GenZ, la deuxième les jeunes adolescents, la troisième les trentenaires et la dernière le grand public – les “casual gamers”.

    Toutes ont été le théâtre de concerts (Travis Scott, Alonzo et d’autres), attirant des dizaines de millions de spectateurs. Pour beaucoup, l’événementiel a atteint un nouveau stade : peut-être moins sensoriel, mais bien plus puissant en matière de reach et sans limite créative en termes de mise en scène. Sans aller dans les univers 3D, les événements devraient s’hybrider de façon permanente entre physique et digital, avec une présence en ligne permettant d’augmenter l’audience et les interactions. De nombreuses agences proposent de créer des webinars – dont le succès va crescendo – et développent de plus en plus de plateformes événementielles 100% digitales, et parfois en 3D.

    6️⃣La story vole la vedette

    Le texte, la photo, la vidéo, l’audio et la story. Ne cherchez plus, ce format est devenu un nouveau canal éditorial. La story n’est plus l’apanage de Snapchat et de sa GenZ mais est devenue un format permettant de se raconter différemment. Depuis 2020, chaque plateforme adopte le format sa story : YouTube, Facebook, LinkedIn, Messenger, Instagram qui en est devenu le roi avec un demimilliard de personnes qui les utilisent chaque jour… Plus récemment Twitter – même si les premiers retours sont peu encourageants – mais aussi la plateforme collaborative Slack, qui l’a identifiée comme un outil de travail parmi d’autres.

    La dernière de l’année a été Spotify ! Le but est d’aider les artistes – lésés par l’absence de concerts en 2020 – à promouvoir leurs créations auprès de leur communauté et de les engager directement. Même certains médias, comme l’américain Input, copient les stories. Format plus spontané et naturel, la story jouit d’un avantage compétitif sur le texte, la photo ou la vidéo classique : elle occupe l’entièreté de l’écran de notre smartphone. Elle est de ce fait mécaniquement plus présente à l’image et donc engageante.  2021 sera l’année de la Story !

    7️⃣ La balkanisation des réseaux sociaux

    Les réseaux sociaux sont morts, vive les réseaux sociaux ! La page du fameux mur Facebook est-elle en train de se tourner au profit des groupes ? La tendance est belle et bien amorcée et est partie pour durer. Pour un annonceur, cette audience qui se morcèle peut lui échapper, repliée qu’elle est derrière des groupes privés. La balkanisation, ou l’éclatement des réseaux sociaux mainstream au profit de nouveaux joueurs, se profile à l’horizon-, comme en témoigne le succès grandissant de Reddit. “Les gens communiquent plus que jamais dans des espaces privés. Plus d’un milliard de personnes utilisent déjà Messenger comme un lieu de partage, de rencontre et d’expression, avec leur famille et leurs amis” a reconnu Mark Zuckerberg. Pour y répondre, le réseau social a engagé son plus gros chantier : faire converger Messenger, Instagram et WhatsApp.

    Preuve que ces groupes ne sont pas inaccessibles, WhatsApp a lancé une fonction shopping se transformant en canal de communication pour les commerçants. Alibaba en a compris l’importance, qui estime que la micro-influence commence par un groupe WhatsApp dans lequel vous échangé avec vos proches. Avec le monde des groupes, l’audience est moins large mais peut aussi être plus locale et engagée. En effet ce sont bien souvent des commerces de quartier qui échangent avec leurs clients et, désormais, vont pouvoir leur vendre des produits. Acteur de plus en plus puissant de cette tendance, Discord et ses 100 M d’utilisateurs capitalise aussi sur les groupes.

    8️⃣ L’augmenté devient réalité et le virtuel réel

    Ce sont deux technologies qui évoluent envers et contre tout : la réalité augmentée et la réalité virtuelle sont bel et bien en train de percer. La première est poussée par les réseaux sociaux et notamment Snapchat, Instagram et Messenger – qui vient d’intégrer l’AR depuis le desktop. Snapchat a lancé son Lens Studio pour aider les marques à s’en emparer, et est désormais compatible avec l’app de reconnaissance alimentaire Yuka. Apple a doté ses derniers iPhone d’un LiDAR afin de les rendre encore plus précis en matière de réalité augmentée, et devrait sortir des lunettes AR en 2021.

    Après l’échec des Google Glass et le succès relatif des Spectacles de Snap, Apple va-t-il encore créer un marché comme il l’a fait avec l’iPad et l’Apple Watch ? L’autre techno en plein boom – même si vous êtes encore nombreux à ne pas l’utiliser – est bien la réalité virtuelle. Depuis l’arrivée du Quest 2 de Facebook, un nouveau cap a été franchi : la VR est désormais accessible, propose une qualité de haut niveau et n’a plus la contrainte de câbles. Des start-ups comme Emissive pour la VR ou KaviAR pour l’AR se développent ainsi pour imaginer des expériences touristiques immersives… Au-delà des gadgets et des animations de stands, de vraies expériences émergent et les usages se multiplient dans la santé et même l’industrie.

    9️⃣ L’emballement des cryptomonnaies 

    Le Bitcoin a clôturé l’année 2020 sur un plus haut historique à plus de 23 000 $, perçant le plafond des 20 000 $. Une envolée liée à la digitalisation de l’économie – accélérée avec le confinement – et à l’adoption massive des crypto-devises par des acteurs de taille systémique tels que PayPal, JP Morgan Chase ou Visa. Pas de doute, la cryptomonnaie est là et bien là et en 2021, il sera possible de réaliser des transactions en monnaie virtuelle. Pour rassurer sur son adoption, la France entend soumettre les acteurs de la cryptomonnaie aux mêmes règles que les autres entreprises financières. Parmi les propositions : pas d’anonymat. Avec un tel engouement, certains analystes imaginent le Bitcoin dépasser les 100 000 dollars dès 2021, et même les 300 000. Ce boum de la crypto est renforcé par la démocratisation de la technologie qui la sous-tend : la blockchain. Selon Forrester, 30% des projets seront mis en production dans le monde en 2021, avec un pays locomotive : la Chine. Last but not least : c’est en 2021 que “le loup entrera dans la bergerie” : Facebook doit lancer sa Diem (ex-Libra). Potentiellement, 2 Mds de personnes pourront payer par ce biais, ce qui pourrait faire exploser le social commerce et la monnaie digitale.

    🔟 De l’Espace aux voitures autonomes : les nouvelles conquêtes

    La voiture volante ne s’est certes pas démocratisée en 2020 et ne le sera pas en 2021, il n’empêche : une première société (PalV) en Hollande commercialise la première voiture volante. Sur l’autonome, on y vient aussi : les USA ont autorisé les premiers services commerciaux de robotaxis alors que Lyft entend les déployer à grande échelle dans deux ans. Mieux : en Chine a autorisé AutoX (soutenue par Alibaba) à exploiter des robotaxis sans aucun chauffeur d’assistance à bord. Une nouvelle conquête qui s’accompagne d’une autre bien plus spectaculaire encore : le retour dans l’espace. Alors que les Chinois viennent de faire atterrir leur sonde revenue de la Lune avec des échantillons, les Américains se préparent à retourner sur notre satellite en 2024 avec la mission Artemis. L’atterrisseur sera confié à Blue Origin ou SpaceX, dont les fusées réutilisables ont disrupté l’aérospatial. Justement, Elon Musk prévoit d’envoyer un premier vaisseau non habitué vers Mars dès 2023. En attendant, les Européens ont lancé une pince géante pour nettoyer notre orbite terrestre avec la start-up ClearSpace. Preuve du dynamisme du secteur : la France a lancé Blast, un accélérateur qui veut faire émerger 20 start-up du New Space par an. Rendez-vous en 2021 !

    Emmanuelle Leneuf, Paris le 22 décembre 2020

    Voilà, c’est fini pour les tendances tech 2021 ! J’espère qu’elle vous inspirerons. Je vous donne rendez-vous début janvier à 7h30 sur Twitter pour le retour du FlashTweet. En attendant, le FlashTweet vous a concocté un #FlashTweetBestOf, Spécial #Tech4Good, tous les matins à 9h sur Twitter ! On vous attend…

    Je vous souhaite d’excellentes fêtes. Profitez de vos proches et surtout, n’oubliez pas les gestes barrière et de prendre grand soin de vous ⚡️

  • La voiture solaire, acte 2 de la révolution électrique ?

    La voiture solaire, acte 2 de la révolution électrique ?

    ⚡️ LE FOCUS DE LA SEMAINE : BIENVENUE A LA VOITURE SOLAIRE

    L’année 2020 se termine avec une innovation que l’on n’attendait plus : la voiture solaire. L’initiative est venue du californien Aptera Motors. Fondée par Chris Anthony en 2005, la start-up avait pourtant fermé ses portes en 2011, faute de financement pour commercialiser sa voiture à trois roues. La force du nouveau concept est donc de bénéficier d’un panneau solaire afin que la voiture n’aie pas à être rechargée.

    « Avec la technologie Never Charge d’Aptera, vous êtes propulsé par la puissance du soleil. Notre panneau solaire intégré maintient votre batterie au maximum partout où vous voulez aller », promet le CEO d’Aptera Motors. Le panneau solaire s’étend sur une surface de trois mètres carrés, et embarque 180 cellules photovoltaïques. Il est associé à une batterie de 100 kWh. Cette capacité est identique à celle des Tesla les plus haut de gamme (Model S ou Model X P100D par exemple), mais avec plus du double d’autonomie ! En effet Aptera Motors annonce 1600 km. Outre la très grande autonomie de la batterie, l’autre grande innovation de la start-up est que cette batterie se recharge en continu avec le soleil. Les capteurs solaires permettent de parcourir jusqu’à 64 km par jour dans des conditions idéales, autrement dit lors de journées très ensoleillées.

    Tricycle solaire

    Pour améliorer l’autonomie du véhicule, Aptera l’a doté d’un design assez atypique pour ne pas dire futuriste, afin d’améliorer son taux de pénétration dans l’air. Le véhicule est si courbé et léger qu’il revendique un coefficient de traînée de seulement 0,13. À titre de comparaison, le modèle 3 de Tesla a un coefficient de traînée de 0,23 et le SUV électrique ID 4 de Volkswagen est à 0,28. Autre innovation afin de réduire les frottements au sol et améliorer son autonomie : cette voiture n’est équipée que 3 roues : deux à l’avant et une à l’arrière.

    Comme toutes les voitures électriques de ce calibre, l’Aptera est capable d’une forte accélération : 3,5 secondes pour le 0 à 100 km/h. La vitesse de pointe est moins élevée, mais bien sûr suffisante, avec 177 km/h revendiqués par le fabricant. Ce bijou de technologie, qui fait du bien à l’environnement, est précommandable, ce qui fait de l’Aptera le premier véhicule solaire commercialisé au monde, et elle n’est pas si onéreuse ! Il faudra compter 100 $ pour la réserver. Le ticket global lui s’échelonne entre 25 900 $ et 46 000 $. Soit moins qu’une Tesla Model 3 mais avec une limite : l’Aptera n’a que deux places.

    Batterie éclair

    Aptera répond ainsi ainsi au double enjeu des voitures électriques : l’autonomie et la recharge. À moins que ses plans ne soient empêchés ou contrecarrés par un certain Quantum Space ? La même semaine, cette nouvelle start-up a en effet annoncé un projet de batterie censé se recharger à 80% en à peine 15 minutes. Soutenue par Volkswagen, l’ex-directeur technique de Tesla JB Straubel et le directeur financier de SolarCity Brad Buss, Quantum Space promet des batteries d’environ 500 km d’autonomie et une durée de vie d’une douzaine d’années. Son gros avantage se situe aussi dans sa densité : chaque batterie ne fait que la taille d’un paquet de cartes. Tout les ingrédients sont réunis pour un essor de ce marché en 2021 !

    ⚡️ LES 3 GRANDES TRANSFORMATIONS À RETENIR

    👍 Réseaux sociaux : Antitrust et Bouton Shopping

    On l’avait attendu, il est venu : le procès antitrust des États-Unis contre Facebook a démarré cette semaine, poursuivi par la Commission fédérale du commerce des Etats-Unis (FTC) et une coalition de plus de 40 procureurs généraux. En cause : sa position dominante et sa politique du « acheter ou enterrer » afin d’absorber la concurrence, ou de la faire disparaître. Facebook est ainsi accusé d’avoir racheté Instagram pour 1 Mds$ en 2012 et WhatsApp pour 19 Mds$ en 2014 afin de contrer toute concurrence susceptible de porter atteinte à la position dominante de l’entreprise. La menace qui plane sur la société de Mark Zuckerberg est ni plus ni moins qu’elle se sépare de ses deux plateformes. Or sa stratégie future repose précisément sur une convergence des environnements, qui a de plus déjà été entamée… Cette perspective pourrait être préjudiciable au groupe alors qu’Instagram est devenu LA locomotive du groupe, et qu’elle est amenée à le devenir encore plus en 2021 avec l’essor du social shopping et l’ajout (cette semaine) du shopping dans Reels. Sans compter WhatsApp, qui n’avait pas spécialement été monétisé jusqu’alors, et le devient désormais avec l’ajout du bouton shopping, qui permettra notamment de connecter les centaines de millions d’utilisateurs de la messagerie avec les petits commerçants lésés par la crise.

    🧠 Intelligence Artificielle : Hyundai et Drones de police

    Il fabriquait des voitures d’entrée de gamme pas spécialement jolies, le voilà en train de racheter l’entreprise probablement la plus évoluée en matière de robotique : le sud-coréen Hyundai a annoncé cette semaine avoir mis la main sur Boston Dynamics pour 921 M$. Boston Dynamics est à la base un spin-off du MIT créé en 1992. Il sera racheté par Google en 2013 pour 500 M$. Boston Dynamics est devenu LE spécialiste des « chiens robots » au point d’intéresser en 2017 SoftBank qui rachète la société. En 2020, Boston Dynamics et le français Shark Robotics s’associent afin de commercialiser un robot de décontamination dans le cadre de la pandémie de coronavirus. Le robot Spot est déployé par le gouvernement ukrainien à Tchernobyl afin de mesurer les niveaux de radiations. On ne sait pas encore comment Hyundai intégrera cette technologie à son portefeuille. Un petit indice : la société travaille sur une voiture marchante, Elevate. Affaire à suivre.

    L’Intelligence Artificielle cette semaine, c’est aussi les drones employés par la police en Californie qui montrent de nouvelles applications. Comme l’explique le New York Times dans un long reportage, les drones sont utilisés de façon autonome pour suivre des véhicules ou des personnes afin de filmer d’éventuels méfaits et de participer à des enquêtes. Une application qui ne manquera pas d’alimenter le débat sur la protection de la vie privée ainsi que celui, en France, autour du projet de loi Sécurité globale. Son article 22 prévoit en effet l’utilisation de drones de police équipés de caméras

    💻 Tech : Start-up, Ava, Amazon et Suprématie quantique

    Les start-up européennes ne connaissent pas la crise. D’après les prévisions d’Atomico, les jeunes pousses auront levé plus de 41 Mds$ cette année, battant le précédent record établi en 2019 à 38,6 Mds$. Le cabinet note que les méga-tours de table à 100 M$ ont dopé le marché, et que les investissements internationaux ne se sont pas taris comme certains le craignaient. Cette tendance est étayée par un nouveau rapport publié par Dealroom pour Index Ventures, qui montre que le secteur technologique européen vaut 4 fois ce qu’il était il y a 5 ans ! Citons en bel exemple de levée de fonds cette semaine : le frenchy Ava, qui propose un système de sous-titrage professionnel qui permettra une meilleure inclusion les personnes sourdes et malentendantes. La start-up a récolté 4 M€ et compte déjà parmi ses clients Air Liquide, EDF, Airbus, Assas ou encore Sophia Antipolis.

    Côté Français, à en croire les résultats du Bilan 2020 et perspectives 2021 du Syntec Numérique, le numérique a été moins affecté par la crise du Covid-19 que prévu. La baisse du chiffre d’affaires est estimée à -4,6 % en 2020, soit 2,1 points de moins que le recul initialement prévu en juillet dernier (-6,7 %). Les SMACS (Social-Mobility-Analytics-Cloud) sont les moteurs du marché des logiciels et des services avec une croissance estimée à 900 M€ cette année, soit une hausse de 6,4 % par rapport à l’an passé. Une tendance qui est soutenue par l’accélération de la transformation digitale de l’économie à laquelle Amazon a annoncé sa contribution cette semaine. L’américain, accusé de tuer le petit commerce, a dévoilé son Accélérateur numérique, qui est, en fait, un programme de formation des petits commerces au digital. L’Américain travaille bien évidemment pour lui même si Patrick Labarre, qui gère la marketplace d’Amazon France s’en défend en disant que le but n’est pas d’attirer du traffic sur Amazon.

    Pendant ce temps, la Chine a annoncé avoir atteint la suprématie quantique. Après Google, l’Université des sciences et des technologies de Chine est le deuxième acteur à revendiquer cet état. Alors que l’américain revendiquait un calcul en 200 secondes au lieu de 10 000 ans, l’équipe chinoise annonce un calcul en 200 secondes qui aurait pris 600 millions d’années avec Fugaku, le supercalculateur le plus puissant à ce jour…

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    ⚡️ LE TOP 10 DE LA SEMAINE

    1️⃣ Aptera Motors sort une voiture électrique qui n’a pas besoin d’être rechargée

    2️⃣ Startup : vers un record en matière de fonds levés en 2020 en Europe

    3️⃣ Facebook menacé de se séparer de WhatsApp et Instagram 

    4️⃣ Ava, la tech française qui aide les sourds et malentendants à sortir de l’isolement 

    5️⃣ Le numérique baisse mais résiste à la crise 

    6️⃣ Instagram lance le shopping dans Reels 

    7️⃣ Amazon va former les commerçants français à la vente en ligne 

    8️⃣ Hyundai rachète les robots de Boston Dynamics 

    9️⃣ La Chine atteint la suprématie quantique 

    🔟 En Californie les drones deviennent auxiliaires de police 

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    En attendant, on se retrouve demain matin pour le #FlashTweet à 7h30 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le #FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque) ! ⚡️

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 13 décembre 2020


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  • La tech vous veut du bien en 2021

    La tech vous veut du bien en 2021

    ⚡️ LE FOCUS DE LA SEMAINE : TECH FOR GOOD

    L’Appel Tech for Good lancé par le président Emmanuel Macron lundi 30 novembre a permis de réunir 75 entreprises à l’Elysée et autant de promesses pour un numérique responsable. C’est-à-dire au service du progrès humain, en partageant leurs données, en luttant contre la haine en ligne ou en payant davantage d’impôts dans les pays où elles sont présentes-il était temps ! Parmi les signataires, on trouve des fleurons français du CAC 40 comme Orange, La Poste, Iliad, BNP Paribas ou Engie (qui oeuvre déjà sur ce domaine avec ses initiatives Black is the new green ou plus récemment Greener digital). Mais aussi des géants du numérique comme Google, Facebook, Snap, Twitter, IBM et même Huawei. En revanche, Apple et Amazon n’ont pas répondu présent.

    Le texte n’omet aucune question épineuse, telles que l’impact écologique du digital ou l’abus de position dominante – alors qu’une enquête antitrust va justement s’ouvrir cette semaine contre Facebook aux États-Unis. Espérons que ce texte ne soit une coquille vide tant ce texte ne comporte aucune contrainte. Et on peut légitimement s’interroger de la présence de Huawei quand on sait que le constructeur chinois de smartphone n’est pas bienvenu dans les réseaux 5G en France…

    France for good

    Néanmoins, cette initiative a le mérite d’exister, de soulever les questions importantes alors qu’on sait que la transformation numérique ne pourra pas continuer sans engagements écologiques et éthiques. Cet appel pour la Tech for Good permet à la France de s’imposer sur la scène internationale comme le pays qui souhaite un numérique responsable et s’inscrit dans le cadre de la préparation du sommet Tech for Good en juin 2021, reporté à cause de la Covid-19.

    Sur un autre front, la France agit pour un numérique responsable via l’initiative, cette fois privée, de Time for Planet. Organisation à but non lucratif fondée en 2019, son objectif est de récolter 1 Md$ qui serviront ensuite à financer 100 start-up qui veulent décarbonner la planète. A la manoeuvre, six entrepreneurs lyonnais : Coline Debayle (Artips), Mehdi Coly (Automate.me), Nicolas Sabatier (Houblon du Moulin), Laurent Morel (Eurêka), Arthur Auboeuf (BrainBox) et Denis Galha Garcia (Vert de Mousse). 

    Ce fonds citoyen hydride, -mixte entre start-up studio, fonds d’investissement vert et mouvement-, a déjà levé 800 000 euros et prévoit d’atteindre le milliard d’euros d’ici cinq à dix ans. Après avoir reçu le soutien de Jean Jouzel, prix Nobel de la Paix, climatologue de renom et ancien président du Giec, Time for the Planet compte désormais un comité de 14 scientifiques venant d’institutions prestigieuses comme l’Inria ou bien encore le CEA qui rejoignent le projet. Ils seront chargés d’évaluer les start-ups éligibles au financement des entreprises qui veulent lutter contre les gaz à effet de serre

    Good in the space

    Mais l’Europe n’est pas en reste et le prouve cette semaine : l’agence européenne pour l’espace a lancé cette semaine le coup d’envoi d’une mission de nettoyage de l’orbite terrestre. Dans ce cadre, elle a signé un contrat avec la start-up suisse ClearSpace. Cette mission à 100 M€ consistera à envoyer une pince géante dans l’espace (Vespa), qui devra récolter des débris de la fusée Vega lancée en 2013. La situation est urgente car ce sont près de 42 000 objets de plus de 10 cm qui flottent à 28 000 km/h autour de la Terre.

    Et finalement peut-être que la solution viendra d’un enfant codeur ? En tous les cas, la jeunesse est déjà prête à relever le défi. Comme le raconte The Guardian, de nombreux jeunes n’ont même pas le permis ni le droit de vote mais déjà, à 10 ans, conçoivent des innovations porteuses. Une lueur d’espoir dans ce monde incertain !

    ⚡️ LES 3 GRANDES TRANSFORMATIONS À RETENIR

    👍 Réseaux sociaux : Hashtags gagnants et Google Maps

    La fin de l’année approche et avec elle, l’heure du bilan. Si on regarde 2020 au travers du prisme des hashtags les plus tendances sur Twitter, sans surprise, la #Covid19 domine les débats avec 12,9 M de mentions. Il est suivi par #Macron (5,9 M), #Confinement (3 M), #GiletsJaunes (2,7 M), ou encore #Municipales2020 (1,7 M). Dans les autres thèmes et préoccupations des Français : les retraites, les violences policières et bien sûr les masques.

    Alors que les réseaux sociaux ont mené une large convergence cette année, en adoptant tous la story et même l’audio, voici que Google Maps aussi s’y met en sortant du chapeau un fil d’actualités locales. De quoi enrichir ses cartes d’informations fraîches et contextuelles, et concurrencer Facebook ? En 2021, ce dernier jouera une partie de son avenir sur sa capacité à lancer, dès janvier, le Diem : le (drôle de) nouveau nom de sa cryptodevise Libra (voir le Focus Tech plus bas).

    🧠 Intelligence Artificielle : DeepMind et Fret autonome

    Comme chaque semaine, l’IA dépasse de nouvelles frontière et celle-ci n’a pas fait exception avec l’annonce par DeepMind d’une découverte qui résout un problème majeur de la biologie. Ainsi l’algorithme AlphaFold est capable de prédire avec une précision révolutionnaire la forme qu’aura une protéine. Cette percée augure la découverte de nouveaux médicaments. Autant dire qu’en ces temps de Covid-19, elle est porteuse d’espoirs.

    En matière de transport autonome, les choses avancent au niveau européen et chinois. Pour preuve, la Commission européenne met 20 millions d’euros sur la table pour démontrer la faisabilité d’un réseau de transport de marchandises autonome. Réunissant 29 partenaires, le consortium en charge de l’élaboration du projet est piloté par le frenchy EasyMile, qui fournit sa solution logicielle. Ce projet, baptisé AWARD pour All Weather Autonomous Real Logistics Operations and Demonstrations (sic), ambitionne de révolutionner le fret.

    Dans le même temps, la Chine a autorisé le premier service de robotaxis sans aucun conducteur à bord. Une première à suivre, qui atteste de la maturité de la tech.

    💻 Tech : SalesForce, Slack et Crypto

    C’est la grosse annonce de la semaine : le spécialiste du SaaS SalesForce a finalement racheté Slack. Montant de l’enveloppe : 27,7 Mds$. La société de Marc Benioff entre ainsi de plein pied dans l’univers du télétravail et se place face à Microsoft et Teams. C’est une réponse à la généralisation du travail à distance amené à perdurer dans une économie de plus en plus digitalisée et la solution pour Slack fortement concurrencé par Teams depuis le début de la crise sanitaire.

    La transformation numérique se lit d’ailleurs de plus en plus dans le succès grandissant des cryptomonnaies, comme nous l’avions évoqué dans le FlashTweetHebdo du 1er novembre. Et la tendance autour de l’accélération de la cryptomonnaie se confirme cette semaine : lancement de Diem (ex-Libra) par Facebook en janvier 2021, annonce du partenariat de Visa avec Circle, émettrice du stablecoin USDC, dorénavant disponible auprès de 60 millions de commerçants, accompagné de la création d’une carte cashback en crypto, et enfin,- last but not least-, un nouveau record du Bitcoin à près de 20 000 $ !

    Pour beaucoup d’investisseurs, les cryptomonnaies font désormais figure de une valeur refuge, au même titre que l’or. Leur atout ? Indépendantes de la conjecture économique, elles ne sont pas corrélées au monde réel ni aux indicateurs de l’économie. Voila qui change singulièrement la donne !

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    ⚡️ LE TOP 10 DE LA SEMAINE

    1️⃣ TechForGood : le gratin de la tech mondiale s’engage pour une tech responsable

    2️⃣ IA : Deep Mind franchit un cap qui pourrait accélérer la découverte de médicaments

    3️⃣ Facebook va lancer Libra-enfin Diem !- en janvier 2021

    4️⃣ Time For The Planet s’associe à 14 scientifiques pour financer 100 start-ups pour sauver la planète

    5️⃣ L’année 2020 vue par Twitter

    6️⃣ Avec son nouveau fil d’actualité, Google Maps va faire de l’ombre à Facebook

    7️⃣ SalesForce met la main sur Slack pour 27,7 Mds$

    8️⃣ Bruxelles planche sur le transport autonome de marchandises

    9️⃣ L’Europe va lancer une pince pour nettoyer l’espace

    🔟 Quand des enfants codeurs veulent sauver le monde

    En attendant, on se retrouve demain matin pour le #FlashTweet à 7h30 sur Twitter et 19h30 pour le Replay. Le #FlashTweet donne du sens à l’innovation tous les jours (ou presque) ! ⚡️

    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 6 décembre 2020


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  • Données : le plan européen pour libérer l’innovation

    Données : le plan européen pour libérer l’innovation

    ⚡️ LE FOCUS DE LA SEMAINE : L’EUROPE DES DONNÉES

    L’Europe des données est dans les starting-blocks. Thierry Breton vient d’en donner le coup d’envoi en dévoilant son plan pour faire de l’Europe le continent le plus autonome en matière de data. L’idée est de rendre plus facile la circulation des données publiques et industrielles pour booster l’innovation au sein du marché unique. Un enjeu éminemment stratégique pour imposer le Vieux continent face aux blocs américain et chinois.

    Le premier grand axe est d’inciter les États à partager et à réutiliser les données publiques sensibles, comme par exemple celles liées à l’énergie, au soin ou aux transports. L’extraction et l’analyse des ces informations permettrait de stimuler l’innovation. Pour y parvenir, et c’est le deuxième axe, l’Europe veut rassurer les États et les citoyens en matière de respect de la vie privée, de confidentialité et de propriété intellectuelle. Pour cela, l’UE va compléter la directive sur les données de 2019 et inviter les États à prendre des mesures comme l’anonymisation.

    Mettre en commun la data dans un cadre défini

    Conscient que les entreprises pourraient vouloir garder leurs données pour elles afin de conserver un avantage concurrentiel, Thierry Breton veut instaurer des « intermédiaires de données », chargés de veiller à la mise en commun de ces informations et à leur neutralité. Un tiers de confiance en somme. Celui-ci sera contrôlé par Bruxelles et les États membres via un ensemble de garde-fous. Pour les entreprises non-européennes, elles ne devront pas stocker leurs informations dans des centre de données européens, mais seront soumises à un cadre juridique plus stricte. Dans le même temps, des « espaces européens communs de données » seront créés pour permettre une circulation « fiable et à moindre coût » dans neuf domaines stratégiques : la santé, l’environnement, l’agriculture, la mobilité, les finances, l’industrie manufacturière, l’administration publique et la formation.

    Inciter au Data altruism

    Ce règlement européen vise aussi à inciter au « data altruism », à savoir le don de données à des fins d’intérêt général. Une personne malade pourrait, par exemple, partager ses examens, tout en ayant la garantie que ses données restent anonymes et utilisées dans le cadre de la recherche. Si l’on prend le cas de la France et du Health Data Hub, on peut dire que c’est mal parti puisque l’État français en a confié la gestion à l’américain Microsoft. Cette semaine, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est engagé à y mettre un terme dans deux ans, mais en attendant, il a expliqué dans une lettre auprès de la Cnil qu’il n’avait aucune alternative technique possible…

    The place to be

    Mais l’Europe était sous le feu de l’actualité à plus d’un titre cette semaine. Ainsi le Parlement européen a voté en faveur du droit à la réparation des produits électroniques. La Commission européenne devra mettre en place « un étiquetage des produits en fonction de leur durabilité (par exemple via un compteur d’usage et des informations claires sur la durée de vie estimée du produit) ». Dans le même temps, le célèbre fonds d’investissement Sequoia Capital annonçait son arrivée sur le Vieux Continent via un bureau à Londres. Maintenant que l’Europe a plusieurs start-up valorisées plus de 10 Mds$, le fonds s’attend à voir émerger la première pépite européenne qui atteindra les 100 Mds$.

    ⚡️ LES 3 GRANDES TRANSFORMATIONS À RETENIR

    👍 Réseaux sociaux : Spotlight, Pinterest et Twitter

    Cela devait arriver : après Instagram et Reels, Snap a lancé Spotlight, son propre concurrent de TikTok. Ce nouvel onglet sera ainsi alimenté par la communauté quand Discover l’est par les médias. La fonction change donc la nature de l’app pensée pour partager entre amis. Avec une audience de 249 M d’utilisateurs mensuels, voilà de quoi modifier le paysage de la vidéo verticale courte. Autre évolution majeure cette semaine : Pinterest qui se met à proposer des cours en ligne. La fonctionnalité permet de donner un cours via Zoom. Il faut dire que depuis la pandémie, et fort étonnamment, la plateforme est de plus en plus utilisée par les professeurs pour y déposer les ressources éducatives. Les cours dans un premier temps, de l’événementiel dans un second ?

    Pendant ce temps, Twitter continue d’avancer sur la lutte contre les fake news avec une nouvelle initiative. Le réseau social vous avertira désormais si vous likez un tweet jugé douteux. Ce genre d’alerte avait été inauguré avec les retweets dans le cadre de la présidentielle américaine. Autre outil visant à lutter contre le fake : le grand retour des comptes certifiés, avec des règles clarifiées. L’entreprise a retenu 6 types de comptes éligibles : ONG, médias, gouvernement, divertissement, sport et activisme.

    🧠 Intelligence Artificielle : Blue Box et Robotaxis

    L’innovation peut parfois prendre la forme d’un micro-PC tel que l’Arduino utilisé par Judit Giro Benet pour sa Blue Box. l’étudiante en ingénierie biomédicale de 23 ans a été récompensée cette semaine par le prix James Dyson de la meilleure invention. Son objectif est de pouvoir détecter peut détecter un cancer du sein à partir d’un échantillon urinaire. Cela permettrait de faciliter le dépistage précoce, capital dans la maladie.

    Cette semaine a aussi été marquée par un jalon important en matière de mobilité intelligente. La California Public Utilities Commission a ainsi donné son feu vert aux entreprises pour exploiter commercialement des robotaxis. Un test grandeur nature pour les acteurs les plus avancés de cette industrie que sont Waymo, GM Cruise, Nuro, Zoox et AutoX.

    💻 Tech : Sans contact, Gaming et New Space

    Alors que le déconfinement prend forme et que les commerces rouvrent, les Français expriment leurs attentes en matière de paiement. Et ils sont clairs : 43% des consommateurs affirment éviter les magasins qui ne proposent pas de paiements sans contact. En face, 23% des commerçants avouent avoir perdu une vente car il ne proposait pas suffisamment d’options de paiement sans contact. Une évolution des pratiques qui trouve encore une fois sa solution dans le numérique et qui renvoie à notre must read de la semaine sur l’art de pivoter en privilégiant le pragmatisme à l’hypothèse de marché car par définition, la période est incertaine. Des évolutions que connaissent bien les acteurs du jeu vidéo comme on a pu le visualiser au travers de l’infographie de la semaine : elle retrace 50 ans d’évolution des revenus et montre à quel point le mobile a pris le dessus.

    Notons enfin cette semaine la création en France de Blast, un incubateur de start-up dédié au New Space. Celui-ci est porté par Starburst, le 1er accélérateur mondial dédié aux start-up de l’aéronautique, du spatial et de la défense, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera), l’École Polytechnique et la SATT Paris-Saclay. Ce programme prévoit un financement maximal de 9,6 M€ et est également soutenu par Bpifrance.

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    ⚡️ LE TOP 10 DE LA SEMAINE

    1️⃣ Thierry Breton veut faire de l’Europe le continent le plus autonome en matière de données

    2️⃣ Pinterest teste les cours en ligne

    3️⃣ Twitter va vous prévenir quand vous aimez un tweet douteux

    4️⃣ Judit Giró Benet récompensée pour sa BlueBox qui peut révolutionner la mammographie

    5️⃣ 50 ans d’histoire du gaming par ses revenus

    6️⃣ Snap riposte à TikTok avec Spotlight 

    7️⃣ Retail : sans contact ou rien ! 

    8️⃣ La Californie autorise des services commerciaux de robotaxis

    9️⃣ Avec Blast, la France se dote d’un accélérateur de startup pour le NewSpace

    🔟 Comment pivoter en période d’incertitude

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    Emmanuelle Leneuf pour le FlashTweet. Paris, le 29 novembre 2020


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